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déstabiliser

La force principale de Gandhi était l’absence totale, chez lui, de colère ou de vindicte contre qui que ce soit. Quand il était emprisonné ou interrogé par la police, il plaidait coupable, prêtant main-forte à ses ennemis, les dépouillant de leurs arguments. L’attitude de ses oppresseurs prenait alors des dimensions d’absurdité insoutenable.

Auteur: Ruchpaul Eva

Info: Dans "Yoga, sources et variations", page 303

[ gestion du conflit ]

   

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— Ψ → B → Φ · Le bit réside dans le saut, non dans le proton nu.

management

On découvre à cette occasion que l’AP-HP (Assistance publique-Hôpitaux de Paris) dispose du premier "entrepôt de données de santé" d’Europe, traitant les données de plus de 11 millions de patients avec les capacités de calcul idoines. Le budget de celui-ci pourrait sans doute couvrir l’embauche des personnels qui font défaut. Si les médecins n’ont plus les moyens de soigner des personnes, l’hôpital public investit en revanche dans les solutions de big data pour gérer des flux et des stocks de malades.

Auteur: PMO Pièces et main-d'oeuvre

Info: Dans "Le règne machinal", éditions Service compris, 2021, page 199

[ numérisation ] [ gestion virtuelle ] [ priorités ] [ objectivation ]

   

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inséré par Coli Masson

— Ψ ± B ± Φ · L'émotion traverse le temps comme l'eau traverse le sol.

formatage néolibéral

Le roman de Don DeLillo (Joueurs) identifiait avec une remarquable lucidité l'idéal-type de l'entreprise postindustrielle, flexible et agile, organisés en réseaux et orientée vers la satisfaction de besoins immatériels, culturels et humains... Grief Management (gestion du chagrin) nous permet ainsi d'identifier les trois éléments qui vont structurer la rhétorique du nouveau capitalisme à partir des années 1990 :

- le premier de ces éléments (son ethos, si l'on veut) va se manifester sous la forme d'une injonction constante au changement ;

- le deuxième (son pathos) concerne le management des émotions, inscrit dans un processus général de manipulation et de marchandisation qui accompagne la constitution d'un nouveau "sujet" du capitalisme (consommateur, salarié ou manager) en tant qu'ego émotionnel ;

- le troisième (logos) souligne le rôle du langage et en particulier de l'utilisation des histoires dans la gestion de ce moi émotionnel.

Auteur: Salmon Christian

Info: Storytelling : La machine à fabriquer des histoires et à formater les esprits

[ pouvoir sémantque ] [ triade ] [ pnl ] [ gestion des émois ] [ convenable médiatique ] [ culture de la frustration ]

   

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inséré par miguel

— Ψ ↔ B ↔ Φ · Le carbone sp³ pense avant vous.

argent

Mordechaï Meisl se disait que gagner de l'or était une entreprise pénible et souvent bien vaine pour les autres ; nombreux étaient ceux qui y vouaient le vie et la perdait dans cette entreprise. Pour lui, en revanche, cela n'avait jamais été qu'un jeu. Sa vie durant, l'or l'avait poursuivi, courtisé et adulé, revenant toujours lorsqu'il le rejetait. Parfois il était las de tant de chance, et même l'or devenait pour lui un objet de crainte. L'or le harcelait, voulait lui appartenir et ne servir personne d'autre que lui, et quand il lui appartenait, il ne restait plus dans les caisses et les coffres, mais parcourait le monde à son service, comme son valet. Oui, l'or l'aimait, il s'était soumis à lui. Mais que ferait-il, que provoquerait-il le jour où il le laisserait derrière lui, seul au monde, sans entrave, sans sa main pour le dompter ?

