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hommes-par-femme

Une femme peut penser à dix choses en même temps.

Un homme aussi.

Mais les dix sont les mêmes.

Auteur: Marvez Monique

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[ humour ] [ comparés ]

 

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Ψ ⇒ B ⇒ Φ · Le carbone sp³ : première forme stable, roche-mère physico-chimique.

humour

Les nouvelles technologies, c’est formidable : avant je ne comprenais rien toute seule, maintenant je ne piges rien en étant aidée.

Auteur: Marvez Monique

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[ intelligence artificielle ]

 

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Ψ ⇒ B ⇒ Φ · Coordination ≠ synchronisation.

origine du vivant

L'origine de la vie sur Terre pourrait être bien plus simple qu'on ne le pensait

L'origine de l'apparition des premières molécules vivantes sur notre planète fait débat depuis longtemps. Des récentes expériences nous révèlent toutefois de nouvelles informations sur les conditions plausibles de la Terre primitive.

Cette recherche apporte des précisions sur l'une des hypothèses majeures concernant l'apparition de la vie: le monde à ARN. Elle suggère que les ingrédients nécessaires, combinés à des minéraux très communs et à des cycles hydrologiques simples, ont pu conduire à l'assemblage de l'acide ribonucléique.

Une expérience ancrée dans la géologie primitive

Les chercheurs ont reproduit en laboratoire un environnement plausible de la Terre il y a plus de quatre milliards d'années. Pour cela, ils ont mélangé les précurseurs chimiques de l'ARN (à savoir le ribose, un sucre à 5 carbones, le phosphate et les quatre nucléobases fondamentales que sont l'adénine, la guanine, la cytosine et l'uracile) avec des composés spécifiques: des borates, présents dans les anciens océans, et du basalte, une roche volcanique omniprésente.

Ce mélange a ensuite été soumis à des cycles répétés d'humidification et de séchage. Ces cycles avaient vocation à reproduire les transitions que notre planète a connu par le passé à proximité des aquifères géothermiques et des souterrains. L'équipe a constaté que ce processus a permis la formation de chaînes d'ARN sans autre intervention humaine que celle consistant à placer les ingrédients dans un tube à essai.

Les travaux, très étayés et publiés dans Proceedings of the National Academy of Sciences, révèlent que contrairement à ce que l'ont pensait jusqu'alors, les borates n'ont pas bloqué la synthèse. Au contraire, ils ont joué un rôle stabilisateur pour le ribose, un sucre naturellement fragile qui se dégrade facilement. Cette stabilisation a permis au ribose de rester disponible pour former l'ossature de la molécule d'ARN, une étape préalable indispensable.

Le basalte, quant à lui, a servi de surface sur laquelle les réactions ont pu s'effectuer avec une plus grande efficacité. Cette synergie entre des ingrédients chimiques simples et un substrat géologique banal démontre que la synthèse prébiotique de l'ARN ne nécessitait pas un concours de circonstances exceptionnel, mais pouvait émerger d'un environnement planétaire commun.

Des implications cosmiques pour l'apparition de la vie

Les scientifiques maintient l'idée selon laquelle une collision de la Terre avec une protoplanète riche en matériaux organiques, aurait pu fournir simultanément les précurseurs nécessaires ainsi que l'énergie requise pour initier les réactions chemiques nécessaires à la création de la vie.

De ce point de vue, la portée de ces découvertes dépasse le cadre terrestre. En effet, les missions spatiales ayant permis le retour d'échantillons, comme OSIRIS-REx, ont confirmé la présence de ribose et d'autres briques de l'ARN dans la matière astéroïdale. Ces molécules organiques complexes existent donc dans l'espace, ce qui renforce l'idée qu'elles ont pu être délivrées de la même manière sur d'autres planètes rocheuses par des impacts similaires à celui que notre planète a connu.

D'ailleurs, la planète Mars partageait avec la Terre primitive un contexte similaire de bombardements intenses. La détection de borates à sa surface par les rovers, couplée à la présence ancienne d'eau liquide, indique que les ingrédients et conditions nécessaires à cette chimie prébiotique y étaient également réunis. La formation d'ARN, ou de molécules analogues, a donc pu être une possibilité sur notre voisine planétaire.

