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métaphore paternelle

Ce sera sa manière [à Lacan] de lire de manière structurale le complexe d’Œdipe de Freud. En effet, il ne s’agit plus tellement d’insister sur l’intérêt initial de l’enfant pour la mère et sur la rivalité avec le père qui "possède" la mère ; il s’agit pour Lacan de repérer que l’importance du scénario œdipien tient à ce que, pour la première fois, un autre (le père) vient se substituer au premier autre (la mère) auquel l’enfant a eu à faire. Et cette première substitution est comme le modèle de la possibilité de substitution généralisée en quoi consiste notre aptitude au langage.

Auteur: Lebrun Jean-Pierre

Info: Glossaire dans "L'homme sans gravité", page 254

[ mythe psychanalytique ] [ signifiant ] [ inconscient ]

 

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métaphore paternelle

La figure même du "père antique", pour autant que nous l’avons appelée dans notre imagerie, est une "figure de roi". La figure du père divin pose, à travers les textes bibliques, la question de toute une recherche :

– À partir de quand le Dieu des Juifs devient-il un père ?

– À partir de quand dans l’histoire ?

– À partir de quand dans l’élaboration prophétique ?

Toutes ces choses remuent des questions thématiques, historiques, exégétiques si profondes, que ce n’est même pas les poser que de les évoquer ainsi. C’est simplement faire remarquer qu’il faut bien qu’à quelque moment la thématique du problème du père, du "qu’est-ce qu’un père ?" de FREUD, se soit singulièrement rétrécie pour qu’elle ait pris pour nous la forme obscure du nœud, non seulement mortel mais meurtrier, sous lequel pour nous elle est fixée sous la forme du complexe d’Œdipe.

Auteur: Lacan Jacques

Info: 10 mai 1961

[ concept psychanalytique ] [ questions ] [ historique ]

 

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métaphore paternelle

Là où le Nom-du-Père manque, cet effet métaphorique ne se produit pas, et je ne peux arriver à faire venir au jour ce qui fait désigner le x comme le signifiant phallus. C’est ce qui se produit dans la psychose, pour autant que le Nom-du-Père est rejeté, est l’objet d’une Verwerfung primitive, n’entre pas dans le cycle des signifiants, et c’est pourquoi aussi le désir de l’Autre, nommément de la mère, n’y est pas symbolisé. 

[...] ce désir [...] n’est pas symbolisé dans le système du sujet psychotique, et, de ce fait, la parole de l’Autre ne passe nullement dans son inconscient, mais l’Autre en tant que lieu de la parole lui parle sans cesse.

[...] Tout lui parle parce que rien de l’organisation symbolique destinée à renvoyer l’Autre là où il doit être, c’est-à-dire dans son inconscient, n’est réalisé dans cet ordre. L’Autre lui parle d’une façon homogène à la première et primitive parole qui est celle de la demande.

Auteur: Lacan Jacques

Info: Dans le "Séminaire, Livre V", "Les formations de l'inconscient (1957-1958)", éditions du Seuil, 1998, page 480

[ forclusion ] [ logique structurale ]

 

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Ajouté à la BD par Coli Masson

métaphore paternelle

Questions qui représentent l’absence du père : est-ce qu’un œdipe peut se constituer de façon normale quand il n’y a pas de père, par exemple ? Ce sont des questions assurément qui sont en elles-mêmes très intéressantes, et je dirai plus, c’est par là que se sont introduits, en somme, les premiers paradoxes, ceux qui ont fait se poser les questions qui ont suivi. On s’est aperçu que ce n’était pas si simple, qu’un œdipe pouvait très bien se constituer même quand le père n’était pas là. 

Au début même, on croyait toujours que c’était par quelque excès, si l’on peut dire, présence par excès du père, qu’étaient engendrés tous les drames au temps où l’image du père terrifique était considérée comme l’élément lésionnel. Dans la névrose, on s’est très vite aperçu que c’était encore plus grave quand il était trop gentil ! 

On a fait ces écoles avec lenteur, et c’est à l’intérieur de cela d’abord que je vous parle à peu près de la question où les choses en sont maintenant, et c’est à l’intérieur de cela que je vais essayer de remettre un peu d’ordre pour voir où sont les paradoxes. 

