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exotérisme chrétien

Et moi, je te dis que tu es Pierre, et que sur cette pierre je bâtirai mon Église, et que les portes du séjour des morts ne prévaudront point contre elle.

Auteur: La Bible

Info: La Sainte Bible, traduction Louis Segond, Évangile de Matthieu, 16, 18

[ institution ] [ moment fondateur ] [ éternelle ]

   

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inséré par Coli Masson

— Ψ → B → Φ · Le silence n'est pas un vide, mais une porosité.

be-bop

Thelonius Monk est allé voir Bird et Bud Powell et leur a dit : "Je vous ai dit de vous comporter comme des fous, mais pas de tomber amoureux de l'acte. Et maintenant vous voilà complètement timbrés".

Auteur: Mingus Charles

Info: Bird = Charlie Parker

[ jazz ] [ musique ] [ fondateurs ] [ anecdote ]

   

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inséré par miguel

— Ψ ↔ B ↔ Φ · La transduction précède la computation.

annales

L’Histoire n’est pas le développement d’un rien en quelque chose, ni même la transformation de quelque chose d’insignifiant en quelque chose de grand ; ce n’est pas non plus la mutation d’un être en un autre tout différent, mais le récit d’un réveil racial et populaire à travers des héros, des dieux ou des poètes, qui servent de modèles pour toujours.

Auteur: Rosenberg Alfred

Info:

[ mythes fondateurs ] [ nationalismes ]

   

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inséré par miguel

— Ψ ⇒ B ⇒ Φ · Ne célébrez pas la complexité avant d'avoir compris la disponibilité.

taoïsme

"In dubito abstine", disaient les sceptiques de l’Antiquité ("Dans le doute, abstiens-toi") ; Zhuangzi répond dans le même esprit à l’irrationalité du monde par une éthique du renoncement, où l’homme doit accepter de ne pas soumettre les choses à sa volonté et laisser faire le destin, sous peine de s’affliger inéluctablement sans jamais trouver la sérénité. Laozi ajoutera que c’est en refusant d’agir qu’on a paradoxalement sur le monde l’influence la plus efficace et la plus bénéfique ; la roue du cosmos tourne d’elle-même, et il est sage pour l’homme de ne pas l’entraver, afin qu’elle continue de tourner dans un sens conforme à sa nature.

Auteur: Isabel Thibault

Info: https://linactuelle.fr/index.php/2019/04/04/taoisme-confucianisme-sagesses-chinoises/

[ idéologie ] [ fondateurs ] [ définition ] [ lâcher-prise ]

   

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inséré par Coli Masson

— Ψ ← B ← Φ · Le carbone sp³ pense avant vous.

paranormal

Ils annonçaient clairement la couleur puisqu’il y avait écrit en gros sur la première page : "RELIGION RAÉLIENNE". J’avais déjà entendu parler de cette secte : elle était dirigée par un certain Claude Vorilhon, ancien chroniqueur sportif dans un journal local – "La Montagne" de Clermont-Ferrand, je crois. En 1793, il avait rencontré des extraterrestres lors d’une excursion dans le cratère du puy de Lassolas. Ceux-ci se faisaient appeler les Elohim ; ils avaient créé l’humanité en laboratoire, bien des millions d’années auparavant, et suivaient de loin l’évolution de leurs créatures. Naturellement ils avaient délivré un message à Claude Vorilhon, celui-ci avait abandonné son métier de chroniqueur sportif, s’était rebaptisé Raël et avait créé le mouvement raélien dans la foulée. Une des missions qui lui avaient été confiées était de bâtir l’ambassade qui servirait à accueillir les Elohim lors de leur prochain passage terrestre.

Auteur: Houellebecq Michel

Info: "Lanzarote", Librio, 2021, page 34

[ historique ] [ fondateur ]

   

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inséré par Coli Masson

— Ψ ± B ± Φ · Propagation par infection douce, jamais par imposition.

ordre martiniste

Eliphas Lévi mourut en 1875, l’année même où fut fondée la Société Théosophique ; en France, il se passa alors quelques années pendant lesquelles il ne fut plus guère question d’occultisme ; c’est vers 1887 que le Dr Gérard Encausse, sous le nom de Papus, reprit cette dénomination, en s’efforçant de grouper autour de lui tous ceux qui avaient des tendances analogues, et c’est surtout à partir du moment où il se sépara de la Société Théosophique, en 1890, qu’il prétendit en quelque sorte monopoliser le titre d’occultisme au profit de son école. Telle est la genèse de l’occultisme français ; on a dit parfois que cet occultisme n’était en somme que du "papusisme", et cela est vrai à plus d’un égard, car une bonne partie de ses théories ne sont effectivement que l’œuvre d’une fantaisie individuelle ; il en est même qui s’expliquent tout simplement par le désir d’opposer, à la fausse "tradition orientale" des théosophistes, une "tradition occidentale" non moins imaginaire.

