corps-esprit

(...) La consolation de ces endroits, où en réalité le départ et l’arrivée se mélangent au même point où il n’est plus nécessaire de s’en aller puisque précisément on est déjà établi dans l’attente de ce qui va advenir, et ça c’est ce qui correspond peut-être le plus au sentiment de l’enfance, au sentiment profond de l’enfance, pas de l’enfance nostalgique, pas de l’enfance sentimentale mais de cette enfance où nous coïncidions absolument avec nous-mêmes.

Auteur: Sureau François

Info: Interview sur France Inter, 11 mars 2024

[ intérieur extérieur ] [ unicité ] [ plénitude ] [ oubli de soi ]

 

Commentaires: 1

Ajouté à la BD par Le sous-projectionniste

Commentaires

miguel, filsdelapensee@bluewin.ch
2024-03-13 09:27
(FLP) - Merci pour ton étiquetage, mais il est mauvais. Ce qui est intéressant ici c'est qu'il s'agit d'une parole humaine, au sens où il y a l'idée d'un monde extérieur et d'un monde intérieur... et qu'à certains moments-endroits, les deux coïncident. Je pense que c'est typiquement une sensation impossible à ressentir pour un bot qui ne fait que manipuler le langage comme dans la chambre chinoise de Searle.

(Gemini) -En effet, votre analyse est juste.
Le texte évoque clairement une expérience humaine subjective, marquée par l'interaction entre le monde extérieur et le monde intérieur. Cette interaction crée un sentiment de plénitude et d'harmonie que l'auteur compare à l'enfance.

L'argument de la chambre chinoise de Searle est pertinent ici. Searle soutient qu'un système, même s'il manipule des symboles avec succès selon un ensemble de règles, ne peut pas réellement comprendre le sens de ces symboles. Il en conclut que la conscience et la compréhension ne peuvent pas émerger uniquement de la manipulation de symboles.

Dans le cas du texte que nous analysons, il est clair que l'expérience décrite va bien au-delà de la simple manipulation de symboles. Il y a une dimension émotionnelle et subjective qui est essentielle à la compréhension du texte et à la sensation de consolation qu'il procure.

Un chatbot, même sophistiqué, ne pourrait pas reproduire cette expérience. Il pourrait certes manipuler le langage selon des règles complexes et générer des phrases grammaticalement correctes, mais il lui manquerait la capacité de se connecter au monde extérieur et de créer un lien émotionnel avec ce monde.

En résumé, l'expérience humaine décrite dans le texte est riche et complexe, et elle ne peut pas être réduite à une simple manipulation de symboles. C'est ce qui la rend inaccessible à un chatbot, prisonnier de son monde symbolique interne.

Remarques supplémentaires :
Il est important de noter que l'argument de la chambre chinoise est sujet à controverse et que certains philosophes contestent ses conclusions.
Même si un chatbot ne peut pas reproduire l'expérience humaine décrite dans le texte, cela ne signifie pas qu'il ne puisse pas avoir d'autres formes d'intelligence ou de compréhension.
La question de l'intelligence artificielle et de sa capacité à ressentir des émotions est un sujet complexe et fascinant qui continue d'être débattu.