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grandir

A la fin de sa cinquième année, l’enfant a affronté des tempêtes intérieures d’amour et de haine ; reçu des blessures profondes et subi d’amères déceptions ; il s’est adapté à un entourage qui non seulement est douloureusement inadéquat à ses espoirs et à ses craintes, mais qui, avec les intentions les meilleures ou les pires, a pu réagir envers lui avec stupidité, si ce n’est avec brutalité. En dépit de ces difficultés, l’enfant a surmonté dans une grande mesure ses terreurs sans bornes, a réprimé de fortes charges d’instincts primitifs et inéducables, et en a dirigé une grande partie vers de nouveaux buts. 

Auteur: Glover Edward

Info: Dans "Freud ou Jung ?", trad. Lucy Jones, P.U.F., Paris, 1954, page 111

[ réalisations mentales ] [ développement infantile ] [ accomplissements ]

 

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Ajouté à la BD par Coli Masson

usa

Elle avait fini par comprendre qu'élever les enfants à l'américaine, ça signifiait jongler d'une angoisse à l'autre, et que cela venait d'une surabondance de nourriture : parce qu'ils avaient le ventre plein, les Américains avaient le temps d'avoir peur que leurs enfants aient une maladie rare sur laquelle ils venaient de lire un article, et ils pensaient qu'ils étaient en droit de protéger leurs enfants des déceptions, du besoin et de l'échec. Parce qu'ils avaient le ventre plein, les Américains pouvaient s'offrir le luxe de se féliciter d'être de bons parents, comme si s'occuper de son enfant était l'exception et non la règle.

Auteur: Adichie Chimamanda Ngozi

Info:

[ éducation ] [ confort ] [ superflu ]

 

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apophatique

Dans l’Antiquité ceux qui excellaient à faire parler le vide ne le faisaient pas en faveur des connaissances ou pour les lumières de l’esprit, mais bien au contraire, en faveur de l’efficience de l’Obscur.
Car, si les pensées sont difficiles à gouverner c’est souvent dû à l’abus des connaissances.
Se gouverner par les lumières et les connaissances, aboutit à de grandes déceptions.
Alors que se gouverner par l’intuition apporte le bonheur véritable.
En effet, savoir distinguer parfaitement raison et inspiration permet de comprendre toute chose.
C’est ce qui s’appelle utiliser le pouvoir de l’efficience obscure.
Dès lors, on est habile à suivre avec bonheur le rythme naturel de n’importe quelle situation.

Auteur: Lao Tseu Lao Tzi

Info: Dans "Tao te King" traduit par Guy Massat et Arthur Rivas, poème 65, page 161

[ naturel ] [ intelligence ]

 
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Ajouté à la BD par Coli Masson

discernement

L’homme au service de sa destinée est semblable à une marionnette dont on tirerait les ficelles. Il faut du courage pour étudier la nature des forces qui nous dirigent, pour sacrifier les illusions que chacun tient à conserver sur lui-même et sur son entourage et pour collaborer avec le destin. Bien des gens reprochent à notre science d’être dangereuse. Elle ne l’est que pour ceux qui veulent fuir leurs responsabilités et pour les ennemis des hommes et des collectivités. De tout temps, il a été plus facile d’ignorer que de connaître sa destinée, mais le meilleur moyen de se réconcilier avec elle est de l’accepter, avec toutes ses possibilités et toutes ses déceptions.

Auteur: Laforgue René

Info: Psychopathologie de l'échec

[ introspection ]

 

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Ajouté à la BD par miguel

développement personnel

[...] s’il est exact que notre corps peut s’affûter et se fortifier par une constante activité sportive, notre psychisme, mélasse de drames, de remords, de regrets, de hantises, de déceptions, de blessures, d’humiliations, d’échecs, etc., demeure le même. Nulle ascèse, nul travail de nous-mêmes sur nous-mêmes, comme disent encore les prêcheurs de la vie bonne, ne donnera forme à cette pesante et inerte matière première. Nous pouvons bien nous instruire en tel ou tel domaine, élever notre niveau en mathématiques, perfectionner notre orthographe, étendre nos connaissances en physique quantique ou en langues orientales. Purement intellectuelles, ces formations ne demandent rien d’autre que de la compréhension, de la mémoire, de l’opiniâtreté. Purement psychologiques, les apprentissages de la sagesse devraient reposer sur la force conjointe de la raison et de la volonté. Or pareille conjonction est une fiction, une invention de philosophes. Une blague. Une escroquerie.

Auteur: Schiffter Frédéric

Info: Sur http://lephilosophesansqualits.blogspot.com/, note du 24.08.2012

[ bluff ] [ limites ] [ difficulté ]

 

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Ajouté à la BD par Coli Masson

introspection

Oh ! Quelle sphère de visions invisibles et de silences entendus, cet insubstantielle contrée de l'esprit ! Quelles essences ineffables, ces souvenirs intouchables et ces rêveries inavouables ! Et l'intimité de tout cela ! Un théâtre secret de monologues sans paroles et de conseils préventifs, manoir invisible de tous les états d'âme, de toutes les rêveries et de tous les mystères, lieu de villégiature infini de déceptions et de découvertes. Un royaume entier où chacun de nous règne en solitaire, interrogeant ce qu'il veut, commandant ce qu'il peut. Retraite cachée où nous pouvons étudier le livre troublé de ce que nous avons fait et de ce que nous pouvons encore faire. Un introcosme qui est plus moi-même que tout ce que je pourrai trouver dans un miroir. Cette conscience qui est le moi des moi, qui est tout, et pourtant n'est rien du tout - qu'est-ce alors ?

