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synergie

Lorsque deux forces sont jointes, leur efficacité est double.

Auteur: Newton Isaac

Info:

[ coopération ] [ efficacité ]

 

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synergie

Quand deux sages confrontent leurs idées, ils en produisent de meilleures; le jaune et le rouge mélangés produisent une autre couleur.

Auteur: Proverbe tibétain

Info:

[ coopération ] [ création ]

 

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microbes

Une amibe n'est jamais écartelée par l'indécision, car même si deux parties de l'amibe sont enclines à aller dans des directions différentes, un choix est toujours fait. On pourrait interpréter cela comme une schizophrénie ou une simple confusion, mais il pourrait aussi s'agir d'un examen échantillonnage simultané des conditions, afin de faire un choix judicieux pour l'orientation future.

Auteur: Cudmore Lorraine Lee

Info: The Center of Life: A Natural History of the Cell. Locomotion (p. 73) New York Times Book Company. New York, New York, USA. 1977

[ coopération analytique ]

 

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Ajouté à la BD par miguel

irréflexion

S'amuser signifie toujours: ne penser à rien, oublier la soufrance même là où elle est montrée. Il s'agit, au fond, d'une forme d'impuissance. C'est effectivement une fuite mais, pas comme on le prétend, une fuite devant la triste réalité; c'est au contraire une fuite devant la dernière volonté de résistance que cette réalité peut encore avoir laissé subsister en chacun. La libération promise par l'amusement est la libération du penser en tant que négation.

Auteur: Horkheimer Max

Info: La dialectique de la raison

[ coopération ] [ participation ] [ se divertir ]

 

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religions

Au-delà de la chronique des hostilités et des violences, islam arabo-berbère et christianisme européen ont communiqué et dialogué ensemble. Combien chacun est redevable à l'autre de ses progrès et de la richesse enfouie de ses cultures et de ses arts, qu'il s'agisse de l'Andalousie, des royaumes latins du Levant, de la Sicile, de la Méditerranée italienne façonnée par Gênes et Venise, des bienfaits du "régime des capitulations" [...] C'est qu'en pratique les mémoires traumatiques l'ont largement emporté sur les mémoires conciliatrices et ouvertes sur l'Autre.

Auteur: Corm Georges

Info: Pour une lecture profane des conflits

[ Maghreb ] [ méditerranée ] [ coopération ]

 

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hétérogénie

Dans le long terme, les prédateurs les plus féroces, comme la plupart des microbes pathogènes les plus redoutés, causent leur propre ruine en tuant leur victime. La prédation limitée, l’attaque qui ne tue pas tout a fait ou ne tue que lentement, sont des thèmes récurrents de l'évolution. Les prédateurs précurseurs des mitochondries ont envahi et exploité leurs hôtes, mais leur proie a résisté. Forcés de se contenter d'une partie seulement de leur proie (ses déchets) au lieu du corps entier, certains prédateurs se sont développés, mais sans jamais tuer leur source d'approvisionnement. Avec le temps l'antagonisme entre les deux s'est transformé en échange mutuel.

Auteur: Margulis Lynn

Info: L'univers bactériel. Vivre ensemble, p. 138

[ coopétition ] [ coopération ] [ biologie ] [ symbiose ]

 

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homme-machine

Un système d'IA puissant chargé d'assurer notre sécurité pourra en arriver à nous emprisonner chez nous. Si on lui demande le bonheur, il voudra peut-être nous brancher à un respirateur artificiel et stimuler sans cesse les centres de plaisir de notre cerveau. Si on ne fournit pas à l'IA une très grande bibliothèque de comportements pertinents et/ou préférables, ou un moyen infaillible de déduire le comportement qu'on voudrait privilégier, il faudra nous contenter de ce qu'elle aura inventé. Et comme il s'agit d'un système extrêmement complexe, on ne comprendra peut-être jamais suffisamment bien ce qu'elle fait pour être sûr de ne pas être dans l'erreur.


Auteur: Barrat James Rodman

Info: Our Final Invention : L'intelligence artificielle et la fin de l'ère humaine

[ intelligence artificielle ] [ dystopie ] [ coopération ] [ cohabitation difficile ]

 

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symbiose

Dans la grande majorité des cas, l'un des deux organismes utilise l'autre non seulement comme habitat mais également comme source de nourriture. L'organisme-habitant est le parasite, l'organisme-habité est l'hôte. Comme on le voit, les associations du vivant sont, en règle générale, fortement asymétriques.

