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endoctrinement

Le pire ennemi de l’intelligence, le pire ennemi de la révolution, aujourd’hui, ce n’est plus l’ignorance, mais l’instruction faussée, tronquée, truquée, telle que la société bourgeoise la donne au peuple.

Auteur: Martinet Marcel

Info: Dans "Culture prolétarienne", 1935

[ monnaie de singe ] [ abêtissement ] [ conformisme ]

 

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Ajouté à la BD par Coli Masson

propagande

Un aspect important d'une épistémologie de l'ignorance est la prise de conscience que l'ignorance ne doit pas être théorisée comme une simple omission ou une lacune passive, mais qu'elle est, dans de nombreux cas, une production active. 


Auteur: Proctor Robert Neel

Info: Agnotology: The Making and Unmaking of Ignorance

[ abêtissement ]

 

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Ajouté à la BD par miguel

abêtissement

Je n'ai jamais pensé que répandre l'ignorance a quelques avantages que ce soit, excepté pour ceux qui sont en position de pouvoir et veulent ôter les autres de leurs droits en étendant l'ignorance dans le but de les garder dans une position subalterne.

Auteur: Steinsaltz Adin

Info:

[ abrutissement ] [ domination ] [ conservation ] [ pouvoir ]

 

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Ajouté à la BD par miguel

poncifs

Le graphomane est le conservatoire d’un baratin romantique lamentable sur la littérature comme ivresse, l’écriture comme tragédie, le roman comme effusion du cœur, l’inspiration comme résurrection de l’enfance, l’enfance comme authenticité, la douleur comme vérité, le non-savoir comme savoir-faire, le spontané comme vision, lui-même comme écorché vif. Et chacune de ses pages comme besoin vital sans lequel il mourrait. 

Auteur: Muray Philippe

Info: Dans "Exorcismes spirituels, tome 2 : Mutins de Panurge", éd. Les Belles lettres, Paris, 1998, page 18

[ abêtissement ] [ parole creuse ] [ autoglorification ] [ écrivains ] [ justifications ]

 

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Ajouté à la BD par Coli Masson

lumière

Je suis de ceux qui pensent que les bonnes décisions ne se prennent jamais au soleil, il cherche à nous abrutir pour nous garder sous contrôle. Le soleil est un ennemi dangereusement mal intentionné, un charmeur, un bavard prolixe, un charlatan qui n'a de cesse de nous faire croire qu'il embellit nos vies, nos femmes et nos villes. Il dénude les esprits, remplit nos squares, saoule les lycéennes le long du canal.

Auteur: Oiseau Florent

Info: Je vais m'y mettre

[ abêtissement ]

 

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libération de soi

De fait, emprisonné dans sa pseudo-connaissance de lui-même, le nouveau Narcisse se réfugierait volontiers dans une idée fixe, une obsession névrosée, une "obsession magnifique" - n’importe quoi pour sortir de lui-même. Même l’acceptation irréfléchie de la mouture quotidienne finit par lui paraître un état d’esprit presque enviable, à mesure que la possibilité d’y parvenir s’estompe dans le lointain historique. Tribut payé à l’horreur particulière de la vie contemporaine, les traits les plus négatifs des temps anciens – l’abêtissement des masses, la vie réprimée et obsessionnelle de la bourgeoisie – semblent séduisants par comparaison. 

Auteur: Lasch Christopher

Info: Dans "La culture du narcissisme", trad. Michel L. Landa, éd. Flammarion, Paris, 2018, page 165

[ conscience insoutenable ] [ retour à l'ordre ]

 

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Ajouté à la BD par Coli Masson

abêtissement

Quand on voit les émissions de téléréalité ou de prime time : Arthur, Hanouna, Michael Youn, on vit l'abrutissement TV à son summum... Taper fort et bas. Avec les valeurs américaines ploutocrates en point de mire la nausée monte... augmentée par le sentiment que le peuple, en particulier sa partie tendre, les jeunes, est considéré avec mépris. On a l'impression d'une volonté... comme si pour pouvoir l'utiliser comme main-d'oeuvre au rabais on le maintenait délibérément dans l'ignorance et la stupidité en flattant ses pulsions primaires à l'instar des manips PNL sur Internet. Est-ce juste une impression ?

