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écrivain-sur-écrivains

Céline : au fond, dans le genre et le prolongement de Rousseau puis Baudelaire. Des types qui se mettent dans leur tort d’une façon extrême pour faire ressortir le tort général, et que le général a tort.

Auteur: Muray Philippe

Info: Ultima Necat, tome 1, Les Belles Lettres, 2015, 1er avril 1981

[ symptômes ] [ filiation ]

   
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inséré par Coli Masson

— Ψ ⇒ B ⇒ Φ · Le sol parle avant le langage.

beaux-arts

L'élimination de l'artiste est l'un des objectifs aveugles de toute civilisation. Lorsqu'une civilisation devient standardisée au point que l'individu ne peut plus y laisser son empreinte, alors cette civilisation se meurt. L'esprit de masse a pris le dessus et une nouvelle série de gloires nationales se dirige vers le tas de ferraille de l'histoire.

Auteur: Faure Elie

Info:

[ prodromes ] [ symptômes ] [ normalisation ] [ signes avant-coureurs ]

   

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inséré par miguel

— Ψ → B → Φ · La pensée n'est pas dans la tête. Elle passe à travers.

punition

Ce sentiment [de culpabilité] est évidemment le mode de résistance provenant d’un surmoi particulièrement dur et cruel. Si le patient doit ne pas guérir et continuer à être malade, c’est parce qu’il ne mérite pas mieux. Cette résistance, tout en ne gênant pas notre travail intellectuel, le rend inefficace ; si elle nous permet parfois de supprimer telle ou telle forme de la névrose, elle se montre aussitôt prête à le remplacer par une autre, éventuellement par quelque maladie organique. Ce sentiment de culpabilité explique aussi comment certains névrosés, atteints de troubles graves, peuvent guérir ou voir leur état s’améliorer du fait de malheurs réels. C’est qu’en réalité une seule chose importe : être malheureux – et cela de n’importe quelle façon. La muette résignation avec laquelle de pareils sujets supportent un destin parfois cruel est très surprenante, mais aussi très révélatrice.

Auteur: Freud Sigmund

Info: Dans "Abrégé de psychanalyse", trad. Anne Berman, Presses Universitaires de France, 1949, page 49

[ glissement des symptômes ] [ souffrance ] [ instance hostile ]

   

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inséré par Coli Masson

— Ψ ⇄ B ⇄ Φ · La pensée n'est pas dans la tête. Elle passe à travers.

psychanalyse-psychologie

C’est la grande distinction si mal comprise par tant de gens entre la psychanalyse (qui ne concerne la personne qu’à travers l’expérience – fût-il un enfant – de son histoire passée) et la psychothérapie (qui peut prendre toutes sortes de moyens pour l’aide directe concernant ses difficultés actuelles).

La psychanalyse est un travail lent qui – parfois – semble avoir un effet thérapeutique rapide, parfois non et même souvent peu convaincant à court terme.

Au contraire, bien des cures psychothérapiques donnent des résultats appréciables à court terme, et sans récidives.

C’est une des raisons de la méfiance de tant de gens vis-à-vis de la psychanalyse et de leur moindre défiance vis-à-vis de ces nombreuses psychothérapies plus ou moins justifiées par des théories issues de la psychanalyse et appliquées au moins en ce qui concerne leurs fondateurs par des psychanalystes de formation, déçus de la longueur du travail dans beaucoup de cures dites classiques.

Je ne suis pas l’ennemie des psychothérapies ; il m’est même arrivé d’en faire. Et cependant, quel que soit le temps donné à une psychanalyse, même interrompue avant sa fin, l’expérience montre que les effets à long terme sont toujours positifs et profitables, non seulement au patient, mais à ses descendants (quand il en aura, s’il s’agit d’un enfant ou d’un adolescent).

Au contraire, les effets d’une psychothérapie réussie s’arrêtent avec l’arrêt de la psychothérapie et ne jouent pas un rôle préventif sur l’évolution ultérieure quand l’enfant deviendra adolescent, en activité génitale sociale et parent lui-même.

[...] Une psychothérapie touche peu au passé, soutient le patient à sortir de son impasse anxiogène actuelle, à prendre son parti des côtés viables, en les aménageant, de ce qui lui paraissait sans espoir avant d’en avoir considéré tous les aspects avec son psychothérapeute. Le transfert avec le psychothérapeute qui est le nerf du travail est utilisé mais non explicité comme un leurre névrotique qui soutient illusoirement le patient dans la conviction que son psychothérapeute sait pour lui. Ce rôle du supposé sachant est, au regard du patient, en psychothérapie, tenu par son psychothérapeute (qui utilise sa confiance pour l’aider).

Au contraire, le psychanalyste sait qu’il ne sait rien ou pas grand-chose, et seulement en ce qui le concerne lui-même, en tout cas rien en ce qui concerne son patient. C’est le patient qui sait (sans savoir qu’il sait) pour tout ce qui le concerne (et cela même s’il s’agit d’un enfant, d’un bébé). Le travail qu’ils font ensemble démystifie rapidement l’illusion du patient qui voudrait que son psychanalyste soit pour lui le tout sachant.

Auteur: Dolto Françoise

Info: La cause des enfants, Editions Robert Laffont, Paris, 1985

[ différence ] [ définitions ] [ symptômes ] [ généalogie ] [ sujet supposé savoir ]

   

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inséré par Coli Masson

— Ψ → B → Φ · L'émotion traverse le temps comme l'eau traverse le sol.