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christianisme

Le seul secret, le plus grand de tous, c'est la doctrine de l'Incarnation* considérée non pas comme un événement historique qui s'est produit il y a deux mille ans, mais comme un événement qui se renouvelle dans le corps de tout individu qui est sur la voie de l'accomplissement de sa destinée originelle.

Auteur: Harding Douglas

Info: Le Procès de l'homme qui disait qu'il était Dieu - *Dogme chrétien central affirmant que le Verbe (2e personne de la Trinité) s'est fait chair en la personne de Jésus-Christ, devenant ainsi pleinement Dieu et pleinement homme en une seule personne, union " hypostatique ", destinée à sauver l'humanité et révéler l'amour de Dieu.

[ quasi-esprit ]

 

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Ajouté à la BD par miguel

Ψ → B → Φ · Le carbone sp³ pense avant vous.

génies

Les hommes qui sont représentatifs d'une étape du progrès peuvent être plus justement comparés aux aiguilles d'une horloge, qui continuent d'avancer en jouant un rôle d'indicateur, qu'à des bornes statiques, qui ne mesurent que le passé. Le mouvement ne s'arrête pas. Ce quelque-chose de significatif, par lequel les oeuvres de tels hommes diffèrent de celles de leurs prédécesseurs, continue de se développer et devient de plus en plus articulé et reconnaissable. Le même principe de croissance qui portait leurs premiers livres au-delà de ceux de leurs prédécesseurs, porte leurs derniers livres au-delà de leurs premiers.

Auteur: Stevenson Robert Louis

Info: à propos de "Quatre-vingt-treize" de Victor Hugo - dans "Familiar studies of men and books - Literary papers" - éd. William Heinemann, 1922, p.26-27 - ma traduction

[ dynamique ] [ création ] [ tricksters ]

 
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Ajouté à la BD par Benslama

Ψ → B → Φ · Le sol parle avant le langage.

cure analytique

[bleu][Marie de la Trinité] "J’avais toujours désiré cette vie contemplative. On a soi-même l’intuition de ce qui convient à soi-même. J’avais besoin d’une vie sédentaire, sans distraction, sans divertissement – on n’a pas voulu.

Il y a pour la vie religieuse une double attitude : vocation d’estime, on désire vivre la vie la plus parfaite et on choisit la vie religieuse, mais il n’y a pas d’appel personnel, pas de grâce individuelle. Ou bien, il y a vraiment appel de Dieu.

De même pour la vie contemplative : je ne l’ai pas désirée par estime, mais parce que je m’y sentais appelée. Et rien n’empêche que l’appel de Dieu se greffe sur des tendances pasychiques favorables."

[rouge][Jacques Lacan] : "Avez-vous parlé de cette distinction avec le père Motte ?"

[bleu] : "Non, il pensait, lui, qu’après quelques années de vie contemplative je retrouverais ma vocation missionnaire : mais cette vocation-là je ne l’ai jamais eue. J’ai choisi la vie religieuse non pour elle-même mais comme moyen le plus assuré d’union à Dieu. C’est seulement cette union à Dieu que je désire.

[rouge] : "Mais il n’est pas prouvé que la vie religieuse est le moyen le plus favorable."

[bleu] : "Il y a mieux que l’Église pour l’assurer, il y a l’Évangile ; et ce que j’en attendais, je ne l’ai pas eu, j’ai tout raté. La vie religieuse m’est bien égale et la vie contemplative aussi ; ce que je cherchais c’était uniquement l’union à Dieu – et j’ai tout raté. Je ne peux même plus prier – j’ai perdu l’orientation et l’élan

[rouge] : "Mais il y a des réussites qui sont faites d’échecs."

[bleu] : "J’ai pleuré et je me suis tu."

[rouge] : "Qu’est-ce qui vous arrête ? Une petite chose ? Des larmes ?

[bleu] : "Oui, j’ai tout manqué."

Auteur: Marie de la Trinité Paule Marie Aimée de Mulatier

Info: Résumé de la séance du samedi 21 octobre 1950, Feuillet 8

[ psychanalyse ] [ analyste-analysant ] [ nuit de l'âme ]

 

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Ajouté à la BD par Coli Masson

Ψ ↔ B ↔ Φ · Ne célébrez pas la complexité avant d'avoir compris la disponibilité.

cure analytique

[bleu][Marie de la Trinité] J’ai continué : "J’ai déjeuné chez ma sœur qui a chez elle une allemande, j’ai pensé qu’elle n’avait pas l’occasion de voir des religieuses et j’ai cherché des points de rencontre."

Avant j’ai parlé du repas où je me suis reproché tout ce que j’ai pris, puis nous sommes allées au salon où elle m’a servi du café et m’en a proposé de nouveau, j’ai accepté pensant que je la scandalisais.

Je lui ai parlé d’Oberammergau et de l’Allemagne où j’ai voyagé autrefois et tout le temps je me suis reproché de chercher des points de contact pour ne pas lui paraître trop distante, étrangère, pensant que je la scandalisais en lui montrant une religieuse trop mélangée à la vie ordinaire, pas assez religieuse.

