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intrications

Comme les feuilles des arbres, nos vies sont des partitions uniques et pourtant mêlées les unes aux autres. Elles ont commencé à s'écrire avec l'univers et s'achèveront en même temps que lui.

Auteur: Calderon Franck

Info: La prétendue innocence des fleurs

[ existences ]

 

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signes

Tout comme la musique prend vie dans son exécution par des instrument, il en va de même pour les mathématiques. Les symboles sur la page n'ont pas plus à voir avec les mathématiques que les notes sur une page de musique. Ils représentent simplement l'expérience.

Auteur: Devlin Keith

Info:

[ équations ] [ partitions ]

 

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orchestre

Vers le XVe siècle, il paraît qu'on réduisit en France la viole à de plus petites proportions, pour en former le violon tel qu'on le connaît aujourd'hui, et pour borner cet instrument à quatre cordes ; ce qui peut faire croire que cette réforme se fit en France, c'est que le violon est indiqué dans les partitions italiennes de la fin du XVIe siècle sous le nom de petit violon à la française.

Auteur: Fétis François-Joseph

Info: la Musique, II, 16

[ historique ]

 

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mélodie secrète

Un sourd de naissance, mais qui aurait toujours vécu en compagnie de musiciens, finirait par comprendre que les partitions musicales sont les symboles de quelque chose, dont l’essence intime est radicalement différente, mais dont la structure est la même. Il pourrait faire la mathématique de la musique, puisque la mathématique de la musique entendue est la même que la musique de la partition écrite. "C’est comme cela que nous connaissons la nature : nous savons en lire les partitions, mais nous n’entendons pas sa musique."

Auteur: Ruyer Raymond

Info: La gnose de Princeton, 1974

[ symbolique ] [ réalité ] [ esprit ] [ vérité ] [ harmoniques simplifiées ] [ fréquences codifiées ] [ architecture sonore ] [ résonnances-raisonnateurs ] [ langages ]

 
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Ajouté à la BD par SANTARINI

musique

Enfant chéri des dames. Ce Stéphanois talentueux reçut, en 1842; le prénom de Jules, et ne s 'en est pas consolé. Incessamment, il "courtise la muse" mais ne prend, pour lui faire un enfant, nulle peine, même légère. De là, certains ratages. Auteur d'une trentaine de partitions, dont la plus sincère est l'Adorable Sidi Belboul. Cet officiant religioso-critique pour mysticocottes, verse son eau bénite parfumée dans d'étranges porcelaines. En traîne de Wagner, pose, comme feu Gounod, pour adorer Mozart et répète : "Lui, c'est le maître". Massenet n'est que la sous-maîtresse.

Auteur: Willy

Info: à propos du compositeur Massenet

[ vacherie ]

 

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conseils

J'ai joué pendant vingt ans de la musique classique, contemporaine, lu des centaines de partitions, de structures et de formes complexes, belles et chiantes avant de comprendre que ce qui nous transforme et nous transcende, c'est tout simplement deux sons mis en mouvement qui peuvent nous parler du fin fond des temps. Il faut se foutre des styles, des écoles, des modes, des civilisations même, des études : il faut élaguer. Les formes et les mouvements de la création m'ont toujours interpelée. Regardez un arbre. Sa complexité, sa simplicité et sa beauté, sa tête pointue attirée par le ciel, l'espace autour. Le "laisser être", voilà la chose : j'ai toujours cru au travail et à la réflexion mais il faut laisser venir les choses.

Auteur: Léandre Joëlle

Info: cité dans "Musiques expérimentales", de Philippe Robert - éd. Le Mot et le Reste, p.250

[ beaux-arts ] [ dépassement ] [ sons organisés ] [ sérénité du présent ]

 
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Ajouté à la BD par Benslama

harnachement

ELLE enfonce ses instruments à cordes et à vent et ses lourdes partitions dans le dos ou la façade des gens. Droit dans le flanc de ces gros lards sur lesquels ses armes rebondissent comme des balles en caoutchouc. Parfois, si le cœur lui en dit, faisant passer dans une seule main serviette et instrument, elle enfonce sournoisement l’autre poing sous des manteaux d’hiver, des capes ou des lodens inconnus. Elle profane le costume national autrichien dont les boutons en corne de cerf lui adressent un sourire racoleur. A la façon d’un kamikaze elle utilise son propre corps comme une arme, puis avec l’extrémité de son instrument, du violon ou de l’alto plus lourd, se reprend à cogner dans ces gens qui rentrent tout poisseux du travail. Quand le tram est bien plein, vers six heures, on peut en blesser du monde rien qu’avec de grands gestes. 