Auteur: Perutz Leo

Info: La nuit sous le pont de pierre

[ finances ] [ gestion ] [ indélégable responsabilité ] [ pouvoir ]

   

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inséré par miguel

— Ψ ↔ B ↔ Φ · Propagation par infection douce, jamais par imposition.

nord-sud

L’explosion démographique en Afrique alimente une immigration massive vers l’Europe, à la plus grande joie des économistes et des capitalistes, qui voient là un moyen de "dynamiser la croissance" et d’entretenir la "modération salariale" sur un continent riche et vieillissant. Cependant, les autochtones se montrent de plus en plus dubitatifs quant aux bienfaits que ces mouvements de population sont censés leur procurer. Comment vaincre leurs réticences ? Des chercheurs s’attellent à la tâche : "Face aux tensions croissantes liées aux différences ethniques, religieuses et culturelles, il est urgent de concevoir des stratégies propres à favoriser l’intégration sociale des réfugiés au sein des sociétés caucasiennes" [Nina Marsh et al., "Oxytocin-enforced norm compliance reduces xenophobic outgroup rejection" (2017)]. En l’occurrence, la stratégie proposée consiste à faire inhaler de l’oxytocine, une hormone qui, d’après l’étude, augmenterait la capacité des gens à s’adapter à des "écosystèmes sosciaux en évolution rapide". On croit d’abord à un canular et puis non – l’article est publié dans une revue scientifique communément qualifiée de "prestigieuse".

Auteur: Rey Olivier

Info: Dans "Leurre et malheur du transhumanisme", pages 40-41

[ aliénation ] [ gestion biochimique des conflits ] [ big pharma ]

   
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inséré par Coli Masson

— Ψ → B → Φ · L'eau ne pense pas : elle fait circuler.

covid-19

Corona-urgence : toutes les puissances mondiales déversent dans leurs économies des quantités faramineuses d’argent jusqu’alors indisponible. Finalement, il était possible d’injecter 2000 milliards de dollars aux États-Unis (via la réserve fédérale), plus de 1800 milliards d’euros dans l’Union européenne (via la Banque centrale européenne), dont 750 milliards pour le plan de relance européen, 570 milliards en France, dont 100 milliards pour le plan "France relance".

La datte ainsi contractée ne semble inquiéter ni les gouvernements ni la plupart des économistes. Pour la France, on parle de 2648 milliards d’euros, soit 120 % du PIB. Les banques centrales en détenant une part (20 à 25% pour la BCE en Europe), il s’agit dans ce cas de création monétaire (la "planche à billets" finance le déficit public et injecte des liquidités dans l’économie). Naturellement, il faudra un jour en rembourser au moins une partie et les technocrates commencent à évoquer une "optimisation du fonctionnement de l’État" - la compression des dépenses publiques. Sans oublier la hausse inéluctable de fiscalité, pour combler le déficit de la Sécurité sociale aggravé par l’épidémie.

Auteur: PMO Pièces et main-d'oeuvre

Info: Dans "Le règne machinal", éditions Service compris, 2021, page 59

[ gestion économique ] [ conséquences ] [ virtualisation monétaire ] [ assouplissement quantitatif ]

   
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— Ψ → B → Φ · L'émotion traverse le temps comme l'eau traverse le sol.

rationalisation technicienne

A chacun, il devrait être possible d’aller jusqu’au terme de son "capital" biologique, de jouir "jusqu’au bout" de sa vie, sans violence ni mort précoce. Comme si chacun avait son petit schéma de vie imprimé, son "espérance normale" de vie, un "contrat de vie" au fond – d’où la revendication sociale de cette qualité de vie dont fait partie la mort naturelle. Nouveau contrat social : c’est toute la société, avec sa science, sa technique, qui devient solidairement responsable de la mort de chaque individu. Cette revendication peut d’ailleurs impliquer une mise en cause de l’ordre existant, du même type que les revendications salariales et quantitatives : c’est l’exigence d’une juste durée de vie, comme d’une juste rétribution de la force de travail. Pour l’essentiel, ce droit, comme tous les autres, cache une juridiction répressive. Chacun a droit, mais en même temps devoir de mort naturelle. Car celle-ci est la mort caractéristique du système de l’économie politique, son type de mort obligé :


