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L’homme, parce qu’il est homme, est mis en présence de problèmes qui sont comme tels des problèmes de signifiants. Le signifiant, en effet, est introduit dans le réel par son existence même de signifiant, parce qu’il y a des mots qui se disent, parce qu’il y a des phrases qui s’articulent et s’enchaînent, liées par un médium, une copule, de l’ordre du pourquoi ou du parce que. C’est ainsi que l’existence du signifiant introduit dans le monde de l’homme un sens nouveau.

Auteur: Lacan Jacques

Info: dans le "Séminaire, Livre IV", "La relation d'objet", éditions du Seuil, 1994, page 410

[ connecteurs logiques ] [ grammaire ] [ symbolisation ]

 

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Seuls les humains produisent de la fiction, et seulement en certaines circonstances. Nous en ignorons les buts précis. Mais l'une des choses que la fiction accomplit est de vous faire reconnaître ce que vous ne saviez pas avant. C'est ce que cherchent bon nombre de disciplines mystiques : tout simplement voir, vraiment, et être éveillé. Ce qui signifie que vous reconnaissez les choses qui vous entourent avec plus d'acuité, et que ces choses semblent nouvelles. Avoir un " regard neuf " et la reconnaissance sont en réalité la même chose.

Auteur: Le Guin Ursula K.

Info: entretien dans The Paris Review, 2013

[ verbalisation ] [ imagination ] [ ouverture ]

 

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Je pense simplement que l'expérience quotidienne nous révèle à chaque instant que nous sommes davantage parlés que parlants — la psychose en constitue le point d'orgue évident — et cela est patent dans le lien social qu'est la cure analytique : l'analysant est chargé d'une histoire qu'il ne fera que répéter, comme le pantin de sa propre vie qu'il ne comprend pas, s'il ne parvient pas à l'articuler par la gorge ...

En partant de la théologie (au commencement était le verbe), passant par la philosophie Socratique (La chasse aux mots), reprise par Hegel (Ruse de la raison), prolongée de manière originale par Freud (Inconscient) et formalisée, notamment dans la théorie des Discours, par Lacan, tout l'indique.

Le langage n'est pas une fonction (communicationnelle) que l'Homme a en plus de l'animal mais est la structure dont son sujet est l'effet.

Auteur: Goubet-Bodart Rudy

Info: Publication facebook du 20.02.2021

[ psychanalyse ] [ possession ]

 
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Premièrement, ce désir [du rêve] vise d’abord au maintien du sommeil – Freud l’a articulé de la façon la plus expresse – c’est-à-dire de cet état où pour le sujet se suspend la réalité. Deuxièmement, ce désir est désir de mort. Il l’est d’autre part, et en même temps il l’est de façon parfaitement compatible, pour autant que c’est souvent par l’intermédiaire de ce second désir que le premier est satisfait, le désir de mort étant ce en quoi le sujet du Wunsch* se satisfait.

[...] quand je dis Le sujet du Wunsch se satisfait, je mets ce sujet entre parenthèses. Tout ce que nous dit Freud, c’est que c’est un Wunsch qui se satisfait.

Il se satisfait de quoi ? Je dirai – il se satisfait de l’être. Entendez, de l’être, satisfait. C’est tout ce que nous pouvons dire, car le rêve n’apporte avec soi aucune autre satisfaction que la satisfaction au niveau du Wunsch, c’est-à-dire une satisfaction verbale, si l’on peut dire.

Auteur: Lacan Jacques

Info: Dans le "Séminaire, Livre VI : Le désir et son interprétation", éditions de La Martinière et Le Champ Freudien éditeur, 2013, page 60, *désir organisé selon un scénario, celui d’un verbe articulant un sujet et un objet

[ langage ]

 

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L’existence de tout organisme vivant a pour corrélat dans le monde un ensemble singulier d’objets présentant un certain style. Mais s’agissant de l’homme, cet ensemble est d’une diversité surabondante, luxuriante. De plus, l’objet humain, le monde des objets humains, reste insaisissable comme objet biologique. Or, ce fait se trouve dans cette conjoncture devoir être étroitement, voire indissolublement, mis en relation avec la soumission, la subduction de l’être humain par le phénomène du langage.

[...] ce qui est saisissable au niveau du discours concret, se présente toujours, par rapport à l’engendrement du sens, dans une position d’ambiguïté, étant donné que le langage est tourné vers des objets qui incluent déjà en eux-mêmes quelque chose de la création qu’ils ont reçue du langage même. C’est ce qui a pu faire l’objet de toute une tradition, voire de toute une rhétorique philosophique, celle de la critique dans le sens le plus général, qui pose la question – que vaut ce langage ? Que représentent ces connexions par rapport à celles auxquelles elles paraissent aboutir, qu’elles se posent même pour refléter, et qui sont les connexions du réel ?

C’est en effet la question à quoi aboutit une tradition philosophique dont nous pouvons définir la pointe et le sommet par la critique kantienne, qui peut s’interpréter comme la plus profonde mise en cause de toute espèce de réel, pour autant que celui-ci est soumis aux catégories a priori non seulement de l’esthétique, mais aussi de la logique. C’est là un point-pivot, d’où la méditation humaine est repartie pour retrouver ce qui n’était point aperçu dans cette façon de poser la question au niveau du discours logique et d’interroger la correspondance entre le réel et une certaine syntaxe du cercle intentionnel en tant qu’il se ferme dans toute phrase.