Pour aller plus loin: Qu'est-ce que l'hypothèse du "Monde à ARN" ?

Cette hypothèse suggère une étape clé dans la longue marche vers le vivant. Elle imagine une période où des molécules d'ARN, capables à la fois de porter une information et de catalyser des réactions chimiques simples, ont existé et évolué, avant l'apparition des premières cellules.

Il est important de comprendre que la formation spontanée de molécules d'ARN, aussi prometteuse soit-elle, ne constitue pas en elle-même la création de la vie. Cela représente plutôt l'assemblage d'un outil moléculaire sophistiqué. La vie, telle que nous la définissons, nécessite un système délimité, capable de métabolisme, d'auto-entretien et de reproduction avec variation.

L'hypothèse du "Monde à ARN" propose que cet outil ait pu être le point de départ. Des molécules d'ARN capables de se copier, même imparfaitement, auraient pu initier un processus de sélection naturelle moléculaire. Les séquences les plus stables ou se répliquant le plus efficacement auraient alors pris le dessus.

Cette étape hypothétique est donc considérée comme un pont possible entre la chimie ordinaire et la biologie évolutive. Elle ne résout pas à elle seule l'énigme de l'origine de la vie, mais elle identifie un candidat plausible pour le premier acteur d'une histoire bien plus longue et complexe.



Auteur: Internet

Info: https://www.techno-science.net/, Cédric Depond, 8 janvier 2026 - Source: Proceedings of the National Academy of Sciences

[ frontière ] [ abiotique ] [ biotique ]

 

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Ψ → B → Φ · Le carbone sp³ pense avant vous.

adaptabilité

Le piège mortel de la suroptimisation

Le culte de la performance ne se contente pas d'être inefficace à long terme : il devient carrément destructeur. Le biologiste rappelle la définition moderne de la performance, dévoyée par les contrôleurs de gestion : " la somme de l'efficacité et de l'efficience ", soit atteindre son objectif avec le moins de moyens possibles. Ce qui était initialement "l'art de bien faire" s'est transformé en logique mécanique où "le bien est devenu le bien réglé".

Dans le sport de compétition, cette dérive atteint des sommets dramatiques. Le dopage en est l'illustration la plus criante : "Quand on fait du sport de compétition, on ne voit plus qu'un seul objectif à atteindre, quitte à détruire tout le reste, y compris son corps", observe le biologiste. Il cite la loi de Goodhart : "Quand une mesure devient une cible, elle cesse d'être fiable." La focalisation exclusive sur la performance transforme le sport en machine à broyer les individus.

Mais c'est peut-être en géopolitique que les leçons de robustesse sont les plus urgentes. Olivier Hamant s'appuie sur le témoignage du diplomate britannique Rory Stewart, relatant l'occupation de l'Irak en 2003. Là où les Anglo-Américains tentaient de tout contrôler, générant insécurité et chaos, les Italiens "restent dans leur caserne", adoptant une approche de sous-optimalité qui s'est révélée bien plus pacificatrice. Face aux Trump, Poutine, Netanyahou et autres "aficionados de la performance", le chercheur est catégorique : "Ça ne marche que dans un monde stable et abondant en ressources. Un parasite dans un monde qui devient fluctuant avec des pénuries chroniques de ressources tombe." Une prédiction qui prend des allures prophétiques au regard de l'actualité vénézuélienne et des soubresauts autoritaires mondiaux.

La robustesse comme projet politique

Loin d'être un concept purement descriptif, la robustesse peut devenir un véritable programme politique. Pour Olivier Hamant, cela passe d'abord par une réhabilitation de l'incohérence : "Le dialogue, c'est faire chanter les incohérences, ce sont les désaccords féconds", affirme-t-il en référence à Patrick Viveret. Les conventions citoyennes sur le climat en ont fourni la preuve : 150 personnes tirées au sort, incluant même des négationnistes, ont produit des propositions plus ambitieuses que les experts. La diversité des points de vue, loin de paralyser l'action, la renforce.

