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psychanalyse-psychologie

De [Otto] Gross, j’ai aussi des nouvelles par Jones, qui doit être chez vous à présent. Il n’y a malheureusement rien à dire de lui ; il est tombé, et ne causera plus que du tort à notre cause.

Auteur: Freud Sigmund

Info: Lettre à C. G. Jung, 30 juin 1908

[ jugement ] [ saboteur ] [ imposteur ]

   

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inséré par Coli Masson

— Ψ → B → Φ · Le bit réside dans le saut, non dans le proton nu.

psychanalyse-psychologie analytique

Être névrosé peut donc servir à devenir bon psychanalyste, et au départ, cela a servi à Freud. Comme Monsieur Jourdain avec sa prose, nous faisons du sens, du contre-sens, du non-sens. Encore fallait-il y trouver des lignes de structure. Jung lui aussi, en s’émerveillant, redécouvre, dans les symboles des rêves et des religions, certains archétypes propres à l’espèce humaine. Cela aussi est une structure – mais autre que la structure analytique.

Auteur: Lacan Jacques

Info: Dans le "Séminaire, Livre I", "Les écrits techniques de Freud (1953-1954)", éditions du Seuil, 1975, page 11

[ différences ] [ discours ]

   

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inséré par Coli Masson

— Ψ → B → Φ · L'eau ne pense pas : elle fait circuler.

psychanalyse-psychologie analytique

Bien entendu, il y a tout un stock, tout le bagage des images. Ouvrez pour le savoir les livres de M. Jung et de son école, et vous verrez que des images, il y en a à n’en plus finir – ça bourgeonne et ça végète de partout – il y a le serpent, le dragon, les langues, l’œil flambant, la plante verte, le pot de fleurs, la concierge. Ce sont toutes des images fondamentales, incontestablement bourrées de signification, seulement on n’en a strictement rien à en faire, et si vous vous baladez à ce niveau, vous ne réussirez qu’à vous perdre avec votre lumignon dans la forêt végétante des archétypes primitifs.

Auteur: Lacan Jacques

Info: Dans le "Séminaire, Livre V", "Les formations de l'inconscient (1957-1958)", éditions du Seuil, 1998, page 158

[ critique ] [ errance ] [ coordonnées à l'origine ]

   

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inséré par Coli Masson

— Ψ ⇄ B ⇄ Φ · Mettre en veille entre les cycles. Propager uniquement si Φ réinjecte Ψ.

psychanalyse-psychologie analytique

[Selon Jung] [...] la profonde transformation de la réalité qui se manifeste dans les psychoses est due à une métamorphose de la libido, analogue à celle que Freud a entrevue à propos des névroses. Seulement, chez le psychotique, dit Jung, la libido est introvertie dans le monde intérieur du sujet – notion qui est laissée dans le plus grand vague ontologique. C’est en raison de cette introversion que la réalité sombre pour lui dans un crépuscule. Le mécanisme des psychoses est donc en parfaite continuité avec celui des névroses.

Freud [...] voit la théorie analytique se transformer chez Jung en un vaste panthéisme psychique, série de sphères imaginaires s’enveloppant les unes les autres, qui conduit à une classification générale des contenus, des événements, de l’Erlebnis de la vie individuelle, et enfin de ce que Jung appelle les archétypes. Ce n’est pas dans cette voie qu’une élaboration clinique, psychiatrique, des objets de sa recherche peut se poursuivre. [...] La réalité est-elle constituée par cette projection libidinale universelle qui est au fond de la théorie jungienne ? Ou bien y a-t-il au contraire une relation d’opposition, une relation conflictuelle, entre pulsions du moi et pulsions libidinales ?

Auteur: Lacan Jacques

Info: Dans le "Séminaire, Livre I", "Les écrits techniques de Freud (1953-1954)", éditions du Seuil, 1975, pages 190-191

[ monisme-dualisme ] [ différences ]

   

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inséré par Coli Masson

— Ψ ⇒ B ⇒ Φ · L'eau ne pense pas : elle fait circuler.

psychanalyse-psychologie

Le terme de frustration [...] est devenu le leitmotiv des mères pondeuses de la littérature analytique de langue anglaise, avec tout ce qu’il comporte d’abandonnisme et de relation de dépendance. Or, ce terme est tout simplement absent de l’œuvre de Freud. L’usage primaire de notions extraites de leur contexte, comme celle d’épreuve de la réalité, ou de notions bâtardes comme celle de relation d’objet, le recours à l’ineffable du contact affectif et de l’expérience vécue, tout cela est proprement étranger à l’inspiration de l’œuvre de Freud.