Auteur: Mg

Info: 30 déc. 2015

[ Télévision ] [ nivellement par le bas ] [ tv ] [ audimat ] [ question ]

 

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abêtissement

La source d'inspiration de la soumission par le rire, c'est aussi le /ça/ - les fonctions basses du corps. Ce segment de marché est occupé par Hanouna... Ce bonimenteur, on le croirait sorti tout armé des caricatures. Lui, ce qu'il aime, c'est la chierie : tout ce qui pisse et pète lui plaît ; ça le fait surjouer ses fous rires. Avec ses gloussements de fosse sceptique, on change de public : on s'adresse aux fans des Tuche et aux cagoles de télé-réalité.

On regarde ce sadique sans surmoi avec une stupeur mêlée d'horreur : il pousse un de ses salariés à se verser des nouilles brûlantes dans le caleçon, il confesse avoir chié dans les chaussures d'un autre, ou trempé sa bite dans le verre d'un troisième. Avec lui, on dépasse le gras, le laid, le bête - on rejoint le Mal. D'ailleurs, le pétomane est aussi un caïd, que l'on appelle "Tony Hanouna" ; beaucoup d'ailleurs dénoncent ses pratiques : le "chroniqueur" Julien Cazarre l'a même menacé d'un procès pour "menaces de violences physiques" et "appels malveillants".

L'humour contestait, il oppresse ; il libérait, il soumet. Il a ainsi accompli une complète révolution : parti d'un élan vital, il est retourné à l'état fécal.

Auteur: Lafourcade Bruno

Info: L'humoriste. Eléments, n°179, août-septembre, p. 23 (2° série d'extraits).

[ TV ]

 

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Ajouté à la BD par Le sous-projectionniste

vie ramollie

Revenons à la télévision. Elle est utile pour les gens qui ne sortent pas, pour ma femme par exemple. J'ai un poste, au premier étage, mais je ne monte jamais. C'est un prodigieux moyen de propagande. C'est aussi, hélas ! un élément d'abêtissement, en ce sens que les gens se fient à ce qu'on leur montre. Ils n'imaginent plus. Ils voient. Ils perdent la notion de jugement, et ils se prêtent gentiment à la fainéantise.
La TV est dangereuse pour les hommes.
L'alcoolisme, le bavardage et la politique en font déjà des abrutis. Était-il nécessaire d'ajouter encore quelque chose ?
Mais il faut bien l'admettre. On ne réagit pas contre le progrès. Vous arriverait-il d'essayer de remonter les chutes du Niagara à la nage ? Non. Personne ne pourra empêcher la marche en avant de la TV. Elle changera bientôt tous les modes de raisonnement. Elle est un instrument idéal pour la masse. Elle remplace tout, elle élimine l'effort, elle accorde une grande tranquillité aux parents. Les enfants sont passionnés par ce phénomène.
Il y a un drame aujourd'hui : on pense sans effort.
On savait bien mieux le latin lorsqu'il n'y avait pas de grammaire latine. Si vous simplifiez l'effort, le cerveau travaille moins. Le cerveau, c'est un muscle : il devient flasque.
Un exemple, les femmes avaient du mollet sous l'Occupation. Elles marchaient. Aujourd'hui, c'est le triomphe de la mécanique, nous sommes au royaume des belles voitures. Les femmes n'ont plus de jambes, elles sont affreusement laides. Les hommes ont du ventre.
C'est toute la civilisation du monde qui est condamnée par le côté raisonnable de la vie. On vit d'optimisme. La vie commence à cinquante ans et tout le drame est là, car c'est alors un débordement de passions. A cet âge, l'homme court après les petites filles, il s'habille plus jeune, il va au thé dansant, il boit, car l'alcool donne une illusion de force. Il se soûle de tout.
Comprendra-t-il un jour que, passé la trentaine, il s'en va vers sa fin ?

Auteur: Céline Louis-Ferdinand

Info: Entretien avec Jacques Chancel paru dans le numéro 117 de Télé Magazine daté du 11 janvier 1958

[ paresse ] [ facilité ] [ lénifiant ]

 
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Ajouté à la BD par Coli Masson

homme-machine

Une étude du MIT sur ChatGPT et le cerveau humain

Dans un vaste et retentissant préprint de 206 pages, publié par le MIT Media Lab, Nataliya Kosmyna et ses co-auteurs ont entrepris de sonder les profondeurs de l’esprit humain à l’ère des intelligences artificielles génératives. Leur question, à la fois simple et vertigineuse : que fait ChatGPT à notre cerveau lorsque nous écrivons avec son aide ?