Le chercheur prône également une relecture urgente de Darwin, trop longtemps réduit à la "sélection du plus fort". Or, dans L'Affiliation de l'homme (1871), Darwin emploie 70 fois le mot "sympathie" et décrit de nombreux cas de coopération, d'escargots qui s'entraident aux comportements solidaires. "On l'a un peu raté là Darwin, on a juste prélevé ce qui nous convenait dans la révolution industrielle", regrette le biologiste. Réhabiliter cette lecture plus nuancée, c'est redonner à l'évolution sa véritable complexité, faite autant de coopération que de compétition.

Au niveau territorial, des signes encourageants émergent. Contrairement aux gouvernements nationaux et supranationaux, "les politiques plus territoriaux vivent dans le territoire avec l'effectuation, et en fait ça ne marche pas, la performance". Les collectivités locales, confrontées quotidiennement à la complexité du réel, redécouvrent empiriquement les vertus de la robustesse. Les conventions territoriales pour le climat essaiment, portant la preuve que d'autres voies sont possibles.

Face à la polarisation extrême de ce début 2026, Olivier Hamant ne cède ni au pessimisme ni à l'optimisme béat. Il observe simplement que les systèmes suroptimisés, "ça casse", relevant une forme de "justice cosmique". Et surtout, il nous rappelle cette phrase essentielle : "Un arbre qui tombe fait plus de bruit qu'une forêt qui pousse. Il ne faut pas oublier la forêt qui pousse." Une invitation à porter notre attention sur les alternatives qui germent discrètement, loin du fracas médiatique, et qui dessinent peut-être déjà le monde de demain.



Auteur: Internet

Info: https://www.radiofrance.fr/, 5 janvier 2026. A lire : L’Entreprise robuste : Pour une alternative à la performance, Olivier Hamant, Olivier Charbonnier et Sandra Enlart. Odile Jacob, février 2025 De l'incohérence : Philosophie politique de la robustesse, Olivier Hamant. Éditions Odile Jacob, mars 2024 Antidote au culte de la performance : La robustesse du vivant, Olivier Hamant. Éditions Gallimard, août 2023 Manifeste pour une santé commune : Trois santés en interdépendance : naturelle, sociale, humaine, Olivier Hamant, François Collart Dutilleul, Ioan Negrutiu, Fabrice Riem, Emmanuel Druon et Patrick Degeorges, Paris, Les Éditions Utopia, mai 2023 La Troisième voie du vivant, Olivier Hamant. Éditions Odile Jacob, février 2022

[ symbiose ] [ résilience ] [ complexité ] [ coopération ] [ pluralisme ]

 

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Ψ → B → Φ · L'émotion traverse le temps comme l'eau traverse le sol.

homme-végétal

Quand les plantes nous enseignent l'art de la "sous-optimalité"

Pourquoi les plantes sont-elles vertes et non noires comme des panneaux solaires ? Cette question, en apparence anodine, révèle l'un des secrets fondamentaux du vivant. Si les végétaux arboraient une couleur noire, ils absorberaient l'intégralité de la lumière solaire, maximisant ainsi leur rendement énergétique. Mais leur teinte verte signifie qu'elles ne captent que le rouge et le bleu de l'arc-en-ciel, reflétant le vert : un " gaspillage " énorme de ressources.

Ce prétendu gaspillage est en réalité une stratégie de survie magistrale. La photosynthèse, processus fondamental de la vie sur Terre, incarne parfaitement cette logique de la robustesse : "Il y a beaucoup de redondances, il y a une enzyme qui est incohérente, la Rubisco qui va fixer du carbone, mais aussi de l'oxygène, enfin c'est quand même le bazar complet", s'amuse le chercheur. Cette apparente inefficacité permet aux plantes de vivre avec les fluctuations, de résister aux pics de luminosité et aux grandes variations quotidiennes et saisonnières.

L'observation des fleurs a constitué le point de départ de cette réflexion. Comment une fleur parvient-elle à maintenir une forme reconnaissable dans un environnement constamment changeant ? Contrairement à une "armoire Ikea" assemblée selon une notice précise, chaque fleur est unique à l'échelle cellulaire, "comme un flocon de neige". Les cellules en croissance mobilisent leurs hétérogénéités pour générer des conflits mécaniques riches en informations, permettant à l'organe de savoir où il en est et d'ajuster sa forme. La diversité devient alors la clé de la stabilité.




