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métaphysique

En tant même qu’il est mode-limite d’un psychisme "libéré" de l’attraction unifiante de l’homme intérieur, le corps "sauve" l’âme de la dispersion dans l’indéfini ; il met fin à son errance potentielle (relativement). Sans doute ce salut naturel comporte-t-il un prix, celui de la mortalité, mais il offre aussi à l’âme la possibilité d’un retour vers soi-même, d’une conversion, d’un "rassemblement dans le cœur" (Luc, II, 19) par la grâce du Corps crucifié du Christ, salut surnaturel. […] La corporification qui se produit après la chute, et qui intéresse la totalité du monde humain, est à la fois une punition qui a pour conséquence la mortalité, mais aussi un bienfait et une miséricorde.

Auteur: Borella Jean

Info: Amour et vérité, L’Harmattan, 2011, Paris, pages 95-96

[ matérialisation ] [ manifestation corporelle ] [ effet ]

 

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science moderne

Aujourd’hui, le physicien a été mis en présence, par l’observation elle-même, d’un comportement de la matière qui échappe à toute représentation rationnelle mécaniste. Alors il se contente, d’une part, d’enregistrer des résultats de mesures purement quantitatives, d’autre part, il construit une théorie, purement théorique, sans se préoccuper de savoir si elle représente adéquatement la réalité, pourvu qu’elle rende compte mathématiquement des résultats enregistrés. Et c’est cette théorie elle-même qui devient l’objet de son travail de physicien : il l’améliore, y ajoute un paramètre, en transforme certains éléments, ou relie tel élément à tel autre. Nous pourrions presque dire : aujourd’hui la théorie est devenue un fait. 

Auteur: Borella Jean

Info: Tradition et modernité, L'Harmattan, Paris, 2023, page 110

[ imaginaire ] [ modélisation scientifique ] [ critique ]

 

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créature-créateur

[…] [le] fruit de l’arbre de la connaissance du bien-et-mal […], au centre même du Paradis, symbolise l’imperfection virtuelle du créé, ou si l’on veut, la distance qui sépare toute créature de la perfection de sa Source incréée. Car toute création est distance. Mais cette distance n’est pas un éloignement si la créature demeure dans la proximité divine, se soumet à sa volonté, se tourne ontologiquement vers Elle, "oublie" ou "ignore" d’une certaine manière cet éloignement, ne connaissant que les traces de la splendeur divine dont le Créateur a signé toutes choses et qu’elle retrouve d’abord en elle-même ; qu’elle les connaisse, disons-nous, et les contemple, afin de pouvoir, à travers elles, adorer son Créateur.

Auteur: Borella Jean

Info: Le sens du surnaturel, L'Harmattan, 1997, page 161

[ naturel-surnaturel ] [ théologie chrétienne ]

 

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hypostase

La personne, c’est la limite supérieure du créé par où il touche à Dieu en s’anéantissant en un point infinitésimal, et c’est aussi identiquement, au centre du créé, la porte du cœur par où Dieu s’ouvre à l’homme pour le réaliser : la personne, secret indicible entre le relatif et l’Absolu, où Dieu communique à chacun de nous un Nom qu’ignore la création tout entière. […]

Identifier la personne à une verticale – et non à un point – permet non seulement de briser avec l’illusion de la ponctualité égoïque, mais surtout de montrer que la personne est un mystère d’approfondissement, un processus de personnalisation, et non une chose que l’on pourrait acquérir et posséder.

Auteur: Borella Jean

Info: Amour et vérité, L’Harmattan, 2011, Paris, page 120

[ naturel-surnaturel ] [ théologie ] [ définition ] [ être humain ]

 

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théologie

[…] relations et processions se distinguent comme le statique et le dynamique, distinction parallèle, d’une certaine manière, à celle du Verbe-Connaissance et du Pneuma-Souffre d’Amour. Avec les relations, il s’agit de "connaître" la structure "logique" de la Trinité. Avec les processions, il s’agit d’ "entrer" dans le processus "extatique" d’émanation du Fils et du Saint-Esprit à partir du Père. En effet, la procession, c’est l’émanation d’une chose à partir d’une autre : la première, point de départ, s’appelle le principe, la seconde, point d’arrivée, s’appelle le terme. Or, la procession est essentiellement une action qui peut se terminer à un terme extérieur au principe (procession transitive), ou à un terme intérieur ou immanent au principe (procession immanente).

