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musique des sphères

Sans Bach, la théologie serait dépourvue d'objet, la Création fictive, le néant péremptoire. S'il y a quelqu'un qui doit tout à Bach, c'est bien Dieu.

Auteur: Cioran Emil Michel

Info: Syllogismes de l’amertume

[ œuvre ] [ contrepoint ] [ éloge ]

 
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Ajouté à la BD par Plouin

méthode psychanalytique

[...] il importe de soumettre l’analyse même au schéma opérationnel qu’elle nous a appris et qui consiste à lire dans les différentes phases de son élaboration théorico-technique de quoi aller plus avant dans la reconquête de la réalité authentique de l’inconscient par le sujet.

Auteur: Lacan Jacques

Info: Dans le "Séminaire, Livre I", "Les écrits techniques de Freud (1953-1954)", éditions du Seuil, 1975, page 42

[ relecture de l'œuvre freudienne ] [ psychanalyse analysée ] [ reprise ]

 

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Ajouté à la BD par Coli Masson

psychanalyste

Cet accord de l’homme à une nature, qui mystérieusement s’oppose à elle-même, et où il voudrait qu’il trouve à se reposer de sa peine trouvant le temps mesuré de la raison : voilà̀, j’espère vous le montrer, ce que Freud nous indique sans pédantisme, sans esprit de réforme, et comme ouvert à une folie qui dépasse de loin ce qu’Érasme a sondé de ses racines.

Auteur: Lacan Jacques

Info: Conférence de Bruxelles sur l'éthique de la psychanalyse, 9 mars 1960

[ résumé de l'œuvre ] [ condition humaine ] [ objectif ] [ travail ]

 

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Ajouté à la BD par Coli Masson

théologien

N’est-il [Denys l’Aréopagite] pas, de tous les Pères de l’Église, [...] celui qui a uni le plus fortement la lumière de la philosophie grecque (sous sa forme platonicienne) à la célébration théologale de la sainte Révélation ? Plus encore : il ne s’est pas contenté de pratiquer ce mode, il en a élaboré la doctrine, avec beaucoup plus de rigueur et de précision qu’on ne le croit d’ordinaire.

Auteur: Borella Jean

Info: Dans "Lumières de la théologie mystique", éditions L'Harmattan, Paris, 2015, page 11

[ résumé ] [ œuvre ] [ historique ]

 
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Ajouté à la BD par Coli Masson

écrivain par lui-même

Empêcher au moins que ce fatras de ce-qui-va-de-soi prenne, empêcher que ça aille de soi justement, que ça devienne le naturel et l’air du temps, est un de mes objectifs. Mais cet objectif est contenu dans une perspective esthétique plus vaste, et non l’inverse. En cela je ne me considère pas comme un "penseur", encore moins comme un idéologue. Donner une forme, une forme répulsive et drôle, à un maximum de nouveautés que produit notre époque à jet continu, et nommer ces nouveautés comme elles le méritent, est un de mes efforts les plus constants.

Auteur: Muray Philippe

Info: Dans "Exorcismes spirituels, tome 4", Les Belles Lettres, Paris, 2010, pages 1639-1640

[ sens ] [ démarche ] [ œuvre ]

 

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Ajouté à la BD par Coli Masson

philosophe

John Dee était totalement pénétré par les influences occultes de la Renaissance ; comme Bruno, il pratiquait avec ardeur les recettes magiques contenues dans le De occulta philosophia de Cornelius Agrippa. Il s’intéressait profondément aussi au Moyen Age et il collectionnait les manuscrits méprisés du passé médiéval. Seul, sans aide, sans le support d’académies mystiques comme celles qui fleurissaient à Venise, Dee tentait de réaliser en Angleterre ce qui faisait tout naturellement partie du "néo-platonisme" de la Renaissance italienne : une transformation Renaissance des traditions médiévales. Dans l’Angleterre du XVIe siècle, Dee a peut-être été le seul à représenter le renouveau lulliste de la Renaissance.