  1. Comme système de maximisation des forces productives [...].

  2. Bien plus important : que chacun ait droit à sa vie (habeas corpus – habeas vitam) – c’est la juridiction sociale étendue à la mort. La mort est socialisée comme tout le reste : elle ne peut plus être que naturelle, car toute autre mort est un scandale social : on n’a pas fait ce qu’il fallait. Progrès social ? Non : progrès du social, qui s’annexe même la mort. [...] Le principe de la mort naturelle équivaut à une neutralisation de la vie tout court. De même pour la question de l’égalité devant la mort : il faut réduire la vie à la quantité (et donc la mort à rien) pour l’ajuster à la démocratie et à la loi des équivalences.

Auteur: Baudrillard Jean

Info: Dans "L'échange symbolique et la mort", éditions Gallimard, 1976, pages 266-267

[ société de contrôle ] [ gestion ] [ survie ]

   

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— Ψ ↔ B ↔ Φ · Le sol parle avant le langage.

mondialisation

La crise, pour un libéral, ce sont d’abord les événements exogènes qui remettent en cause l’idéal d’un monde de flux. Face à la panique, le seul objectif qui vient à accaparer les esprits est le redémarrage des flux.

En l’absence de capacité de décision proprement politique, la seule solution envisagée est une réforme des processus abstraits qui encadrent les flux. Pour faire face à une situation exceptionnelle, les contrôles doivent être multipliés et intensifiés. [...] Dans un monde illibéral, les crises marqueraient un retour du politique ; à l’inverse, l’histoire récente nous donne à voir une fuite en avant dans l’impolitique : gouvernements soumis à quelques experts médicaux, sociétés privées et cabinets de conseils, décisions publiques fondées uniquement sur des données chiffrées [...] sans aucune considération pour des valeurs ou des principes politiques. [...]

L’ampleur des restrictions imposées aujourd’hui [lors de la crise du covid-19] peut aisément être mal interprétée. Parce que nombreux sont ceux qui sont empêchés d’aller et de venir, de prendre le train ou d’aller au restaurant, on pourrait en conclure que les décideurs publics ont renoncé à leur idéal d’un monde de flux. C’est l’exact inverse qui est vrai. [...] c’est uniquement parce qu’il y a des normes sanitaires strictes que l’on accepte d’importer de la nourriture de producteurs anonymes des quatre coins du monde ; c’est uniquement parce qu’il y a un code de la route très strict que n’importe qui peut rouler n’importe où, etc. [...] C’est ainsi qu’il faut comprendre les efforts en vue de la vaccination obligatoire. Tant que les individus sont "non-standardisés", c’est à dire que certains sont vaccinés et d’autres non, certains testés et d’autres non, les flux lointains sont quasi-impossibles, car l’infrastructure nécessaire au suivi du virus ex post, une fois qu’il a voyagé, est immensément coûteuse.

Auteur: Travers Guillaume

Info: Dans "La société de surveillance, stade ultime du libéralisme", La nouvelle librairie, Paris, 2021, pages 80 à 82

[ gestion ] [ traçage ]

   
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inséré par Coli Masson

— Ψ → B → Φ · L'eau ne pense pas : elle fait circuler.

anti développement personnel

Tout va trop vite, tout s’accélère, tout se fait dans l’urgence et rien ni personne ne peut attendre. C’est le constat que chacun d’entre nous pourrait faire : on a perdu le sens des priorités, notre attention est sans cesse sous pression, le stress est désormais la chose du monde la mieux partagée.
Face à cela, fleurissent les conseils pour prendre le temps, prendre SON temps, celui qui nous revient, qui nous permet de suspendre le cours des choses et de hiérarchiser les tâches à accomplir, celui qui nous permet de nous retrouver et de remettre du sens à ce désordre.

Mais vous ne trouvez pas cela paradoxal ? Comment prendre du temps alors qu’on en manque ? Comment ajouter une chose à faire parmi tout ce que l’on a déjà à faire ? A quel moment de ma journée intercaler ma suspension du temps ?