Nous en sommes maintenant à l’autre bout, à nous interroger sur les "carences paternelles" : il y a ce qu’on appelle les pères faibles, les pères soumis, les pères matés, les pères châtrés par leur femme, enfin les pères infirmes, les pères aveugles, les pères bancroches, tout ce que vous voudrez. Il faudrait quand même essayer de s’apercevoir de ce qui se dégage d’une telle situation. Nous essayons de trouver des formules minimales qui nous permettent de progresser. D’abord la question de sa présence ou de son absence, je veux dire concrète. 

Si nous nous plaçons justement au niveau où se placent ces recherches, c’est-à-dire au niveau de la réalité - c’est ce qu’on appelle l’environnement, en tant qu’élément d’environnement, si l’on peut dire - on peut dire qu’il est tout à fait possible, concevable, réalisé, touchable par l’expérience, qu’il soit là, même quand il n’est pas là. Ce qui déjà, devrait nous inciter à une certaine prudence concernant la fonction du père, dans le maniement du point de vue purement et simplement environnementaliste.

Des complexes d’Œdipe tout à fait normaux, normaux dans les deux sens : 

– normaux en tant que normalisants, d’une part, 

– et aussi normaux en tant qu’ils dénormalisent, je veux dire par leur effet névrosant, par exemple s’établissent d’une façon exactement homogène aux autres cas, même dans les cas où le père n’est pas là, je veux dire quand l’enfant a été laissé seul avec sa mère. Première chose qui doit attirer notre attention. 

En ce qui concerne la carence, je voudrais simplement vous faire remarquer que quand le père est carent, dans la mesure où on parle de carence on ne sait jamais en quoi, parce que : 

– si dans certains cas on dit qu’il est trop gentil, cela semblerait vouloir dire qu’il faut qu’il soit méchant ! 

– D’autre part, le fait que, manifestement, il puisse être trop méchant implique qu’il vaudrait peut–être mieux de temps en temps être gentil !

En fin de compte, depuis longtemps on a fait le tour de ce petit manège. On a entrevu le problème de sa carence non pas d’une façon directe, concernant directement le sujet, l’enfant dont il s’agit mais, comme c’était évident depuis le premier abord, c’est en tant que membre du trio fondamental, ternaire, de la famille, c’est-à-dire en tant que tenant sa place dans la famille, qu’on pouvait commencer à dire des choses un peu plus efficaces concernant la carence. Mais on n’est pas arrivé pour autant à les formuler mieux.

[…] 

Je crois que cette question de la carence du père, nous allons y venir, nous y reviendrons, mais on entre ici dans un monde tellement mouvant qu’il faut essayer de faire la distinction qui nous permette de voir en quoi la recherche pèche. La recherche pèche, non pas à cause de ce qu’elle trouve, mais à cause de ce qu’elle cherche. Je crois que la faute d’orientation est celle-ci : c’est qu’on confond deux choses, qui ont un rapport mais qui ne se confondent pas, c’est le rapport au père en tant que normatif, avec le père en tant que normal.

Bien entendu, le père peut être dénormativant en tant que lui-même n’est pas normal, mais là, c’est rejeter la question au niveau de la structure névrotique, psychotique, du père. Donc, la question du père normal est une question, la question de sa position normale dans la famille en est une autre, et cette autre question ne se confond pas encore - c’est le troisième point que je vous avance, qui est important - ne se confond pas avec une définition exacte de son rôle normativant. 

Parce que je vous dis ceci : parler de sa carence dans la famille, n’est pas parler de sa carence dans le complexe. Parce que, pour parler de sa carence dans le complexe, il faut introduire une autre dimension que la dimension réaliste, si je puis dire, celle qui est définie par le mode caractérologique, biographique ou autre, de sa présence dans la famille. Voilà la direction où nous allons faire le pas suivant. 

Auteur: Lacan Jacques

Info: 15 janvier 1958

[ exceptions à la règle théorique ] [ correction ] [ objections ] [ remise en question ] [ symbolique ]

 

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