Auteur: Jelinek Elfriede

Info: La Pianiste

[ voyageur encombrant ]

 
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Ajouté à la BD par miguel

lecture

Vers le milieu de la nuit, j'ai pris Mrs Dalloway, le livre de chevet de la première Esther. Si j'en juge par l'état de ses pages, il a dû être lu très souvent. Par elle. Puis par moi. Ouvert, refermé, emporté, porté contre le cœur. Avec ses partitions, cet exemplaire est la seule trace que j'aie de ma grand-mère maternelle. Les passages qu'elle a soulignés me sont parvenus intacts, malgré la texture défraîchie des feuillets. Et cette femme que je connais seulement par les photos que l'on a conservées d'elle, cette femme si belle, m'est devenue intime au point d'avoir l'impression, parfois, que c'est elle qui pense en moi. Il suffit que j'ouvre le livre au hasard: les mots qu'elle a aimés, ceux qu'elle a notés dans la marge d'une écriture élégante ont fini par ne s'adresser qu'à moi, qui les recueille et m'y blottis tour à tour. De ces mots, je suis sûre. De l'amour qu'elle avait pour eux aussi. Celui que je leur porte me prouve qu'elle m'aurait aimée, elle, sans qu'il soit besoin de lui plaire, de lui obéir aveuglément, de capituler devant elle au point de tuer tout désir.

Auteur: Roland Nicole

Info: Les veilleurs de chagrin

[ complicité transgénérationnelle ] [ bouquin patiné ] [ annotations ] [ dialogue platonique ]

 

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Ajouté à la BD par miguel

sciences

Entre l'interprétation d'une et la partition de cette symphonie, il existe une certaine ressemblance, dite de structure. La ressemblance est telle que, connaissant la "grammaire" musicale, vous êtes à même de déduire indifféremment la musique de la partition écrite, ou la partition écrite de la musique. Or voilà que vous êtes sourd de naissance, mais que vous avez toujours vécu en compagnie de musiciens. À force de parler et de lire sur les lèvres, vous finirez par comprendre que les partitions musicales sont les symboles de quelque chose dont l'essence intime est radicalement différente, mais dont la structure est la même. Vous ne pourrez jamais vous faire une idée de ce que peut représenter la musique, mais vous pourrez en faire toute la mathématique, puisque la mathématique de la musique est la même que la mathématique de la partition écrite. Eh bien c'est un peu comme cela que nous connaissons la nature. Nous savons en lire les partitions, et par le raisonnement nous pouvons apprendre sur elle tout ce que le sourd apprend sur la musique. Mais il a sur nous un avantage : il peut communiquer avec les musiciens. Nous, nous ne saurons jamais si la musique écrite dans nos partitions est sublime ou grotesque ; peut-être même, en dernière analyse... (Mais c'est un doute que le physicien, au coeur même de son travail, n'a pas le droit de nourrir) peut-être nos partitions ne figurent-elles rien d'autre que le silence de leur propre écriture.

Auteur: Bertrand Russell

Info: ABC de la relativité, p.184, 10|18 no 233

[ nombres ]

 

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guitariste-sur-guitariste

J'étais encore très jeune, à peine 18 ans, quand j'ai commencé à travailler avec Frank Zappa. À l'époque, j'étais juste ce gamin de Long Island, dans ma chambre d'ado, fasciné par la musique progressive des années 70 et passionné de composition depuis toujours. Découvrir l'univers de Frank fut un choc et une révélation. Après avoir déménagé en Californie, il se trouve que j'ai pris un appartement juste en bas de la rue de Frank. Très vite, je me suis retrouvé plongé dans ce monde incroyable.

Tout a commencé parce que j'ai eu l'audace de lui envoyer des transcriptions de ses morceaux, ces partitions pleines de rythmes absurdes, d'une complexité presque inhumaine — " The Black Page ", entre autres. J'avais aussi joint à mon courrier un enregistrement de mon propre groupe, pensant " et si jamais il écoute... ". Frank a été impressionné par la précision et la musicalité de mon travail ; il a senti que je pouvais l'aider à retranscrire ce langage étrange qui était le sien.

Frank avait une capacité extraordinaire à détecter chez un musicien cette petite étincelle, ce potentiel un peu étrange, un peu à part, presque impossible à définir mais profondément réel pour lui. Quand il recrutait des musiciens pour son groupe, il cherchait toujours cette différence, cette faculté à faire quelque chose d'extraordinaire, d'inédit. Ce n'était pas une question de technique froide ou d'ego. Il voulait que chacun possède un talent singulier, une énigme qu'il pourrait révéler en confrontant à ses propres défis musicaux. Chez moi, il a tout de suite vu mon goût pour la musique à haute densité d'information, mon côté " casse-cou " prêt à déchiffrer et à jouer l'impossible. Je crois que c'est ça qui l'a séduit.

Intégrer son groupe n'était pas facile. Le niveau d'exigence était surréaliste ; il disait toujours : " si tu n'as pas ce qu'il faut, tu ne resteras pas ". Mais il ne te demandait jamais de faire ce que tu ne pouvais pas faire. Il cherchait simplement à tirer de toi ce qui était unique et à en faire émerger toute la force, au service de sa musique.

Être le " stunt guitarist " de Zappa, c'était accepter d'être mis au défi en permanence, de se retrouver face à des partitions qui semblaient injouables, des rythmes qui semblaient absurdes, mais aussi d'avoir la liberté d'explorer, de proposer, d'expérimenter. J'ai pu toucher du doigt son génie, ce feu sacré qu'il animait chez chacun de ses musiciens, et j'en ai gardé la certitude que la différence et l'audace sont essentielles pour vraiment se situer à un autre niveau, en musique comme ailleurs.​​

Auteur: Vaï Steve

Info: Compilation de plusieurs interview

[ rock ] [ band leader ] [ virtuosité ]

 

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Ajouté à la BD par miguel