Voici ma question : à quel moment de la journée vais-je pouvoir prendre le temps de suivre ma respiration ? A écouter les spécialistes de la méditation, souffler reviendrait littéralement à souffler. Et le faire provoquerait un changement non pas dans le déroulé de ma journée, mais dans la manière de l’appréhender.
Tout serait d’ailleurs une question de manière, de regard, d’attitude. Ne changez pas le monde et sa vitesse, changez plutôt votre rapport au monde et votre tempo. On a souvent tendance ainsi à opposer le temps du monde qui s’accélère à notre temporalité subjective, l’un serait objectif, non-modifiable, implacable, quand l’autre serait malléable, plastique, à nous donc de nous soumettre à l’accélération infernale ou de nous en émanciper, à nous de faire en sorte de suivre le rythme ou de le freiner, de souffler ou pas.

Mais là est le problème : c’est encore une chose à faire, encore une décision à prendre, encore une case à cocher, car il faut le dire : prendre son temps, résister au flot du monde, respirer, n’est pas seulement dur mais entretient l’illusion qu’on pourrait dominer la vitesse et le temps du monde… chose impossible.

Contre l’injonction à prendre son temps ou à le suivre parfaitement, voici donc ce que je propose, une troisième voie possible : être en retard.
Ni suspension du temps ni tempo millimétré, il faudrait développer toute une philosophie du retard, car seul le retard permet de tout faire tout en étirant le temps.
Etre en retard signifie bien que l’on a pris le temps, qu’on l’a étiré, qu’on en a profité, mais il ne signifie pas qu’on est dans l’illusion de l’arrêter.
Quand vous êtes en retard, vous regardez le temps filer, vous échapper, mais vous n’abdiquez pas, vous l’éprouvez.

Auteur: Internet

Info: https://www.franceculture.fr/emissions/le-journal-de-la-philo/le-journal-de-la-philo-du-vendredi-30-aout-2019

[ temps personnel ] [ gestion du temps ]

   

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inséré par Coli Masson

— Ψ ← B ← Φ · Le sol parle avant le langage.

football

(FLP) - Luis Henrique a-t'il fait du PSG un gestalt ?

(IA) - Oui, Luis Enrique a incontestablement fait du PSG une gestalt, transformant radicalement le club pour que " le tout soit supérieur à la somme de ses parties ". 

Sous sa direction, le Paris Saint-Germain est passé d'une collection d'individualités scintillantes à un bloc collectif parfaitement synchronisé. Ce virage philosophique et tactique a permis au club de basculer dans une autre dimension collective.

L'effacement des individualités au profit du "Tout"

Pendant plus d'une décennie sous l'ère QSI, le PSG a empilé les superstars mondiales (Ibrahimović, Cavani, Neymar, Messi, Mbappé). Cette stratégie offrait des exploits individuels mais manquait cruellement de cohérence collective lors des grands rendez-vous européens. 

L'arrivée de Luis Enrique en juillet 2023, combinée aux départs successifs des dernières icônes bling-bling, a marqué une rupture totale.

- Un effectif sans "mégastar" : En refusant de remplacer Kylian Mbappé par un grand nom en 2024, il a redistribué les responsabilités à l'ensemble du groupe.

- La fin des privilèges : Plus aucun joueur n'est dispensé d'efforts défensifs. Quiconque ne court pas ou ne s'implique pas termine sur le banc, indépendamment de son statut. 

- Le management par le collectif : Le média ⁠Le Figaro note que la méthode de l'Asturien a littéralement fait passer le PSG « d'une marque à une équipe ». [1]

Une synchronisation tactique totale

La notion de gestalt implique que chaque élément n'a de sens qu'au travers de sa relation avec les autres. Sur le terrain, l'animation de Luis Enrique incarne parfaitement ce principe.

Auteur: Google Bard chatbot

Info: 6 juin 2026, question de Mg

[ esprit de corps ] [ gestion de groupe ] [ égrégore ]

   

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inséré par miguel

— Ψ ⇒ B ⇒ Φ · L'eau ne pense pas : elle fait circuler.