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inconscient collectif

J’ai de plus en plus le sentiment qu’une compréhension totale de la psyché (dans la mesure où cela est possible) n’est rendue possible que par l’histoire, ou plutôt grâce à l’aide de celle-ci. De même que la compréhension de l’anatomie et de l’ontogenèse n’est compréhensible que sur la base de la phylogenèse et de l’anatomie comparée. C’est pourquoi l’antiquité m’apparaît maintenant dans une lumière neuve et significative. Ce que nous trouvons à présent comprimé, rabougri ou unilatéralement différencié, dans l’âme individuelle, était largement développé dans les temps historiques. Heureux qui sait lire ces signes !

Auteur: Jung Carl Gustav

Info: Dans la "Correspondance Jung-Freud, tome 1 : 1906-1909", trad. de l'allemand et de l'anglais par Ruth Fivaz-Silbermann, éd. Gallimard, 1975, lettre du 2 décembre 1909

[ mythologie ] [ axe de recherche ] [ psychologie analytique ]

 

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Ajouté à la BD par Coli Masson

androcentrisme

3. "Si le récit d'origine de l'espèce a été systématiquement préféré à celui de l'origine de l'individu, la phylogenèse à l'ontogenèse, c'est sans doute, au moins en partie, parce que les auteurs de ces récits sont des hommes, non des femmes, alors que l'origine de l'individu, c'est-à-dire la naissance et la petite enfance, a appartenu exclusivement, pendant des siècles, à l'univers des femmes. Le récit concernant l'espèce est une pure spéculation, celui sur l'individu relève de l'observation – mais les narrateurs attitrés n'y avaient accès ou ne s'y intéressaient pas, et les observatrices étaient interdites de récit. On peut même se demander s'il n'y a pas eu un désir de compensation inconscient chez les hommes qui, ne pouvant pas gérer la procréation, se consolent en se racontant la naissance du monde."

Auteur: Todorov Tzvetan

Info: La Vie commune : Essai d'anthropologie générale, p 66

[ historique ] [ ethnocentrisme du genre ]

 

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Ajouté à la BD par Le sous-projectionniste

inconscient collectif

Le comportement d'un enfant névrosé à l'égard de ses parents quand il subit l'influence des complexes d'Œdipe et de castration présente une multitude de réactions semblables qui, considérées chez l'individu, paraissent déraisonnables et ne deviennent compréhensibles que si on les envisage sous l'angle de la phylogénie, en les reliant aux expériences faites par les générations antérieures. Il serait très intéressant de rassembler et de publier les faits auxquels je fais ici allusion. Ces faits semblent assez convaincants pour me permettre d'aller plus loin encore en prétendant que l'hérédité archaïque de l'homme ne comporte pas que des prédispositions, mais aussi des contenus idéatifs, des traces mnésiques qu'ont laissées les expériences faites par les générations antérieures. De cette manière la portée aussi bien que la signification de l'hérédité archaïque se trouveraient accrues de façon notable.

Auteur: Freud Sigmund

Info: Dans "Moïse et le monothéisme", trad. Anne Berman, éditions Gallimard, 1948, page 134

[ archétypes ] [ psychanalyse ] [ ontogenèse-phylogenèse ]

 
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Ajouté à la BD par Coli Masson

bipolarité sexuelle

Un certain degré d’hermaphrodisme anatomique est normal. Chez tout individu, soit mâle, soit femelle, on trouve des vestiges de l’organe génital du sexe opposé. Ils existent soit à l’état rudimentaire et ont privés de toute fonction, ou bien se sont adapté à une fonction différente.

La notion qui découle de ces faits connus depuis longtemps déjà est celle d’un organisme bisexuel à l’origine, et qui, au cours de l’évolution, s’oriente vers la monosexualité, tout en conservant quelques restes atrophiés du sexe contraire.

On peut transposer cette conception dans le domaine psychique et comprendre l’inversion dans ses variantes, comme l’expression d’un hermaphrodisme psychique. [...]

Mais les observations ne confirment pas cette conception. Les rapports de l’hybridité psychique avec l’hybridité anatomique évidente ne sont certes pas aussi intimes, aussi constants qu’on a bien voulu le dire. [...] En sorte qu’il faut admettre que l’hermaphrodisme somatique et l’inversion sont deux choses indépendantes l’une de l’autre.