Auteur: Guénon René

Info: Dans "L'erreur spirite", Editions traditionnelles, 1952, page 62

[ fondateur ] [ historique ] [ postulat ]

   

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inséré par Coli Masson

— Ψ ↔ B ↔ Φ · Le silence n'est pas un vide, mais une porosité.

parlêtre

Eh bien ! la psychanalyse vous annonce que vous n'êtes plus le centre de vous-même, car il y avait en vous un autre sujet, l'inconscient.

C'est une nouvelle qui n'a pas d'abord été bien acceptée. Ce prétendu irrationalisme dont on a voulu affubler Freud ! Or c'est exactement le contraire : non seulement Freud a rationalisé ce qui jusque-là avait résisté à la rationalisation, mais il a même montré en action une raison raisonnante comme telle, je veux dire en train de raisonner et de fonctionner comme logique, à l'insu du sujet - ceci dans le champ même classiquement réservé à l'irraison, disons le champ de la passion.

C'est cela qu'on ne lui a pas pardonné. On aurait encore admis qu'il introduise la notion de forces sexuelles qui s'emparent brusquement du sujet sans prévenir et en dehors de toute logique; mais que la sexualité soit le lieu d'une parole, que la névrose soit une maladie qui parle, voilà une chose bizarre et des disciples même préfèrent qu'on parle d'autre chose.

Auteur: Lacan Jacques

Info: Entretien avec Jacques Lacan paru dans L'Express du 31 mai 1957.

[ fondateur ] [ apport principal ] [ dérangeant ]

   

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inséré par Coli Masson

— Ψ → B → Φ · Le silence n'est pas un vide, mais une porosité.

serviteur de la pensée

Telle est la situation des systèmes philosophiques. Une pensée soi-disant délivrée de l'autorité d'une tradition spirituelle, c'est-à-dire privée de la lumière plus ou moins indirecte de l'intuition intellectuelle, se trouve soumise en fait au dogmatisme anarchique des opinions individuelles et des passions qu'elles présupposent. Le philosophe libéré de l'apparent dogmatisme d'une tradition spirituelle a l'illusion qu'il est libre pour la vérité: en fait, il n'utilise sa liberté que pour détruire les systèmes antérieurs dont il décèle souvent les tares mais non pour s'ouvrir à une expérience vraiment intégrale du réel, car toujours il retombe dans la prison de nouvelles limitations intellectuelles et passionnelles. Son refus massif des "dogmatismes" antérieurs n'est conditionné en fait que par un dogmatisme qui s'ignore.
La situation du "métaphysicien pur" est pour ainsi dire inverse : se maintenant dans les cadres d'une tradition spirituelle qui limite apparemment sa liberté et qui pratiquement contrôle et tempère son individualité psychique et mentale, il parvient à dépasser du dedans les limitations dogmatiques de cette tradition en approfondissant le contenu de son message. La soumission de ses puissances individuelles à l'extériorité d'une tradition limitée apparaît alors comme la condition paradoxale d'une parfaite disponibilité qui lui permet une saisie "libre" et "désintéressée" de vérités universelles.

Auteur: Vallin Georges

Info: Dans "Perspective métaphysique", page 83

[ cadre fondateur ] [ décadence ]

   

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inséré par Coli Masson

— Ψ ± B ± Φ · L'eau ne pense pas : elle fait circuler.