Auteur: Jaynes Julian

Info: The Origin of Consciousness in the Breakdown of the Bicameral Mind

[ soliloque ] [ entendement ] [ question ] [ dualité conscient - inconscient ]

 

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Ajouté à la BD par miguel

psychanalyse

3 janvier 1913
Je vous propose donc que nous rompions tout à fait nos relations privées. Je n'y perds rien, car dans mon âme je ne suis plus lié à vous que par le fil ténu de l'effet prolongé de déceptions antérieures, et vous ne pouvez qu'y gagner, puisque vous avez récemment déclaré à Munich qu'une relation intime avec un homme agissait de façon inhibitrice sur votre activité scientifique. Prenez donc votre pleine liberté et épargnez-moi les prétendus "services d'amitié". Nous sommes d'accord sur ce point, que l'homme doit subordonner dans son domaine ses sentiments personnels aux intérêts généraux. Vous n'aurez donc jamais de raison de vous plaindre d'un manque de correction chez moi là où il s'agit de communauté de travail et de la poursuite de buts scientifiques ; je peux le dire, aussi peu de raison désormais que jusqu'à présent. D'autre part j'attends la même chose de vous.

Auteur: Freud Sigmund

Info: Freud a vu en Jung son héritier spirituel. Mais ce dernier se révolte et oppose la psychologie des profondeurs, plus spiritualiste et mystique, Correspondance Sigmund Freud et Carl Jung, Correspondance 1906-1914, Editions Gallimard, NRF

[ rupture ]

 

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femmes-par-homme

Tu me dis que je t’ai envoyé des réflexions curieuses sur les femmes, et qu’elles sont peu libres d’elles (les femmes). Cela est vrai ; on leur apprend tant à mentir, on leur conte tant de mensonges ! Personne ne se trouve jamais à même de leur dire la vérité, et quand on a le malheur d’être sincère, elles s’exaspèrent contre cette étrangeté ! Ce que je leur reproche surtout, c’est leur besoin de poétisation. Un homme aimera sa lingère et il saura qu’elle est bête, qu’il n'en jouira pas moins. Mais si une femme aime un goujat, c’est un génie méconnu, une âme d’élite, etc., si bien que, par cette disposition naturelle à loucher, elles ne voient pas le vrai quand il se rencontre, ni la beauté là ou elle se trouve. Cette infériorité (qui est, au point de vue de l’amour en soi, une supériorité) est la cause des déceptions dont elles se plaignent tant !

Auteur: Flaubert Gustave

Info: Lettre à Louise Collet

[ amoureuses ] [ aveugles ]

 

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Ajouté à la BD par miguel

musique

À côté de cela, nous avons, dans cette lettre d'un jeune homme de vingt et un ans, un aveu qui restera valable jusqu'à la fin de sa vire : "Je serai plus heureux, puisque j'aurai à composer", et, plus loin : "Il suffit que j'entende parler d'opéra, que je sois au théâtre, écoute des voix - oh, je suis complètement hors de moi." Toute l'existence sociale s'est concentrée, dès cet âge relativement précoce, avec toute sa passion et son intensité, sur le besoin d'entendre et de créer de la musique : "Ce qui est mon bonheur et ma passion." C'est très étrange pour un jeune homme qui porte en même temps, et ne cessera de porter, un vif intérêt aux femmes. Mais peut-être s'expose-t-il avec la musique à moins de déceptions. Il écrit dans ce sens encore peu de temps avant sa mort, sa situation étant désespérée : "Je travaille encore, parce que composer me fatigue moins que de m'en abstenir."

Auteur: Elias Norbert

Info: Mozart, sociologie d'un génie

[ travail ] [ thérapie ] [ refuge ]

 

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athée

Je crois en Dieu seulement quand j'ai perdu mes clés. Souvent ça m'aide à les retrouver. Pour le reste, je préfère prendre les choses en main plutôt que de les confier à un type qui existe sûrement pas... ou qui se fout de nous. Ça m'évite pas mal de déceptions, notamment celle de passer des heures à me larmoyer. La religion, c'est ce qu'il nous reste quand le toubib sort de la pièce, la tête basse, en répétant qu'il est désolé. Si certains peuvent trouver du réconfort dans la vénération d'un dieu, je leur laisse ma place à la cathédrale, à la synagogue, au prieuré, à la mosquée, au fanum et au wat, au temple et à la ziggourat, à l'église et au gurdwara, au pathi et au vihara, à la pagode, au sanctuaire, au mandir et au baptistère, à l'égyptien sérapéum et à l'antique mithraeum. Qu'ils aillent y prier leurs invisibles dieux de semer leurs bontés du plus haut de leurs cieux !

Auteur: Lebel Nicolas

Info: De cauchemar et de feu

[ anticlérical ] [ mystique ]

 

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