Bien sûr, il existe par rapport à ce schéma des situations nuancées, la variante de beaucoup la plus importante étant que l'exploitation ne se fait pas toujours dans le sens que nous venons de décrire. Dans un nombre de cas qui apparaît de plus en plus grand au fur et à mesure que l'étude des associations progresse, ce n'est pas l'organisme-habitant qui exploite l'organisme-habité, mais l'inverse. Dit en termes volontairement provocateurs, ce n'est pas le parasite qui exploite l'hôte, c'est l'hôte qui exploite le parasite. Comme cette inversion ne peut se produire toutefois que s'il existe un minimum de réciprocité dans les échanges de ressources, on donne à ces associations le qualificatif de " mutualistes ".


Auteur: Combes Claude

Info: Les associations du vivant : L'art d'être parasite. 1. Qu'est-ce qu'une association du vivant ?

[ biologie ] [ déséquilibre ] [ renversement ] [ coopération ]

 

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Ajouté à la BD par miguel

hexapodes

Les termites sont des insectes appartenant au sous-ordre des isoptères. Ils ont une tête bulbeuse dépourvue d’yeux et un corps en forme de goutte d’eau qui est souvent translucide, laissant voir un entrelacs d’entrailles et de matière végétale en cours de digestion. Ce sont des organismes eusociaux – l’eusocialité est le mode d’organisation animale le plus évolué et se caractérise par une division du travail de reproduction entre castes fertiles et castes stériles, ainsi que par une coopération dans les soins apportés aux jeunes. Jusqu’en 2007, les isoptères étaient considérés comme un ordre à part entière. Mais des études phylogénétiques ont établi que, en dépit des apparences, les termites sont un genre de blatte, et les isoptères ont donc été classés dans l’ordre des blattoptères. Cette rétrogradation n’a pas servi la cause des termites, qui souffrent déjà de la comparaison avec d’autres insectes eusociaux : ils n’ont pas le charisme des abeilles et ont droit à moins d’égards que les fourmis, dont on admire le culte du travail et la capacité à porter de lourdes charges. Les termites ont aussi la réputation d’être des insectes destructeurs. On estime qu’aux États-Unis ils occasionnent chaque année 1,5 à 20 milliards de dollars de dégâts dans les bâtiments. Il leur arrive même de s’en prendre directement à l’argent : dans une banque indienne, en 2011, des termites ont dévoré 10 millions de roupies en billets, et deux ans plus tard, en Chine, ils ont rogné les économies d’une vieille dame qui conservait dans un tiroir 400 000 yuans enveloppés dans du plastique. On attribue à Mastotermes darwiniensis – l’espèce la plus primitive et de plus grande taille, et la plus proche de la blatte xylophage, à partir de laquelle on pense que les termites ont évolué – des exploits spectaculaires, comme la destruction complète d’une maison dont le propriétaire s’était absenté deux semaines. On devrait admirer les termites En réalité, seules 28 des quelque 2 600 espèces répertoriées de termites sont des nuisibles invasifs (si elles l’étaient toutes, nous serions dans de sales draps : les termites sont dix fois plus nombreux que les humains). Qui plus est, les termites non invasifs jouent un rôle écologique essentiel dans l’irrigation, la prévention de la sécheresse et l’enrichissement des sols. Ils pourraient également avoir été une source d’alimentation majeure pour nos ancêtres australopithèques. [...] À défaut d’aimer les termites, on devrait les admirer. Les termitières figurent parmi les plus grandes structures bâties par des animaux non humains. Elles peuvent atteindre 10 mètres de haut, ce qui, comparé à la taille minuscule de l’insecte, équivaudrait pour nous à un immeuble deux fois plus haut que la Burj Khalifa de Dubai, qui fait 828 mètres. Les termitières sont des constructions magnifiques, à la Gaudí, avec leurs tours crénelées dans les teintes brunes, orangées et rouges. L'intérieur d’une termitière est un entrelacs complexe de tunnels et de couloirs, de chambres, de galeries et d’arches disposées en étoile et d’escaliers en colimaçon. Pour construire une termitière, il faut de grandes quantités de terre et d’eau : en l’espace d’une année, 5 kilos de termites transportent quelque 165 kilos de terre (sous forme de boulettes) et 15 000 litres d’eau (qu’ils aspirent dans leur corps). Et tout cela non pas pour se fabriquer un habitat – la colonie vit dans un nid à 1 ou 2 mètres sous la termitière – mais pour respirer. Une colonie, qui peut rassembler 1 million d’individus, possède en effet le même métabolisme qu’une vache de 400 kilos, et, comme les bovins et les humains, les termites inspirent de l’oxygène et rejettent du gaz carbonique. (anhydride carbonique)

Auteur: Srinivasan Amia

Info: https://www.books.fr/termites-modele-robots-armes/

[ bienfaits-méfaits ] [ idées reçues ] [ coopération animale ]

 

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Ajouté à la BD par Coli Masson

adaptabilité

Le piège mortel de la suroptimisation

Le culte de la performance ne se contente pas d'être inefficace à long terme : il devient carrément destructeur. Le biologiste rappelle la définition moderne de la performance, dévoyée par les contrôleurs de gestion : " la somme de l'efficacité et de l'efficience ", soit atteindre son objectif avec le moins de moyens possibles. Ce qui était initialement "l'art de bien faire" s'est transformé en logique mécanique où "le bien est devenu le bien réglé".