philosophie indienne

La Bhagavad-Gita, l’une des premières interpolations massives dans le Vie livre du Mahâbhârata, accorde au Yoga une importance de premier ordre. Evidemment le Yoga qu’expose et recommande Krishna dans ce chef d’œuvre de la spiritualité indienne, n’est ni le Yoga classique de Patanjali ni l’ensemble des techniques "magiques" que nous avons jusqu’ici rencontrées, mais un Yoga adéquat à l’expérience religieuse vishnouite : une méthode en vue de l’acquisition de l’unio mystica. […]
Le problème capital de la Bhagavad-Gita est de savoir si l’action peut, elle aussi, conduire à l’acquisition du salut, ou bien si la méditation mystique est le seul moyen d’y arriver ; autrement dit : le conflit de l’ "action" (karma) et de la "contemplation" (çama). […] Krishna essaie de dépasser ce dilemme […] en montrant que les deux méthodes jusqu’à lui opposées sont valides à titre égal, tout individu pouvant porter son choix sur la méthode que son actuelle situation karmique lui permet de pratiquer : soit donc sur l’ "action", soit sur la gnose et la contemplation mystique. C’est ici que Krishna fait appel au "Yoga", à un Yoga qui n’était pas encore le darçana de Patanjali mais qui n’était plus le Yoga "magique" auquel se réfèrent d’autres textes du Mahâbhârata. Ce Yoga qu’évoque et que vante Krishna peut être "action" et "contemplation", indifféremment, car : pour le muni qui veut pratiquer le Yoga, la méditation est l’action (karma) ; pour celui qui a déjà atteint le yogârûdha (c’est-à-dire qui est absorbé dans une profonde méditation et n’a plus à vaincre aucune tentation ou distraction), la voie recommandée est le çama ou la contemplation. On comprend dès lors que, pour la Bhagavad-Gita, l’action (karma) soit nécessaire aussi longtemps que les sens n‘auront pas encore été contraints et que l’activité psychomentale n’aura pas encore été disciplinée.

Auteur: Eliade Mircea

Info: Dans "Techniques du yoga" pages 171-173

[ texte fondateur ] [ yoga de l'action ] [ adaptation à la personnalité ]

   

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inséré par Coli Masson

— Ψ ⇄ B ⇄ Φ · Le sol parle avant le langage.

psychanalyse

Sur quoi l’analyse, la découverte freudienne à son départ a-t-elle porté l’accent ? Sur le désir. Ce que FREUD essentiellement découvre, ce que FREUD a appréhendé dans les symptômes quels qu’ils soient, qu’il s’agisse de symptômes pathologiques ou qu’il s’agisse de ce qu’il a interprété dans ce qui se présentait jusque-là de plus ou moins réductible dans la vie normale, à savoir le rêve par exemple, c’est toujours essentiellement un désir.
Bien plus encore, dans le rêve par exemple, il ne nous parle pas simplement de désir, mais d’accomplissement de désir, et ceci ne doit pas être sans nous frapper. C’est à savoir que c’est précisément dans le rêve qu’il parle de satisfaction du désir. Il indique d’autre part que dans le symptôme lui-même il y a bien quelque chose qui ressemble à cette satisfaction, mais cette satisfaction, il me semble que c’est assez marquer son caractère problématique puisque aussi bien c’est une sorte de satisfaction à l’envers. Donc, d’ores et déjà, il apparaît dans l’expérience :
– que le désir est lié là, à quelque chose qui est son apparence et, pour dire le mot : son masque,
– que le lien étroit qu’a le désir tel qu’il se présente à nous dans l’expérience analytique avec quelque chose qui le revêt de façon problématique, est bien ce qui - à tout le moins - nous sollicite de nous y arrêter comme à un problème essentiel.
J’ai souligné à plusieurs reprises ces dernières fois la façon dont le désir, pour autant qu’il apparaît à la conscience, se manifeste sous une forme paradoxale dans l’expérience analytique, ou plus exactement combien l’expérience analytique a promu ce caractère inhérent au désir en tant que désir pervers qui est d’être une sorte de désir au second degré, de jouissance du désir en tant que désir.
D’une façon générale, dans l’ensemble, tout ce que l’analyse nous permet de percevoir de la fonction du désir ce n’est pas elle qui le découvre. Mais elle nous montre jusqu’à quel degré de profondeur est porté le fait que le désir humain n’est pas impliqué d’une façon directe dans un rapport pur et simple avec l’objet qu’il satisfait, mais qu’il est lié :
– à une position que prend le sujet en présence de cet objet,
– à une position que prend le sujet en dehors de sa relation avec l’objet et qui fait que jamais rien ne s’épuise purement et simplement dans cette relation à l’objet.
D’autre part, l’analyse est bien faite aussi pour rappeler ceci, qui est toujours connu, à savoir le caractère en quelque sorte vagabond, fuyant, insaisissable, échappant précisément à la synthèse du moi, qu’est le désir, laissant à cette synthèse du moi qu’elle apporte, que l’issue d’être - à tout instant en quelque sorte - illusoire affirmation de synthèse.

Auteur: Lacan Jacques

Info: 16 avril 1958, Les formations de l'inconscient

[ fondateur ] [ résumé ] [ contexte ] [ objet a ] [ petit autre-grand autre ]

   

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inséré par Coli Masson

— Ψ → B → Φ · L'émotion traverse le temps comme l'eau traverse le sol.