Auteur: Freud Sigmund

Info: "Trois essais sur la théorie sexuelle", traduit de l’allemand par B. Reverchon-Jouve éditions Gallimard, 1962, pages 29-30

[ décorrélés ] [ ontogenèse ] [ homosexualité ]

 

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Ajouté à la BD par Coli Masson

philosophie-théologie

Pour saint Thomas d’Aquin, la création est tout simplement une relation, unilatérale, de dépendance, de l’ensemble du réel, par rapport à Dieu. Prise du côté de l’être créé, cette relation est une relation réelle. Prise du côté de Dieu, elle est une relation de pure raison.

[…] Dans la métaphysique de saint Thomas d’Aquin, l’Univers est créé, actuellement, par cette dépendance même à l’égard de l’Unique incréé. La création est donc une relation actuelle, et en ce sens on peut l’appeler continuée. En ce sens seulement.

Mais la cosmologie de saint Thomas d’Aquin, au départ, c’est la cosmologie d’Aristote, c’est-à-dire un système constitué de substances qui échappent au devenir, à la genèse et à la corruption, un système éternellement constitué. Saint Thomas corrige Aristote sur ce point, mais au nom de la révélation. Il affirme que le monde n’est pas éternel, parce que la révélation l’enseigne, mais il ajoute que l’intelligence humaine, sans la révélation, ne peut pas le démontrer.

Dans la perspective ouverte par Bergson, l’Univers n’est pas un système constitué de toute éternité, auquel on pourrait ajouter, comme du dehors, l’idée de création qui nous vient des Hébreux. Pour Bergson, et l’expérience nous le confirme, l’Univers se forme – ou bien il est formé – depuis des milliards d’années, et progressivement. C’est-à-dire, comme nous l’avons déjà noté, que la création est en train de s’effectuer depuis des milliards d’années. L’Univers est en régime de création continuée dans un tout autre sens que chez saint Thomas d’Aquin. Non seulement dépendance actuelle de la totalité de l’être créé par rapport à l’Unique incréé, mais composition progressive, en train de s’effectuer, de l’ensemble du réel, en sorte que nous n’en sommes pas encore au septième jour, au jour du Repos. […] L’Univers n’est pas un système qui a été créé, au commencement, d’un seul coup. Il est un système qui a été créé progressivement et qui continue d’être en régime de création. […] C’est bien ce que dit, d’ailleurs, Celui qui s’exprime dans le quatrième Evangile : "Mon père est à l’œuvre jusqu’à maintenant, et moi aussi je suis à l’œuvre" (Jn 5, 17).

L’Univers de saint Thomas, pour Bergson, comme pour nous, en cette fin du XXe siècle, est un Univers constitué d’un seul coup, et donc fixe, achevé depuis le début. La création ne s’y manifeste pas empiriquement, elle ne s’y décèle pas dans l’expérience, précisément parce que cet Univers est pensé comme tout fait, achevé. Tandis que l’Univers bergsonien, qui est l’Univers réel, est un Univers en genèse. […]

Les thomistes, le plus souvent, refusent d’appeler création cette genèse continuée de nouveauté. Ils préfèrent l’appeler devenir. Et pour eux, le devenir, ce n’est pas la création. Tout devenir, en effet, n’est pas création, car il existe un devenir qui est corruption, croissance de l’entropie. Mais il existe un devenir qui est la création elle-même en train de s’effectuer, c’est ce devenir qui est genèse, ontogenèse ou phylogenèse, cosmogenèse et biogenèse.

C’est sur ce point, semble-t-il, que porte le différend entre Bergson et les thomistes, en ce qui concerne la doctrine de la création, et ses rapports avec l’évolution. Quelques thomistes sont disposés à accepter l’idée d’une création continuée, telle que Bergson l’a dégagée, et telle que l’expérience cosmique générale l’impose aujourd’hui. Mais ils sont peu nombreux.

Auteur: Tresmontant Claude

Info: La crise moderniste, éditions du Seuil, 1979, pages 85-86

[ christianisme ] [ définition ] [ différence ] [ origine ] [ statique-dynamique ]

 

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