a castration n’est pas une castration réelle. Cette castration est liée, avons-nous dit, à un désir. Elle est même liée à l’évolution, au progrès, à la maturation du désir chez le sujet humain. Si elle est castration, il est bien certain d’autre part que le lien à cet organe, si difficile, d’ailleurs dans la notion de complexe de castration, à bien centrer, ce n’est pas une castration s’adressant aux organes génitaux dans leur ensemble.
C’est bien pour cela d’ailleurs que chez la femme elle ne prend pas l’aspect d’une menace contre les organes génitaux en tant que tels mais en tant qu’autre chose, justement en tant que phallus. De même chez l’homme, on a pu légitimement poser la question de savoir s’il fallait, dans cette notion de complexe de castration, isoler le pénis comme tel ou y comprendre le pénis et les testicules ? À la vérité, bien entendu, c’est bien ce qui désigne que ce dont il s’agit est autre chose que ceci ou cela : c’est quelque chose qui a un certain rapport avec les organes mais un certain rapport dont le caractère justement signifiant déjà, dès l’origine, ne fait pas de doute. Et c’est ce caractère signifiant qui domine.
Disons qu’à tout le moins, un minimum doit être retenu dans ce qu’est, dans son essence, le complexe de castration : le rapport d’un désir, d’une part, avec d’autre part, ce que j’appellerai dans cette occasion, une marque. Pour que le désir, nous disent l’expérience freudienne et la théorie analytique, traverse heureusement certaines phases, arrive à maturité, il faut que quelque chose d’aussi problématique à situer, que le phallus soit marqué de ce quelque chose qui fait qu’il n’est maintenu, conservé, que pour autant qu’il a traversé la menace de castration à proprement parler.
Années: 1901 - 1981
Epoque – Courant religieux: récent et libéralisme économique
Sexe: H
Profession et précisions: psychanalyste
Continent – Pays: Europe - France