Auteur: Yates Frances Amelia

Info: L'art de la mémoire, de l’anglais par Daniel Arasse, éditions Gallimard, 2022, page 369

[ résumé ] [ œuvre ] [ apport ]

 

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Ajouté à la BD par Coli Masson

littérature antique

Simonide de Céos (556 environ à 468 avant Jésus-Christ) appartient à l’époque présocratique. […] C’était un des poètes lyriques grecs les plus admirés – seule une infime partie de sa poésie a survécu ; on l’avait surnommé l’homme "à la langue de miel", nom latinisé sous la forme Simonide Melicus, et il brillait surtout par la beauté de ses images. On attribua différentes innovations à cet homme manifestement doué de dons brillants et originaux. On dit qu’il fut le premier à demander un paiement pour ses poèmes ; l’aspect calculateur de sa personnalité est visible dans l’histoire de son invention de l’art de la mémoire, qui tourne autour d’un contrat pour une ode. Plutarque lui attribue une autre nouveauté ; il semble penser en effet qu’il fut le premier à comparer les méthodes de la poésie et celles de la peinture, en créant la théorie qu’Horace devait résumer succinctement dans sa fameuse phrase ut pictura poesis. "Simonide, écrit Plutarque, appela la peinture une poésie silencieuse et la poésie une peinture qui parle ; car la peinture peint les actions pendant qu’elles s’accomplissent, les mots les décrivent une fois qu’elles sont achevées [De gloria Atheniensium]".

Auteur: Yates Frances Amelia

Info: L'art de la mémoire, de l’anglais par Daniel Arasse, éditions Gallimard, 2022, pages 53-54

[ créations ] [ résumé ] [ œuvre ]

 

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Ajouté à la BD par Coli Masson

philosophe

Platon est un témoin très particulier. On peut dire qu’il ment, et d’autre part qu’il est véridique même s’il ment, car à interroger Socrate, c’est sa question, à lui Platon, qui se fraye son chemin.

Platon est tout autre chose. Ce n’est pas un va-nu-pieds. Ce n’est pas un errant. Nul dieu ne lui parle, ni ne l’a appelé. Et à la vérité, je crois qu’à lui les dieux ne sont pas grand-chose. Platon est un maître, un vrai, un maître du temps où la cité se décompose, emportée par la rafale démocratique qui prélude aux grandes confluences impériales – une sorte de Sade en plus drôle.

[…] Ce que Platon voit à l’horizon, c’est une cité communautaire, tout à fait révoltante à ses yeux comme aux nôtres. Le haras pour tous, voilà ce qu’il nous promet dans un pamphlet qui a toujours été le mauvais rêve de tous ceux qui ne peuvent se remettre du discord toujours plus accentué de la société avec leur sentiment du bien. Cela s’appelle La République, et tout le monde l’a pris au sérieux, en croyant que c’était vraiment ce que voulait Platon.

Il y a quelques autres malentendus et élucubrations mythiques. Le mythe de l’Atlantide, par exemple, me semble bien plutôt être l’écho de l’échec des rêves politiques de Platon, et il n’est pas sans rapports avec l’aventure de l’Académie.

Auteur: Lacan Jacques

Info: Dans le "Séminaire, livre VIII - Le transfert" page 104

[ description ] [ interprétation ] [ sens de l'œuvre ]

 

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Ajouté à la BD par Coli Masson

occultisme

Robert Fludd est un des philosophes hermétiques les plus connus et ses ouvrages, nombreux, obscurs, illustrés, pour beaucoup, de magnifiques gravures hiéroglyphiques, ont fortement retenu l’attention ces dernières années. Fludd appartenait en plein à la tradition hermético-cabalistique de la Renaissance, sous la forme qu’elle avait prise dans la lignée de Ficin et de Pic de la Mirandole. Il était imprégné du Corpus hermeticum – qu’il lisait dans la tradition de Ficin – et de l’Asclepius et l’on exagère à peine quand on dit que, presque à chaque page de ses ouvrages, on trouve des citations tirées des œuvres d’ "Hermès Trismégiste". C’était aussi un cabaliste, qui se rattachait à Pic de la Mirandole et à Reuchlin […].

Mais Fludd vivait à une époque où la Renaissance, et son mode de pensée hermétique et magique étaient attaqués par la nouvelle génération des philosophes au XVIIe siècle. L’autorité des Hermetica fut affaiblie quand Isaac Casaubon, en 1614, les data et démontra qu’ils avaient été écrits après la venue du Christ. Fludd ignora totalement cette datation et il continua à considérer les Hermetica comme les écrits effectifs du plus ancien des sages égyptiens. La passion qu’il mit à défendre ses croyances et son point de vue l’engagea dans un conflit ouvert avec les chefs de file de la nouvelle époque. On connaît les controverses qu’il mena contre Mersenne et Kepler et, dans ces controverses, il apparaît sous les traits d’un tenant de la Rose-Croix.