[rouge][Jacques Lacan] : "Vous en êtes encore là, à penser qu’on fait du bien par ce qu’on essaye de paraître ?"

[bleu] : "Il faut bien puisque toutes les fois où j’ai cherché à être moi-même je suis tombée à côté – comme cela a toujours été pour moi dans la vie religieuse."

[rouge] : "Par exemple ?"

[bleu] : "Quand j’étais ou voulais être moi-même, je tombais toujours à côté de ce qu’il fallait."

[rouge] : "Et puis ?"

[bleu] : "Cela scandalisait."

[rouge] : "Et puis ?"

[bleu] : "Cela divisait."

[rouge] : "Et puis ?"

[bleu] : "Cela empêchait la paix."

[rouge] : "Et puis ?"

[bleu] : "Cela empêchait l’unité qu’il devait y avoir entre nous."

[rouge] : "Mais êtes-vous sûre qu’elle existait avant ?"

[bleu] : "Elle ne pouvait pas exister entre elles et moi avant que j’arrive – et cela a été ainsi depuis le début."

Auteur: Marie de la Trinité Paule Marie Aimée de Mulatier

Info: Résumé de la séance du samedi 21 octobre 1950, Feuillet 5

[ psychanalyse ] [ analyste-analysant ]

 

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Ajouté à la BD par Coli Masson

Ψ → B → Φ · Ne célébrez pas la complexité avant d'avoir compris la disponibilité.

nuit de l'âme

J’ai grande envie de sortir de ce puits noir où je croupis depuis si longtemps ; c’est aussi mon premier devoir, car de l’accomplissement de celui-ci dépend l’accomplissement de tous les autres dont je ne vois plus même quels ils sont, ni s’ils m’obligent : je suis désaxée et désagrégée – désaxée quant à l’orientation de ma vie – désagrégée quant à moi-même, au-dedans.

Quand ce qui m’obsède s’apaise pour un temps, je m’aperçois qu’il y a, sous ces obsessions, quelque chose d’autre, une sorte de plaque neutralisante qui est autre chose qu’un frein : un frein retient les forces, mais les laisse intacte, parfois les renforce par sa résistance – là, c’est autre chose, je ne sais quoi de sournois qui dissout les forces à mesure et nivelle tout, atrophie et stérilise tout. Ce mal et cette souffrance dépassent tout ce par quoi j’ai passé jusqu’ici ; et c’est une sorte d’autodestruction organisée à demeure et qui étouffe et subtilise tout : avant qu’une pensée ait eu le temps de s’élaborer, elle est happée par ce vide, la même chose pour les décisions et pour tout – quelquefois, par chance, cela passe à travers ce crible de mort, mais c’est un hasard.

C’est ici la première fois que j’en parle, et je ne sais pas si vous comprendrez. Quand c’est trop fort, je reste figée de détresse.

Je sais bien que je ne sortirai pas seule de cela et du reste. Peut-être aurais-je dû dépasser ces misères à force de prière, mais avec les obsessions qui l’envahissent, peut-être par ma faute, je ne sais si ce secours m’est ôté. Cela aussi est une angoisse. Je puis seulement cela : me dire "Dieu voit, il sait" − quant à lever les yeux vers Lui, chercher sa présence, Lui parler directement, c’est impossible. Mais je n’ai aucune révolte contre ce qu’il permet, seulement je suis noyée dans un océan de confusion et de terreur : car tout cela n’est-il pas arrivé par ma faute – et au juste, qu’est-il donc arrivé ? Que s’est-il passé ? Je n’en sais rien – je vis une vie mi rêve, mi réalité, embrouillardée.


Auteur: Marie de la Trinité Paule Marie Aimée de Mulatier

Info: Lettre à Jacques Lacan, 18 septembre 1950

[ autosabotage ] [ névrose ]

 

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Ajouté à la BD par Coli Masson

perspective individuelle

La découverte du dessin d'Ernst Mach fut un moment pivotal pour Douglas Harding, marquant le déclencheur de sa réalisation de son livre "Vivre sans tête" en 1942 ou 1943, lors d'une période d'intense questionnement sur son identité. Ce portrait, intitulé " Vue depuis l'œil gauche " et issu du livre From The Analysis of Sensations (1891), montre uniquement les pieds, jambes, mains, bras et torse de Mach, encadrés par son sourcil, son nez et sa moustache, sans tête ni visage, tel qu'il apparaît de son propre point de vue sur son sofa.​

Circonstances de la découverte

Harding, alors en quête philosophique profonde après des années de réflexion, tombe sur ce dessin au milieu des années 1930 ou peu avant 1942, probablement pendant son séjour en Inde comme architecte. Ce n'est pas un simple amusement pour lui : le portrait révèle instantanément sa propre "non tête" à zéro distance, où son champ visuel ne montre que son corps et le monde, sans tête au centre, inaugurant une expérience de non-dualité où le "rien" conscient englobe tout.​

