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pères fondateurs

Parmi les hommes qui contribuèrent le plus à faire des États-Unis la merveille et la joie qu'ils sont pour nous tous, aucun ne pourrait être citoyen d'un gouvernement ainsi constitué ; car Washington et Franklin et Jefferson, certainement les trois dirigeants les plus puissants de notre histoire, étaient vus comme hérétiques à cette époque, des Déistes, comme on les appelait alors.

Auteur: Chadwick John

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[ historique ] [ Usa ]

 

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visions théologiques

L’importance qu’il accorde au sens moral, sa conviction que la morale revêt pour l’humanité une signification bien supérieure à celle des sciences et des arts, tout cela fait que le déisme de Rousseau est profondément différent de celui de Voltaire. Hostile au matérialisme, Voltaire est déiste sur la foi de la raison. Le déisme de Rousseau se colore d’un élan mystique. Aussi Voltaire le jugeait-il dangereux et porteur d’intolérance.

Auteur: Boudon Raymond

Info: Dans "Croire et savoir", page 153

[ philosophie des Lumières ]

 
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technicité

Être cartésien, comme l’a été le XVIIIe siècle, athée ou déiste, c’est participer à un certain esprit qui entend détruire la religion et la philosophie spéculative pour construire la civilisation industrielle. Ce n’est même pas adhérer à la physique cartésienne qui, chacun le sait, ne valait pas grand-chose. C’est exactement le jugement que d’Alembert porte sur Descartes dans sa préface à l’Encyclopédie de Diderot, préface que l’on a nommée la "Marseillaise des Lumières". 

Auteur: Borella Jean

Info: Tradition et modernité, L'Harmattan, Paris, 2023, page 105

[ philosophie pratique ] [ modernité ] [ conséquences ] [ valeur ] [ critique ]

 

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modestie

Je pense naturellement la religion à travers les yeux du scientifique que je suis. Ainsi je vois la religion non pas d'un point de vue confessionnel, mais dans un sens plus, disons, déiste. J'ai été influencé dans ma réflexion par les écrits d'Einstein qui a plusieur fois relaté que lorsqu'il contemplait le monde, il sentait une force sous-jacente bien plus grande que n'importe quelle force humaine. Je ressens la même chose. Il y a un sentiment de crainte, de révérence et de grand mystère.

Auteur: Kohn Walter

Info: entretien avec John F. Luca, "Dr. Walter Kohn : Science, Religion, and the Human Experience", The Santa Barbara Independent (26 Jul 2001).

[ humilité monothéiste ]

 

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idéologie

Ce mot [clérical] signifie, aujourd’hui, le parti politique qui se sert de la religion pour combattre ce qu’on est convenu d’appeler les institutions modernes. A ce compte-là, nous, qui ne combattons point les institutions modernes, ni en tant que libérales, ni en tant que républicaines, ni en tant que démocratiques, mais qui, au contraire, cherchons à mettre l’harmonie entre la religion et un régime républicain, honnête, libéral, démocratique, nous ne saurions être des cléricaux. Mais, si l’on force le sens de cette expression élastique, et si l’on entend par clérical quiconque est catholique, quiconque croit au Christ, quiconque croit en Dieu, quiconque croit à l’autorité… alors, non seulement tous les catholiques, non seulement tous les protestants, mais tous les déistes…mais M. Gambetta lui-même est un clérical, puisqu’il croit à l’autorité, envers et contre MM. Rochefort et Turquet.

Auteur: Didon Henri

Info: Lettres à Mademoiselle Th. V., Paris, Plon, 1900

[ définition ] [ polysémie ]

 

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lecture interdite

Me refuser les Confessions de Jean-Jacques est encore une excellente chose, surtout après m’avoir envoyé Lucrèce et les dialogues de Voltaire ; ça prouve un grand discernement, une judiciaire profonde dans vos directeurs. Hélas, ils me font bien de l’honneur, de croire qu’un auteur déiste puisse être un mauvais livre pour moi ; je voudrais bien en être encore là. Vous n’êtes pas sublimes dans vos moyens de cure, messieurs les directeurs ! […] ayez le bon sens de comprendre, en m’envoyant le livre que je vous demande, que Rousseau peut être un auteur dangereux pour de lourds bigots de votre espèce, et qu’il devient un excellent livre pour moi. Jean-Jacques est à mon égard ce qu’est pour vous une Imitation de Jésus-Christ. La morale et la religion de Rousseau sont des choses sévères pour moi, et je les lis quand je veux m’édifier. Si vous ne voulez pas que je devienne meilleur que je suis, à la bonne heure !

Auteur: Sade Donatien Alphonse François Marquis de

Info: Lettres à sa femme, Actes Sud, 1997, Juillet 1783

[ athée ] [ mauvaise influence ] [ chantage ]

 

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politique

Lénine espérait éveiller intelligemment les masses sur les questions religieuses. Selon lui, la religion n’existait que parce qu’il y avait un chaos terrestre, elle agissait en quelque sorte comme un contrepoids à la misérable condition de l’homme. Sur ce dernier reposait un pouvoir exploiteur. En supprimant le premier et le second, toute forme de mysticisme finirait par être balayé. Mais une simple éducation marxiste ne peut suffire, il souhaitait que l’on transmette une éducation qui soit la plus large possible, en diffusant la littérature du XVIIIe siècle de certains philosophes considérés comme athées (en fait, la plupart étaient déistes). De plus, la proclamation de la liberté de cultes devait principalement favoriser les religions minoritaires pour en finir avec l’orthodoxie, et petit à petit amener celles-ci à prendre conscience de leurs incohérences. Lénine avait une vision purement tactique, n’hésitant même pas à en 1905 à envisager une alliance avec le clergé orthodoxe s’opposant au régime. Il acceptait au sein du parti des croyants et souhaitait que l’athéisme ne soit pas mis en avant. En fait, il suivait la même stratégie qu’Adam Weishaupt, le fondateur des Illuminés de Bavière, dans sa volonté d’éduquer une élite de citoyens vertueux.