Auteur: Hamant Olivier

Info:

[ bio stratégie ] [ adaptativité ] [ singularités ]

 

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Ψ → B → Φ · Le sol parle avant le langage.

environnementalisme

J'oppose, tout au long de cet entretien, la logique de la performance — culte de l'optimisation, de la maîtrise et du contrôle — à la logique de la robustesse du vivant, qui assume le gaspillage apparent, la lenteur, l'inachèvement et la redondance afin de rester viable dans un monde fondamentalement fluctuant et imprévisible.​

Robustesse du vivant : contre-programme à la performance


- Je fais part d'un constat biologique : dans les réseaux du vivant (génétiques, neuronaux, écosystémiques), dominaent l'hétérogénéité, l'aléatoire, les délais, l'inachèvement et l'erreur, autant de " contre-performances " qui constituent en réalité les conditions de la robustesse.​

- L'exemple canonique est la photosynthèse : rendement inférieur à 1%, " gaspillage " de 99% de l'énergie solaire, plantes vertes et non noires, enzyme rubisco incohérente, etc., mais c'est précisément ce gaspillage qui permet aux plantes d'encaisser des fluctuations extrêmes de lumière et de conditions, et donc de durer.​

Vivre, c'est résister : sous-optimalité, marges et symbiose

- Pour le vivant, l'enjeu n'est pas d'être optimal mais sous-optimal : il s'agit de maintenir des marges, des options, des chemins alternatifs pour parer aux aléas, ce qu'il résume en disant que les êtres vivants sont sélectionnés d'abord sur leur niveau de robustesse, non sur leur niveau de performance.​

- Même là où il y a performance (la lionne qui chasse par exemple), celle-ci est rare, encadrée par de longues phases de repos et un taux d'échec très élevé, de sorte que le compromis performance–robustesse reste fondamental, surtout dans un monde de pénuries chroniques de ressources où la symbiose domine sur la simple prédation.​

Des fleurs à la politique : la robustesse comme principe général

Mes travaux sur la forme des fleurs me servent de matrice conceptuelle : chaque fleur est unique à l'échelle cellulaire, faite de conflits mécaniques et d'hétérogénéités, et pourtant la forme se maintient, ce qui montre comment un système peut être à la fois singulier, fluctuant et néanmoins stable.​

- Aidé par des artistes et confronté à la matérialisation des crises (Covid, polycrise), j' étend ce schème à d'autres domaines : systèmes politiques, organisations, géopolitique, démontrant que le couple performance/robustesse vaut pour tous les systèmes, y compris le langage, qui doit rester " imparfait " pour que le dialogue demeure possible.​

Impuissance de la performance et crise culturelle

Je lis l'actualité géopolitique comme l'illustration d'une impuissance à maîtriser la complexité dès lors qu'on répond aux problèmes par la performance et le contrôle total : l'occupation de l'Irak par les Anglo-Américains crée de l'insécurité là où la " sous-optimalité " italienne (rester dans la caserne) pacifie davantage.​

- J'
insiste sur le fait que la crise actuelle n'est pas seulement écologique, sociale ou géopolitique mais d'abord culturelle : un endoctrinement dans le culte de la performance, qui conduit à des sociétés " sur-optimisées ", fragiles, polarisées, dominées par des figures parasites obsédées par la force, le rendement et la domination.​

Performance, parasitisme et fin de cycl

-
La performance n'est viable, selon moi, que dans un monde stable et abondant en ressources : elle devient une stratégie de parasite qui prospère sur des flux garantis, mais s'effondre dès que le monde se met à fluctuer, se démanteler, se démondialiser.​

- Je
qualifie le moment actuel de " chant du cygne " du vieux monde : une polarisation extrême, des dirigeants dopés à la performance, dont la trajectoire n'en est pas moins vouée à la chute, même si, d'ici là, les dégâts peuvent être massifs et devraient être l'inquiétude première du politique.​