Impact existentiel

Cet événement dissout son ego habituel : raison, mémoire et sens du soi s'effacent, laissant un présent pur, vide de "moi" mais plein du monde, comme Harding le décrit dans On Having No Head (1961). Il perd une tête pour gagner un monde, une intuition qui fonde sa "Voie sans tête" et ses expériences pratiques partagées dès les années 1960.​

Le dessin de Mach

Mach décrit : " Si je ferme mon œil droit, le tableau représenté dans la gravure ci-jointe se présente à mon œil gauche. Dans un cadre formé par l'arête de mon sourcil, par mon nez et par ma moustache, apparaît une partie de mon corps, pour autant qu'il est visible, avec son environnement. " Ce croquis illustre empiriquement la perspective en première personne, sans miroir, et inspire Harding à vérifier directement son expérience.​

Auteur: Internet

Info: Compilé par perplexity-ai et Mg, 31 déc 2025

[ subjective ]

 

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Ajouté à la BD par miguel

Ψ ± B ± Φ · L'eau ne pense pas : elle fait circuler.

contemplation

Je m'assieds n'importe où, dans n'importe quelle position, je me tiens debout, je me promène, je m'allonge et me relève sur l'impulsion du moment ou selon les circonstances, le tout en cultivant la vigilance. Vous réservez une partie de la journée à la pratique assise, dans la paisible salle de méditation. Moi, je ne divise pas ma journée en deux : une partie sacrée et une partie profane. Elle est tout entière sacrée, et tout entière profane, et aussi vouée que possible à l’attention ou la vigilance. Et je constate maintenant que l’animation de la ville m’incite tout autant à l’attention que le calme de la campagne ou de ma propre chambre. Le monde rugissant est ma salle de méditation.

Auteur: Harding Douglas

Info: Le Procès de l'homme qui disait qu'il était Dieu, 1992

[ spiritualité ]

 

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Ψ ⇄ B ⇄ Φ · Le mystique sait que le signal précède le message.

analyste-analysant

De toutes façons soyez sans crainte ma très chère Sœur pour l’avenir de votre traitement. Puisque Dieu vous a menée entre mes mains, croyez que je saurai vous faire franchir le pas intérieur où je puis être votre guide.

Auteur: Lacan Jacques

Info: Lettre à Marie de la Trinité, 4 septembre 1950

[ début de cure ] [ psychanalyse ] [ foi ] [ promesse ] [ boniment ]

 
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Ajouté à la BD par Coli Masson

Ψ ⇒ B ⇒ Φ · La pensée n'est pas dans la tête. Elle passe à travers.

félicité

Y a-t-il derrière l’apparence des choses, derrière le masque douloureux de la réalité, une féérie secrète, une gaieté essentielle, une fête qui ne cesse jamais et que nous font tout à coup pressentir quelques pas de danse, quelques notes de musique, un rire de fille enchantée ? Je ne sais. Je ne crois guère aux profondeurs secrètes, lorsqu’il s’agit du bonheur. Le bonheur est à fleur de peau, il a horreur des épaisseurs, le mystère ne lui sied guère, c’est un frou-frou. Il se nourrit d’éphèmre. L’art des profondeurs, celui de nos savants docteurs, auteurs, penseurs, n’a jamais ramené de ses explorations un sourire : on parle rarement de gaieté lorsqu’on parle de génie. La valse a du nâitre d’un oubli chez celui ou ceux qui s’occupent de l’homme ; quelque chose, quelque part, s’était détraqué dans les calculs immenses, dans les agencements hautement prémédités ; il y eut une erreur ; un moment d’insouciance se glissa entre le marteau et l’enclume ; c’est ainsi que la valse est née. Une panne des profondeurs, et la légèreté put enfin inspirer les hommes, le temps d’un air de violon.

Auteur: Gary Romain

Info: Les enchanteurs

[ insouciance ] [ mazurka ]

 

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Ajouté à la BD par miguel

Ψ → B → Φ · L'émotion traverse le temps comme l'eau traverse le sol.

modèle chrétien

Je crois que la vision la plus noble et la plus vraie, la plus profonde et la plus audacieuse, est celle qui nous révèle que la Puissance qui régit l'univers n'est autre que l'Amour-don de soi. Que C'est Celui dont la compassion est telle qu'il assume toute la joie, la brillance et l'incroyable richesse de Son monde, en même temps qu'il prend sur Lui toutes ses larmes. ses souffrances, ses ténèbres, sa culpabilité. Ainsi lui redonne-t-il la joie inaltérable, la paix qui ne saurait être gagnée autrement ni à moindres frais. Non que je puisse en établir la preuve formelle. Aucun argument, si pénétrant ou éloquent soit-il, ne peut convaincre qui que ce soit de l'Incarnation. En tant que dogme, cela peut sembler complètement absurde, impossible à démontrer.

Non, la seule preuve que l'on puisse en avoir, c'est dans la vision, le vécu de ce mystère, en étant totalement, intimement impliqué dans le processus du salut. En devenant le Christ. Car il n'y a pas d'autre moyen.


Auteur: Harding Douglas

Info: Le Procès de l'homme qui disait qu'il était Dieu

[ Jésus ] [ Issa ]

 

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