Ce style tend depuis quelques temps à se rabattre au niveau d’un optimisme niais mis au principe d’un moralisme équivoque, et fondé sur un schématisme également grossier, qui est bien l’image la plus sommaire dont il ait été donné à l’homme de redécouvrir son propre développement – la fameuse succession des phases dites prégénitales de la libido. La réaction n’a pas manqué de se faire sentir, si bien que nous en sommes maintenant à la restauration pure et simple d’une orthopédie du moi [...].

Ce glissement assez invraisemblable tient, je crois, à ceci, qu’il y a une profonde méconnaissance à penser que l’analyse est faite pour nous servir de passerelle afin d’accéder à une sorte de pénétration intuitive, et de communication facile avec le patient. Si l’analyse n’avait été qu’un perfectionnement de la relation médecin-malade, nous n’en aurions littéralement pas besoin.

Auteur: Lacan Jacques

Info: Dans le "Séminaire, Livre III", "Les psychoses", éditions du Seuil, 1981, pages 373-374

[ révisionnisme freudien ] [ critique ] [ malentendu ] [ historique ] [ inassouvissement ] [ manque ]

   

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inséré par Coli Masson

— Ψ ⇄ B ⇄ Φ · Mettre en veille entre les cycles. Propager uniquement si Φ réinjecte Ψ.

psychanalyse-psychologie

C’est la grande distinction si mal comprise par tant de gens entre la psychanalyse (qui ne concerne la personne qu’à travers l’expérience – fût-il un enfant – de son histoire passée) et la psychothérapie (qui peut prendre toutes sortes de moyens pour l’aide directe concernant ses difficultés actuelles).

La psychanalyse est un travail lent qui – parfois – semble avoir un effet thérapeutique rapide, parfois non et même souvent peu convaincant à court terme.

Au contraire, bien des cures psychothérapiques donnent des résultats appréciables à court terme, et sans récidives.

C’est une des raisons de la méfiance de tant de gens vis-à-vis de la psychanalyse et de leur moindre défiance vis-à-vis de ces nombreuses psychothérapies plus ou moins justifiées par des théories issues de la psychanalyse et appliquées au moins en ce qui concerne leurs fondateurs par des psychanalystes de formation, déçus de la longueur du travail dans beaucoup de cures dites classiques.

Je ne suis pas l’ennemie des psychothérapies ; il m’est même arrivé d’en faire. Et cependant, quel que soit le temps donné à une psychanalyse, même interrompue avant sa fin, l’expérience montre que les effets à long terme sont toujours positifs et profitables, non seulement au patient, mais à ses descendants (quand il en aura, s’il s’agit d’un enfant ou d’un adolescent).

Au contraire, les effets d’une psychothérapie réussie s’arrêtent avec l’arrêt de la psychothérapie et ne jouent pas un rôle préventif sur l’évolution ultérieure quand l’enfant deviendra adolescent, en activité génitale sociale et parent lui-même.

[...] Une psychothérapie touche peu au passé, soutient le patient à sortir de son impasse anxiogène actuelle, à prendre son parti des côtés viables, en les aménageant, de ce qui lui paraissait sans espoir avant d’en avoir considéré tous les aspects avec son psychothérapeute. Le transfert avec le psychothérapeute qui est le nerf du travail est utilisé mais non explicité comme un leurre névrotique qui soutient illusoirement le patient dans la conviction que son psychothérapeute sait pour lui. Ce rôle du supposé sachant est, au regard du patient, en psychothérapie, tenu par son psychothérapeute (qui utilise sa confiance pour l’aider).

Au contraire, le psychanalyste sait qu’il ne sait rien ou pas grand-chose, et seulement en ce qui le concerne lui-même, en tout cas rien en ce qui concerne son patient. C’est le patient qui sait (sans savoir qu’il sait) pour tout ce qui le concerne (et cela même s’il s’agit d’un enfant, d’un bébé). Le travail qu’ils font ensemble démystifie rapidement l’illusion du patient qui voudrait que son psychanalyste soit pour lui le tout sachant.

Auteur: Dolto Françoise

Info: La cause des enfants, Editions Robert Laffont, Paris, 1985

[ différence ] [ définitions ] [ symptômes ] [ généalogie ] [ sujet supposé savoir ]

   

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inséré par Coli Masson

— Ψ ↔ B ↔ Φ · L'eau ne pense pas : elle fait circuler.