Diversité, décanalisation et critique des grands dispositifs

- L'exemple du canal de Suez illustre la fragilité des dispositifs hyper-performants : en canalisant 12% du commerce maritime mondial et en contribuant à l'externalisation massive de la production (médicaments, etc.), il rend nos sociétés extrêmement dépendantes d'un point de passage unique.​

-
La logique robuste suppose de diversifier les voies, les ressources, les outils (comme pour l'Allemagne dépendant massivement du gaz russe) : la monoculture, qu'elle soit agricole, logicielle ou logistique, " tenue le pathogène " et construite de la vulnérabilité structurelle.​

Adaptation, adaptabilité, résilience : renversement de vocabulair

- Je distingue finement adaptation et adaptabilité : s'adapter, dans le culte de la performance, c'est simplement changer de filière étroite (remplacer toutes les voitures thermiques par des électriques) sans modifier l'architecture profonde du système.​

-
L'adaptabilité, en revanche, consiste à se placer dans les conditions d'une diversité de solutions, à dé-optimiser volontairement pour garder des marges et des options, ce qui renvoie directement à la robustesse plutôt qu'à la performance.​

La résilience mise en cause au profit de la transformation

- Je critique la notion de résilience, malheureuse : étymologiquement liée au rebond, elle présuppose le traumatisme, et ne permet pas de penser une polycrise où les chocs se succèdent sans répit.​

-
À mes yeux, deux mots suffisent : robustesse et transformation ; si la robustesse est ajustée au niveau de fluctuation, on évite la chute, et si le seuil de rupture est franchi, ce n'est plus de résilience qu'il s'agite, mais de métamorphose du système.​

Incohérence féconde, dialogue et convention citoyenne

- L' incohérence est réhabilitée comme ressource politique : le dialogue vise à faire " chanter les incohérences ", à rendre féconds les désaccords plutôt qu'à faire taire la dissonance au nom de l'efficacité.​

- La convention citoyenne pour le climat comme exemple : tirage au sort, présence même de climatosceptiques, mais production de propositions plus ambitieuses que celles du pouvoir, preuve que l'hétérogénéité et la confrontation peuvent produire du commun robuste, à condition qu'on accepte d'en tenir compte.​

Sobriété piégée par la performance

- Nous allons être réduits à une sobriété réduite à l'" efficacité énergétique " : avions plus sobres transportant de l'ultra fast fashion, sur-tourisme, effets rebonds, bref, une sobriété totalement capturée par la même logique performative.​

- La sobriété n'est pas rejetée mais déplacée : ce doit être un résultat et non une stratégie première ; la question n'est pas " comment être sobres ? " mais " quelles conditions de robustesse (objets réparables, durée, transmission) engendrent spontanément de la sobriété ? ".​

Moins mais mieux : vers un projet politique de la robustesse

- La révolution que j' appelle de mes vœux est un basculement du " toujours plus " vers " moins mais mieux ", où le " mieux " signifie un mieux pluriel : moins de mails mais plus d'interactions incarnées, plus de liens humains et non-humains, plus de territorialité.​

- La robustesse devient alors un projet précisé politique : certaines villes envisagent de l'inscrire dans leurs programmes, au-delà du clivage gauche/droite, selon un axe qu'il emprunte à Latour — terrestre/extraterrestre —, c'est-à-dire entre ceux qui veulent continuer la fuite hors-sol et ceux qui acceptent d'" atterrir " dans un monde fluctuant et limité.​

Robustesse plutôt que services publics optimisés

Enfin, je suggère que le culte de la performance a largement contribué à détruire les services publics en les traitant comme des machines à optimiser plutôt que comme des infrastructures de robustesse collective, capables d'encaisser les chocs et de maintenir la société viable dans la durée.​

Penser les institutions, l'économie, la démocratie, non plus comme des dispositifs alignés sur la performance maximale, mais comme des systèmes sous-optimaux, divers, prêtés parfois et redondants, sont pour moi comme la condition pour habiter la Terre d'une manière durablement humaine.​


Auteur: Hamant Olivier

Info: https://www.radiofrance.fr/, Souhaitons-nous de la robustesse, 5 janvier 2026 - synthèse de perplexity. ai. A propos de son ouvrage "La 3e voie du vivant" — une vision inspirée directement des mécanismes du vivant biologique, qui privilégie la robustesse, la résilience, l’adaptabilité, l’imperfection et la diversité plutôt que la performance maximale et l’optimisation absolue.