Un dispositif expérimental inédit : trois manières d’écrire, trois mondes cognitifs

L’expérience, menée sur 54 volontaires, a disséqué l’effort mental requis pour rédiger un essai type SAT selon trois modalités : sans aide numérique (" cerveau seul "), avec un moteur de recherche classique, ou avec ChatGPT. Les participants, bardés d’électrodes, ont vu leur activité cérébrale scrutée à la loupe, tandis que leurs productions étaient soumises à l’œil critique de correcteurs humains et artificiels. Une quatrième session, où les groupes échangeaient leurs méthodes, a permis d’observer les traces laissées par ces pratiques sur la plasticité cérébrale1.

Atrophie cognitive : la connectivité du cerveau s’effondre sous la dictée de l’IA

Les résultats sont sans appel. Plus le soutien extérieur est massif, plus le cerveau se met en veille. Les auteurs mesurent, grâce à la Dynamic Direct Transfer Function, la vigueur des réseaux neuronaux : le " cerveau seul " déploie de vastes architectures, le moteur de recherche sollicite surtout le cortex visuel, tandis que ChatGPT réduit l’activité cognitive totale de 55 %1. L’IA, en fournissant des réponses prêtes à l’emploi, court-circuite la recherche, l’intégration sémantique, la créativité et l’autocontrôle exécutif. L’écriture devient une simple intégration procédurale des suggestions générées, un geste mécanique où la pensée profonde s’efface1.

Comportement : la mémoire s’effrite, l’auteur se dissout

L’étude révèle une amnésie frappante chez les utilisateurs de ChatGPT : 83 % sont incapables de citer un passage de leur propre essai, rédigé quelques minutes plus tôt, et aucun ne parvient à fournir une citation correcte lors de la première session. Cette incapacité persiste, bien que s’atténuant, lors des sessions suivantes. Le moteur de recherche et l’écriture sans assistance ne produisent pas de tels déficits : la mémoire, la capacité de citation, l’appropriation du texte restent intactes.

La question de l’auctorialité se brouille : là où le scripteur sans aide revendique fièrement son œuvre, l’utilisateur de ChatGPT hésite, partage le mérite, voire le refuse. L’agentivité cognitive s’amenuise, la co-création humain-machine trouble la frontière entre sujet et outil, et le sentiment d’avoir véritablement pensé, écrit, s’estompe.

L’empreinte de l’IA : dette cognitive et appauvrissement de la pensée

Lorsque les groupes permutent leurs méthodes, le constat est saisissant : ceux qui abandonnent ChatGPT pour écrire seuls peinent à réactiver un réseau cérébral riche, comme si l’habitude de l’assistance avait atrophié leur plasticité. À l’inverse, ceux qui découvrent l’IA après un entraînement autonome l’utilisent avec une créativité démultipliée, prompts plus précis, activité cérébrale accrue.

Plus inquiétant encore, l’expérience met en lumière l’accumulation d’une " dette cognitive " : le recours répété à l’IA reporte l’effort mental, mais à long terme, il appauvrit la mémoire, la créativité, l’esprit critique, et rend l’individu plus vulnérable à la manipulation. Les idées générées par l’algorithme s’impriment plus que celles issues d’une réflexion personnelle ; la trace de la mémoire cède la place à la trace de l’algorithme.

Conclusion : l’ombre portée de l’intelligence artificielle sur la pensée humaine

L’étude du MIT ne condamne pas l’IA, mais éclaire ses effets secondaires insidieux. Loin d’être un simple outil, ChatGPT agit comme un substitut cognitif, remodelant en profondeur la manière dont nous pensons, écrivons, et nous approprions le savoir. Si l’IA permet de produire vite et bien, elle menace, à force d’usage, de dissoudre l’effort, la mémoire, et l’autonomie intellectuelle. L’homme, s’il n’y prend garde, risque de devenir le scribe distrait d’une pensée qui n’est plus tout à fait la sienne.



 



 

Auteur: Internet

Info: https://legrandcontinent.eu/fr/2025/06/19/chatgpt-cerveau-etude-mit/ - synthèse par deepseek

[ abrutissement ] [ dépendance ] [ hors-sol ] [ virtualisation ] [ abêtissement ] [ dés-ancrage ] [ addiction ]

 

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Ajouté à la BD par miguel