Auteur: Borella Jean

Info: Amour et vérité, L’Harmattan, 2011, Paris, page 235

[ christianisme ] [ définition ] [ différence ]

 

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hylémorphisme

Ce qui fait la solidité dans le corps vivant, sa résistance, la durée de l’être, n’est pas la constitution matérielle de ce corps, mais ce qu’on appelle "la vie" ou "une âme", c’est-à-dire un principe de structuration, un principe d’organisation au sens d’Aristote : "l’âme est la forme du corps". Non pas sa forme au sens spatial du terme, l’âme ne dessine pas la configuration spatiale du corps, mais au sens d’organisation, de structure dynamique, en acte. […]

Ce qui fait la réalité, la consistance matérielle du corps d’un homme n’est pas le dispositif matériel, mais la vie qui l’organise, l’âme qui le structure, le principe animique, la forme. 

Auteur: Borella Jean

Info: Tradition et modernité, L'Harmattan, Paris, 2023, page 77

[ animation ] [ matérialité ] [ singularité ]

 

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religion

Qu’on y songe : c’est en 529 que, sur ordre de l’empereur Justinien, est fermée l’Académie que Platon avait fondée neuf cent ans plus tôt ; c’est en 529 que saint Benoît fonde, au Mont-Cassin, la première abbaye européenne, sur l’emplacement d’un temple dédié à Apollon, divinité dont Platon fut comme une manifestation doctrinale ; et c’est en 533 que fut révélée à l’Église l’existence de la tradition dionysienne. Par le monachisme bénédictin (éducateur de l’Europe) et par le Corpus dionysien, le christianisme s’est avéré comme le véritable dépositaire et continuateur de la lumière platonicienne sauvée et vivifiée par le Soleil christique, en même temps qu’il en recevait les principes métaphysiques propres à structurer la pensée chrétienne durant plus d’un millénaire.

Auteur: Borella Jean

Info: Dans "Lumières de la théologie mystique", éditions L'Harmattan, Paris, 2015, page 36

[ paganisme ] [ incorporation ] [ continuité ] [ remplacement ]

 

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littérature

On sait trop que l’écrivain Albert Camus a mis la révolte au centre de sa réflexion. L’extraordinaire succès d’une œuvre littéraire pourtant fragile, et qui restera surtout comme un intéressant témoignage sur notre temps, fit bénéficier les idées "philosophiques" de son auteur d’un crédit qu’elles ne méritaient pas tout à fait. L’homme révolté n’est pas un livre philosophiquement très sérieux, non plus que Le mythe de Sisyphe. Les bons sentiments, même les plus généreux, ne font pas nécessairement de la bonne philosophie. Au demeurant, il y avait bien de la pose, peut-être inconsciente, dans ce rôle de la "belle âme" et de la "conscience malheureuse" que Camus avait décidé de jouer, mais qui répondait aussi à la vérité de son être.

Auteur: Borella Jean

Info: Tradition et modernité, L'Harmattan, Paris, 2023, page 91

[ critique ]

 

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philosophie antique

La doctrine d’une cosmologie tripartite est moins nettement affirmée chez Platon où semble prédominer la dualité du sensible et de l’intelligible. Cependant, elle s’y trouve incontestablement. Entre le "lieu intelligible" - topos noètos, République, VI, 508c ; Platon ne parle jamais de "monde intelligible" - et le sensible (aïsthéten), il y a l’Âme du monde – ou le monde comme Âme – dont la fonction est de permettre à l’intelligible d’être présent dans le sensible et de le mouvoir selon l’ordre de l’intelligible (Timée, 30b). Cette situation intermédiaire de la Psychè cosmique qui semble tantôt s’identifier au Modèle intelligible et tantôt au sensible et à son devenir, explique suffisamment que la tripartition cosmologique puisse se présenter, selon les cas, comme une bipartition.

Auteur: Borella Jean

Info: Amour et vérité, L’Harmattan, 2011, Paris, page 97

[ triade ] [ états multiples de l'Être ]

 

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philosophie

[…] considérons seulement ce qu’il y a de spirituel dans le corporel. Nous voulons désigner par là tout simplement ce qu’Aristote appelait une forme, en tant que cette forme est un acte, une énergie, informant une matière. […] elle connote deux caractères fondamentaux : elle est sens, et elle est vie. La forme, en effet, ce n’est pas la configuration spatiale, sauf sous l’un de ses modes ; mais c’est ce qu’il y a de sens dans un être physique, c’est-à-dire ce qu’il y a en lui d’intelligible, donc ce par quoi il peut être distingué d’autres êtres. C’est sa structure, l’organisation de sa matière, l’ensemble de toutes les relations que les éléments constitutifs de l’être soutiennent entre eux et que l’intelligence peut saisir.

Auteur: Borella Jean

Info: Le sens du surnaturel, L'Harmattan, 1997, page 112

[ concept ] [ définition ] [ naturel-surnaturel ]

 
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