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pénombre

Cette nuit- là, les étoiles scintillantes dessinaient une tapisserie à l'aiguille dans le ciel, et le clair de lune, de ce jaune pâle des blés moissonnés, brillait sur les troncs des bouleaux tout proches, embrasant leur écorce argentée comme des réverbères.

Auteur: Rasmussen Rebecca

Info: Evergreen

[ nature ]

 

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crépuscule

C'était l'heure du thé, avant l'entrée des lampes. La villa dominait la mer ; le soleil disparu avait laissé le ciel tout rose de son passage, frotté de poudre d'or ; et la Méditerranée, sans une ride, sans un frisson, lisse, luisante encore sous le jour mourant, semblait une plaque de métal polie et démesurée.
Au loin, sur la droite, les montagnes dentelées dessinaient leur profil noir sur la pourpre pâlie du couchant.

Auteur: Maupassant Guy de

Info: Contes du jour et de la nuit, Le Bonheur

[ couleurs ]

 

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clair-obscur

Certains objets paraissent blancs dans l'obscurité.

Quand une vague lueur les caresse, même les choses qui ne sont pas à proprement parler blanche diffusent une pâle clarté.

La nuit, dans le séjour où je n'allumais pas la lumière, je dépliais le canapé-lit sur lequel je m'allongeais et dans la pénombre, au lieu d'essayer de dormir, je me mettais à l'écoute du temps qui s'écoulait. J'observais les ombres qui dessinaient les arbres sur le mur blanc.

Auteur: Han Kang

Info: Blanc

[ pénombre ]

 

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Ajouté à la BD par miguel

personnage

Ses longs cheveux dessinaient un gribouillage énervé qui aurait eu besoin d'un soin à l'huile chaude, son visage était un dessin compliqué avec trop de rides, mais il était grand, avait les épaules larges et aurait pu la prendre dans ses bras pour lui faire faire le tour du pâté de maisons, pour monter une volée de marches en cas de nécessité ou si l'envie lui en avait pris, une qualité qui avait malheureuse ment manqué à ses ex, et elle était raide dingue de ses yeux sombres à l'expression franche qui semblaient dire : Vous Êtes Ici.

Auteur: Beagin Jen

Info: On dirait que je suis morte

[ regard ] [ présence ]

 

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Ajouté à la BD par miguel

déclic

Des vieillards assis au bord de l'étang nourrissaient les carpes ; des étudiants dessinaient les cerisiers en fleur dans leurs carnets de croquis ; sur les bancs, des couples déjeunaient d'un repas froid préparé à la maison ; des époux en jogging faisant leur parcours au pas de course ; des dames ramassaient les crottes de chien, des familles entières se promenaient. Toutes ces petites scènes entraient dans notre champ de vision, composant un tableau plein de béatitude. On aurait dit des figures de cire exposées dans un pavillon intitulé précisément Maison du bonheur.
Cependant, étrangement, plus ce qui nous entourait semblait représenter une image fidèle du bonheur, plus je sentais monter en moi une tristesse sans raison qui menaçait de me faire perdre l'équilibre, comme si j'avais à porter non seulement mon propre malheur, mais aussi celui des autres.

Auteur: Hitonari Tsuji

Info: L'arbre du voyageur

[ déprime ] [ littérature ]

 

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nature

Avoir la foi ou non, c'est le problème des hommes. Les dieux s'en moquent. Leur rôle est de créer. En langue nenets, les quatre éléments sont désignés par des mots simples, mélodieux comme des notes de musique : i - l'eau ; ia - la terre ; tou - le feu; noum - le ciel. Les sons premiers, fondateurs. Ce jour-là, il n'y avait autour de nous que cette pulsation originelle, rien d'autre. Peut-être les dieux avaient-ils décidé de détruire ou d'effacer de la face de la terre cette île, éphémère et inutile, qui avait épuisé tout sens et toute histoire. Peut-être jouaient-ils simplement à créer des formes, puis d'autres. Quelle importance ? Mais leur présence et leur force gigantesque étaient là, bien là; leur génie s'exprimait dans chaque trace que le flux et le reflux des vagues dessinaient sur le sable.

Auteur: Golovanov Vasilij Âroslavovic

Info: Eloge des voyages insensés : Ou L'île, p. 263

[ vocabulaire ] [ brièveté ] [ traduction ]

 

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ouragan

Les derniers rayons du jour illuminèrent aussi les vagues déferlantes d’un océan en furie. Des colonnes de lumière lardèrent les nuages tumultueux de l’ouest et tachèrent d’or la surface de l’eau, telles des pétales de fleurs tombés du royaume des cieux. Par-delà ces pétales, des nuages noirs dessinaient un monde aussi obscur que la nuit, tandis que se levait une tempête, rideau divin suspendu entre ciel et mer. Il ne resta bientôt plus comme source de lumière que de brefs éclairs foudroyant l’écume neigeuse crachée par les vagues. Au creux d’un de ces pétales d’or, un destroyer se retrouva bientôt à la crête d’une déferlante née dans les abysses et, dans un grondement terrible, sa proue se heurta à un mur de vagues qui souleva une écume si monumentale qu’elle absorba avidement les dernières rémanences de clarté vespérale, comme un gigantesque oiseau mythique déployant ses immenses ailes d’un or aveuglant…

Auteur: Liu Cixin

Info: La forêt sombre

[ couchant ] [ crépuscule ]

 

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Ajouté à la BD par miguel

femme-par-homme

Elle avait seulement des yeux bleus, tout bleu profond comme une poupée de velours, des yeux chauds qui se dessinaient pourtant mal sous des paupières boursouflées et envahissantes.

Elle avait aussi une peau blanche et un peu molle qui n’attendait que du temps pour tomber en bajoues. C’est pas sa peau qui était belle. Ni son nez qui était bien quelconque, ni sa bouche non plus, qui riait d’un côté et méprisait de l’autre, ni ses trois petits poils follets qui bagarraient dans des reflets, ni son menton lourd et indéfini, ni ses gros nichons en poires, ni ses jambes non plus, grosses et bientôt molles, avec des chevilles ambitieuses qui partageaient déjà la gélatine du mollet… Peut-être bien qu’elle était vraiment laide, ma Paulette, mais elle avait ses yeux. Pas même ses yeux, son regard, ce petit rien qui brillait. Et puis ses cheveux bien souples et bien doux. Et puis je l’aimais. 

Auteur: Amila Jean Meckert

Info: Les coups, éditions Gallimard, 1942, pages 179-180

[ amoureux ] [ attraction-répulsion ] [ portrait ]

 

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Ajouté à la BD par Coli Masson