[…] Il [Fludd] arrive très tard dans la Renaissance, à un moment où les philosophies de la Renaissance sont sur le point de céder la place aux mouvements montants du XVIIe siècle, et il élève ce qui est sans doute le dernier grand monument de la mémoire de la Renaissance. Et, à la manière du premier grand monument de cette mémoire, le système de Fludd utilise un théâtre pour en tirer sa forme architecturale.

Auteur: Yates Frances Amelia

Info: L'art de la mémoire, de l’anglais par Daniel Arasse, éditions Gallimard, 2022, pages 446-447

[ résumé de l'œuvre ] [ contexte ] [ historique ] [ influences ]

 

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Ajouté à la BD par Coli Masson

écrivain-sur-écrivain

Il vit d’abord, non loin de lui, le roi des rois, l’Agamemnon littéraire, l’archi-célèbre, l’européen romancier, Gaston Chaudesaigues*, recruteur d’argent inégalable et respecté. Seul, le gibbeux Ohnet lui dame le pion et ratisse plus d’argent encore. Mais l’auteur du Maître de Forges est un mastroquet heureux qui mélange l’eau crasseuse des bains publics à un semblant de vieille vinasse, pour le rafraîchissement des trois ou quatre millions de bourgeois centre gauche qui vont se soûler à son abreuvoir, et il n’est pas autrement considéré. […]

Il est ce qu’on appelle, dans une langue peu noble, "une horrible tapette". En 1870, il avait attaqué Gambetta, dont il raillait, le mieux qu’il pouvait, la honteuse dictature. Quand la France républicaine eut décidé de coucher avec ce gros homme, sa nature de porte-chandelle se mit à crier en lui et il fit négocier une réconciliation, s’engageant provisoirement à ne plus éditer le volume où le persiflage était consigné.

Un peu avant le 16 mai, il s’en va trouver le directeur du Correspondant, revue tout aristocratique et religieuse, comme chacun sait. Il offre un roman : Les Rois sans patrie. Le thème était celui-ci : Montrer la royauté si divine que, même en exil et dans l’indigence, les rois dépossédés ne parviennent pas à devenir de simples particuliers, qu’ils sont encore plus augustes qu’avant, et que leur couronne repousse toute seule, comme des cheveux, sur leurs fronts sublimes, par-dessus le diadème de leurs vertus. On devine l’allégresse du Correspondant !… Mais le 16 mai raté, Chaudesaigues change son prospectus, réalise exactement le contraire de ce qu’il avait annoncé, et transfère sa copie dans un journal républicain.

Toutefois, ce n’est pas un traître pur, un traître pour le plaisir, à l’instar de Beauvivier. Il lui faut de l’argent, voilà tout, un argent infini, non seulement pour contenter les plus ataviques appétits de sa nature de fastueux satrape, mais afin d’élever, dans une occidentale innocence, les enfants à profil de chameau et à toison d’astrakan, qui trahissent, par le plus complet retour au type, l’infamante origine juive de leur père.

On n’avait peut-être jamais vu, avant lui, une littérature aussi âprement boutiquière. Son récent livre, Sancho Pança sur les Pyrénées, conçu commercialement, en forme de guide cocasse, d’un débit universel, avec des réclames pour des auberges et des fictions d’étrangers sympathiques, est, au point de vue de l’art, une honte indicible.

Son talent, d’ailleurs, dont les médiocres ont fait tant de bruit, est surtout, une incontestable dextérité de copiste et de démarqueur. Ce plagiaire, à la longue chevelure, paraît avoir été formé tout exprès pour démontrer expérimentalement notre profonde ignorance de la littérature étrangère. Armé d’un incroyable et confondant toupet, voilà quinze ans qu’il copie Dickens, outrageusement. Il l’écorche, il le dépèce, il le suce, il le râcle, il en fait des jus et des potages, sans que personne y trouve à reprendre, sans qu’on paraisse seulement s’en apercevoir.

Auteur: Bloy Léon

Info: *Pseudonyme pour Alphonse Daudet, dans "Le Désespéré", Livre de poche, 1962, pages 315-318

[ vacheries ] [ résumé de l'œuvre ] [ plagiaire ]

 

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Ajouté à la BD par Coli Masson