Auteur: Lacan Jacques

Info: Dans le "Séminaire, Livre V", "Les formations de l'inconscient (1957-1958)", éditions du Seuil, 1998, page 50

[ circularité ] [ recherche d'une sortie ] [ idiomes interfaces ] [ signes transcodés ]

 

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"L'inconscient est le discours de l'autre", ce n'est pas le discours de l'autre abstrait, de l'autre dans la diade, de mon correspondant, ni même simplement de mon esclave; c'est le discours de tout un certain circuit dans lequel je suis intégré, parce que je suis un des chaînons. C'est le discours qui est celui de mon père par exemple, en tant que mon père a fait des fautes que je suis absolument condamné à reproduire; je suis condamné à les reproduire parce qu'il faut que je reprenne ce discours qu'il m'a légué, non pas simplement parce que je suis son fils, mais parce qu'on n'arrête pas la chaîne du discours, et que je suis chargé de le transmettre dans toute sa forme aberrante et mal posée, à quelqu'un d'autre, c'est-à-dire à poser à quelqu'un d'autre le problème d'une situation vitale où il y a toutes les chances qu'il achoppe également, c'est-à-dire que ce discours fasse enfin cette sorte de petit circuit, où se trouve pris toute une famille, toute une coterie, voire tout un camp, toute une nation ou la moitié du globe, et qu'on appelle cette forme circulaire d'une certaine parole, précisément pour autant qu'elle est à la fois juste à cette limite de sens et de non-sens, qui fait que c'est une parole problématique, c'est-à-dire que quelque chose est posé qui est un problème, qui est la solution d'une question symboliquement posée.

Ce que nous trouvons dans le besoin de répétition, tel que nous le voyons surgir au-delà du principe de plaisir, c'est cela qui vacille au-delà de tous les mécanismes d'équilibration, d'harmonisation et d'accord, sur le plan biologique, c'est quelque chose qui est introduit par le registre du langage, la fonction du symbole, et la problématique de la question dans l'ordre humain.

Auteur: Lacan Jacques

Info: Séminaire du 19 janvier 1955

[ structure ] [ logos ] [ racines culturelles ] [ indicible ]

 
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Pour le psychanalyste, le Réel est cette instance logique, indissociable du Symbolique et de l’Imaginaire dont elle constitue le nouage, le Réel se caractérise de l'impossible: impossible à dire, impossibie à symboliser, impossible à imaginer, et qui cependant se fait jour à travers la parole...

Selon la façon dont se nouent les registres du Réel, du Symbolique et de l’Imaginaire, nous obtenons la structure de ce qui se spécifie comme appartenant aux champs de la Religion, de la Science et de la psychanalyse (ou de l’art): la religion (RSI) Réalise à travers un Symbole ce qu’elle offre à Imaginer, par exemple le mystère de l'Eucharistie comme réellement corps et sang du Christ à travers le Symbolique (concept du dieu trine) de l'Idée qu'elle se fait de Dieu (l'homme à l'image de Dieu, et sa réciproque tout aussi bien: idée d’un dieu parfait, infiniment "bon" et aimable...)

La science (SIR) Symbolise (S=concept), l'Idée (l’image) qu'elle se fait du Réel: le tropisme inhérent au discours scientifique consiste en cette volonté de réduire le Réel au Symbolique, que "tout le Réel" finirait par être répertorié, comptabilisé, rendu transmissible sous la forme de formules qui. passant de main en main sans que leur contenu en soit affecté le moins du monde, ni par qui les transmet ni par qui les reçoit, en rendraient compte "objectivement", "pour tous"... d'où l'évacuation systématique hors de la sphère scientifique du sujet ($) en tant qu’il est manifeste du réel (le grain de sable de l’énonciation)...

Moyennant quoi, la Science se définit d’être réfutable, selon l’épistémologue Karl Popper lui-même...

La psychanalyse (IRS) imagine, invente (I=Idée) ce qui du Réel (R=ce qui relève du percept, par le biais de la jouissance, de la souffrance...), peut se symboliser, se dire, s'écrire (S=concept=mathème, topologie)... L'approche psychanalytique fait en sorte que la vie du sujet s’organise autour du vide central (das Ding) identifié comme ce qu'il y a de plus Réel (ce qui fait dire à Beckett que rien n'est plus réel que rien)...

La linguistique, d’abord, peut définir le matériel de la psychanalyse, voire l’appareil de son opération, elle laisse en blanc (les semblants) ce qui la rend effective en psychanalyse (raison pour laquelle la "science des discours", Lacan la nomme "linguisterie"...) La psychanalyse ne cesse depuis Freud d’affirmer que la vérité de la souffrance, c’est d’avoir la vérité comme cause: "Aussi bien dirions-nous que la découverte de Freud est cette vérité que la vérité ne perd jamais ses droits."

Céder sur les mots, c'est toujours avoir déjà cédé sur les choses. Ne compromets pas ton désir, tes besoins et tes demandes s'en trouveront automatiquement satisfaits.

Faire de la santé un objectif direct est contre-productif, tu dois concentrer ton énergie sur autre chose si tu veux que ta santé advienne. Inverse les devises du sens commun, aux fausses certitudes proposées par la réalité, privilégie le mystère du réel, aux sourires fielleux des compromis, des arrangements mensongers, de la soumission, préfère la morsure de la vérité. Prends des risques, confronte-toi à ta peur, fais de la vérité ta priorité, et ta santé viendra par surcroît. Apprendre à parler correctement sa propre langue est le premier moment du système immunitaire.

Auteur: Dubuis Santini Christian

Info: Publication facebook 30.12.2020

[ pensée adéquate ] [ noeud borroméen ] [ thérapie ] [ mal de vivre ] [ indicible priméité ]

 

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