Dans le sport de compétition, cette dérive atteint des sommets dramatiques. Le dopage en est l'illustration la plus criante : "Quand on fait du sport de compétition, on ne voit plus qu'un seul objectif à atteindre, quitte à détruire tout le reste, y compris son corps", observe le biologiste. Il cite la loi de Goodhart : "Quand une mesure devient une cible, elle cesse d'être fiable." La focalisation exclusive sur la performance transforme le sport en machine à broyer les individus.

Mais c'est peut-être en géopolitique que les leçons de robustesse sont les plus urgentes. Olivier Hamant s'appuie sur le témoignage du diplomate britannique Rory Stewart, relatant l'occupation de l'Irak en 2003. Là où les Anglo-Américains tentaient de tout contrôler, générant insécurité et chaos, les Italiens "restent dans leur caserne", adoptant une approche de sous-optimalité qui s'est révélée bien plus pacificatrice. Face aux Trump, Poutine, Netanyahou et autres "aficionados de la performance", le chercheur est catégorique : "Ça ne marche que dans un monde stable et abondant en ressources. Un parasite dans un monde qui devient fluctuant avec des pénuries chroniques de ressources tombe." Une prédiction qui prend des allures prophétiques au regard de l'actualité vénézuélienne et des soubresauts autoritaires mondiaux.

La robustesse comme projet politique

Loin d'être un concept purement descriptif, la robustesse peut devenir un véritable programme politique. Pour Olivier Hamant, cela passe d'abord par une réhabilitation de l'incohérence : "Le dialogue, c'est faire chanter les incohérences, ce sont les désaccords féconds", affirme-t-il en référence à Patrick Viveret. Les conventions citoyennes sur le climat en ont fourni la preuve : 150 personnes tirées au sort, incluant même des négationnistes, ont produit des propositions plus ambitieuses que les experts. La diversité des points de vue, loin de paralyser l'action, la renforce.

Le chercheur prône également une relecture urgente de Darwin, trop longtemps réduit à la "sélection du plus fort". Or, dans L'Affiliation de l'homme (1871), Darwin emploie 70 fois le mot "sympathie" et décrit de nombreux cas de coopération, d'escargots qui s'entraident aux comportements solidaires. "On l'a un peu raté là Darwin, on a juste prélevé ce qui nous convenait dans la révolution industrielle", regrette le biologiste. Réhabiliter cette lecture plus nuancée, c'est redonner à l'évolution sa véritable complexité, faite autant de coopération que de compétition.

Au niveau territorial, des signes encourageants émergent. Contrairement aux gouvernements nationaux et supranationaux, "les politiques plus territoriaux vivent dans le territoire avec l'effectuation, et en fait ça ne marche pas, la performance". Les collectivités locales, confrontées quotidiennement à la complexité du réel, redécouvrent empiriquement les vertus de la robustesse. Les conventions territoriales pour le climat essaiment, portant la preuve que d'autres voies sont possibles.

Face à la polarisation extrême de ce début 2026, Olivier Hamant ne cède ni au pessimisme ni à l'optimisme béat. Il observe simplement que les systèmes suroptimisés, "ça casse", relevant une forme de "justice cosmique". Et surtout, il nous rappelle cette phrase essentielle : "Un arbre qui tombe fait plus de bruit qu'une forêt qui pousse. Il ne faut pas oublier la forêt qui pousse." Une invitation à porter notre attention sur les alternatives qui germent discrètement, loin du fracas médiatique, et qui dessinent peut-être déjà le monde de demain.



Auteur: Internet

Info: https://www.radiofrance.fr/, 5 janvier 2026. A lire : L’Entreprise robuste : Pour une alternative à la performance, Olivier Hamant, Olivier Charbonnier et Sandra Enlart. Odile Jacob, février 2025 De l'incohérence : Philosophie politique de la robustesse, Olivier Hamant. Éditions Odile Jacob, mars 2024 Antidote au culte de la performance : La robustesse du vivant, Olivier Hamant. Éditions Gallimard, août 2023 Manifeste pour une santé commune : Trois santés en interdépendance : naturelle, sociale, humaine, Olivier Hamant, François Collart Dutilleul, Ioan Negrutiu, Fabrice Riem, Emmanuel Druon et Patrick Degeorges, Paris, Les Éditions Utopia, mai 2023 La Troisième voie du vivant, Olivier Hamant. Éditions Odile Jacob, février 2022

[ symbiose ] [ résilience ] [ complexité ] [ coopération ] [ pluralisme ]

 

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Ajouté à la BD par miguel