Auteur: Anonyme

Info: Dans "Les magiciens du nouveau siècle" pages 697-698

[ projet ] [ méthode ] [ utopie ]

 

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christianisme

Saint Thomas [d'Aquin] tient à ce qu’on pourrait appeler les souverainetés ou autonomies subordonnées les unes aux autres, interdépendantes entre elles mais indépendantes, insistait-il, dans leur ordre, à leurs rang et place. Il le pensait très précisément à propos de la raison et même des sens. "Soumise chez mon père, mais maîtresse chez moi", disait la fille de la maison que saint Thomas aurait soutenue sur ce point. Cela précisément le conduisait à mettre l’accent sur la dignité de l’homme, qui tendait parfois à disparaître dans certaines vues purement déistes. Personne n’oserait dire qu’il voulait séparer l’homme et Dieu. Mais il voulait distinguer l’homme de Dieu. On peut percevoir aujourd’hui, et l’on perçoit, quelle noble et humaine largeur de vues implique un sens si vif de la dignité et de la liberté humaine. Mais n’oublions pas qu’il a pour corollaire ce libre arbitre, ou responsabilité morale de l’homme, que tant de libéraux modernes cherchent à nier. Sublime et périlleuse liberté qui met en jeu le paradis et l’enfer, et tous les drames mystérieux au sein de l’âme. Distinction et non division. Mais un homme peut choisir de se séparer de Dieu ce qui, d’une certaine façon, est la plus terrible des distinctions.

Auteur: Chesterton Gilbert Keith

Info: Saint Thomas du Créateur, Dominique Martin Morin, 2016, page 35

[ créature-créateur ] [ implications ]

 

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théorie des discours

Dans les discours, la place de la vérité qui anime le discours, en étant son origine, est exclue du circuit d’échange intersubjectif, elle ne peut être que mi-dite. La production ne fait jamais retour sur la vérité subjective ou, pour le dire en d’autres termes, la jouissance ne peut jamais être complète. L’insatisfaction subjective est de structure. Dans ce dispositif, deux solutions s’ouvrent au sujet pour tenter de résoudre cette impasse de satisfaction. Il peut se plaindre à l’Autre de ce "monde si mal fait" qui empêche la jouissance, c’est ce que l’on retrouve dans toutes les sociétés régies par une incarnation totale de l’Autre, les sociétés déistes ou royales qui ont constitué l’âge ancien et l’âge classique. Il peut aussi tenter de remédier à l’impasse par la construction d’un savoir qui serait censé apporter la solution, c’est ce que propose la croyance en la science et en son progrès, c’est le moteur de l’âge moderne.

Les discours construisent l’inadéquation du sujet à son objet de jouissance, l’objet (a), l’unique trouvaille de Lacan ainsi qu’il l’affirmait. Ce qui meut alors le sujet, c’est la dimension du fantasme [...]. La castration ne veut pas dire autre chose. Il n’y a pas de souverain-bien qui comblerait le sujet. [...]

Il en va tout autrement dans les parlottes. Dans ce cadre l’objet conjoint au sujet et il y a croyance en une complétude possible par l’objet. La coupure inscrite au cœur du fantasme disparaît.

Auteur: Lesourd Serge

Info: Dans "Comment taire le sujet ?", éditions Érès, 2010, pages 166-167

[ différences ] [ psychanalyse ] [ post-modernité ]

 
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totalitarisme

Si le mot de Terreur vous semble trop gros, cherchez-en un autre, que m’importe ! Il est possible que vous lui donniez le sens de séisme, qu’il évoque pour vous des incendies, les maisons croulantes, les cadavres lacérés par la populace. Or la Terreur dont je parle ne saurait fournir aucune de ces images, précisément parce que ceux qui l’organisent sont des gens pour qui l’ordre dans la rue est une nécessité absolue. Il est puéril de se représenter un tueur sous les aspects d’un brigand de mélodrame. Maximilien Robespierre était un bourgeois très comme il faut, déiste et moraliste. Soyez sûr qu’il aurait préféré la collaboration de bourgeois tels que lui à celle des sinistres carmagnoles déchaînées par Danton. S’il avait disposé d’une armée disciplinée, d’une police intacte, d’une magistrature régulière, d’un clergé docile, d’une administration laborieuse, il eût tué autant de monde, il eût tué même beaucoup plus de monde, sans que le service des diligences, des postes ou de la voirie en ait souffert. […]

Pour moi, j’appelle Terreur tout régime où les citoyens, soustraits à la protection de la loi, n’attendent plus la vie ou la mort que du bon plaisir de la police d’Etat. J’appelle le régime de la Terreur le régime des Suspects. C’est ce Régime que j’ai vu fonctionner huit mois. Ou, plus exactement, il m’a fallu dix mois pour m’ en découvrir, rouage après rouage, le fonctionnement. Je le dis, je l’affirme. Je n’exige nullement qu’on me croie sur parole. Je sais que tout se saura un jour – demain, après-demain, qu’importe ? Mgr l’Évêque de Palma par exemple en sait autant que moi. J’ai toujours pensé que Notre Saint-Père le Pape, torturé, dit-on, par le problème de la guerre civile espagnole, aurait grand intérêt à questionner ce dignitaire sous la foi du serment. 

Auteur: Bernanos Georges

Info: Les Grands cimetières sous la lune, Librairie Plon, 1938, pages 156-157

[ répression ] [ définition ] [ gouvernement politique ]

 

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