[ bon sens ] [ carte et territoire ]

 

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Ψ ↔ B ↔ Φ · Ne célébrez pas la complexité avant d'avoir compris la disponibilité.

écologie

La croissance donne l’illusion de l’abondance, alors qu’elle crée la pénurie ; elle dessine une trajectoire de progrès alors qu’elle menace la viabilité de l’humanité sur Terre. La performance, en s’autojustifiant grâce à des indicateurs, écrase d’autres valeurs et nourrit une forme de pensée réductionniste toxique.

Auteur: Hamant Olivier

Info: Antidote au culte de la performance: La robustesse du vivant

[ désalignement anthropique ] [ compétitivité néfaste ] [ mauvaise voie ] [ fuite en avant ]

 

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Ψ ⇒ B ⇒ Φ · Une occurrence isolée de B est structurellement inefficace.

binôme

Il ne faut pas rêver les couples, mais il ne faut pas rêver la passion non plus; la vivre, oui, quand elle est là, mais ne pas lui demander de durer, ne pas lui demander de suffire, ne pas lui demander de remplir ou guider une existence! Ce n'est qu'un leurre de l'ego. La vraie question est de savoir s'il faut cesser d'aimer quand on cesse d'être amoureux (auquel cas on ne peut guère qu'aller de passion en passion, avec de longs déserts d'ennui entre deux), ou bien s'il faut aimer autrement, et mieux.

Auteur: Comte-Sponville André

Info: L'amour, la solitude

[ durabilité ] [ affection ]

 

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Ψ ⇒ B ⇒ Φ · Aligner les seuils, pas les horloges.

analyste-analysant

Vous n’avez pas vécu l’expérience personnelle de la névrose. Vous la connaissez d’en face, vous en êtes indemne, elle ne vous a pas meurtri, ça se sent trop cruellement ! Ce n’est pas de me piétiner qui me guérira. Je ne cherche pas un témoin qui ajoute son accusation à celle que déjà je porte contre moi, mais une aide. Comprenez-vous la différence ?

Je souffre horriblement de cette insensibilité affective qui me rend étrangère à tout : une séance comme celle-ci la durcit encore et ainsi ces séances l’aggravent, m’y figent et m’y enfoncent définitivement.

Vous ne comprenez donc pas ce paradoxe de séances qui, au lieu de m’éclairer et de m’orienter, m’obscurcissent, me tourmentent et rendent mon mal plus lourd, avec vous pour toute aide ; trouvez cela très drôle et moquez-vous de moi. Vous ne savez pas quel mal on fait à se moquer d’une souffrance qui brise l’autre ?

Je persévère parce que je veux en sortir mais je ne vous sens pas avec moi pour cela ; vous êtes toujours contre moi. Peu importe que je guérisse un jour ou jamais pourvu que vous ayez le plaisir personnel d’être ironique et moqueur et que je vous paie en billets le temps que vous y passez. Il fallait m’avertir au début que la psychanalyse, du moins votre méthode, consiste à apprendre à ceux qui ont la candeur d’en attendre quelque chose, que les hommes sont des loups les uns pour les autres : c’est tout – et que ce que vit et ressent le malade ne compte pas humainement, n’existe pas.

Auteur: Marie de la Trinité Paule Marie Aimée de Mulatier

Info: Résumé de la séance avec Jacques Lacan du 3 avril 1952

[ critique ] [ incompatibilité ] [ froideur ] [ anéantissement ] [ démolition ]

 

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Ψ ← B ← Φ · Le seuil n'est plus un nombre : c'est une dérivée.

ordre symbolique

Le langage est illusion en ceci qu’il n’est pas le réel – qu’il s’en distingue, mais qu’il est indispensable pour le concret.

Auteur: Lacan Jacques

Info: Note de la séance du 21 mars 1952 rapportée par Marie de la Trinité

[ intermédiaire ] [ définition ]

 
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Ajouté à la BD par Coli Masson

Ψ ⇒ B ⇒ Φ · Coordination ≠ synchronisation.