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géopolitique

La crise imminente du système contemporain est en fait assez simple. Tout ce qui fait fonctionner l'économie mondiale - de l'accès fiable aux approvisionnements énergétiques mondiaux à la capacité de vendre sur le marché américain, en passant par la libre circulation des capitaux - est le résultat direct de l'engagement continu des Américains dans le cadre des accords de Bretton Woods. Mais les Américains ne tirent plus un avantage stratégique de ce réseau, alors que son coût économique ne change pas. À un moment donné - peut-être la semaine prochaine, peut-être dans dix ans - les Etats-Unis vont redéfinir leurs priorités, et les principes de Bretton Woods, le fondement de l'ordre du libre-échange, prendront tout simplement fin.

Auteur: Zeihan Peter

Info: The Accidental Superpower: The Next Generation of American Preeminence and the Coming Global Disorder

[ post ww2 ] [ vingt et unième siècle ]

 

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nations individus

La géopolitique est finalement l'étude de l'équilibre entre les options et les limitations. La géographie d'un pays détermine en grande partie les vulnérabilités auxquelles il est confronté et les outils dont il dispose. (...)

Les pays dont le territoire est plat - pensez à la Pologne ou à la Russie - ont plus de facilité à construire des infrastructures et s'enrichissent donc plus rapidement, mais ils se retrouvent également à la merci des invasions. Cela nécessite d'importantes armées permanentes, mais le simple fait de tenter de gagner un peu de sécurité déclenche automatiquement l'angoisse et la paranoïa chez les voisins. (...)

Les pays disposant de rivières navigables - la France et l'Argentine en sont de bons exemples - commencent la partie avec cette  'infrastructure' déjà intégrée.  Une facilité de transport interne qui rend ces nations non seulement socialement unifiées, riches et cosmopolites, mais aussi suffisantes. Elles ont la fâcheuse habitude de se surestimer et ont donc tendance à se surcoter.

Auteur: Zeihan Peter

Info:

[ identités communautaires ]

 

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géopolitique

L'implication américaine dans le golfe Persique ne visait pas à garantir l'approvisionnement énergétique des États-Unis, mais plutôt à fournir de l'énergie à ses partenaires de Bretton Woods en Europe et en Asie, qui sont à court d'énergie. Plus directement, les Etats-Unis ne protègent pas les royaumes et les émirats du golfe Persique pour que les Américains puissent utiliser le pétrole du Moyen-Orient, mais pour que leurs partenaires de Bretton Woods au Japon, en Corée, en Chine, à Taiwan, en Thaïlande, en Inde et au Pakistan puissent le faire.

Auteur: Zeihan Peter

Info: The Accidental Superpower: The Next Generation of American Preeminence and the Coming Global Disorder

[ vingtième siècle ] [ nord-sud ]

 

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humanité

Les forces géopolitiques et démographiques sont tellement ancrées dans la réalité des choses que l'action politique ne génère souvent que du bruit.

Auteur: Zeihan Peter

Info: The Accidental Superpower : The Next Generation of American Preeminence and the Coming Global Disorder

[ population ] [ causes-effets ] [ forces sous-jacentes ] [ géostratégie ] [ facteurs ]

 
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philosophie

Le principe de base du kantisme, c’est : ne jugez pas moralement, si ce n’est vous-même.

Auteur: Grandjean Antoine

Info:

[ kantienne ] [ introspective ]

 

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philosophe

[Walter] Benjamin fonde toute forme d’émancipation sur une perception critique du présent, sur la convocation d’images dialectiques qui recèlent un arrêt, une interruption, la vision d’un seuil du temps, capable de se détacher de la grande accélération et de visualiser le caractère entropique de la société industrielle.

Auteur: Sinaï Agnès

Info: Dans "Walter Benjamin & la tempête du progrès", éditions Le passager clandestin, Paris, 2022, pages 62-63

[ résumé ]

 
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société industrielle

[...] au Moyen Âge et jusqu’à l’aube du XIXe siècle, le développement de la technique dans toutes les productions artisanales a été beaucoup plus lent que celui de l’art. L’art pouvait prendre le temps de dissimuler de multiples façons les procédés techniques. Mais les bouleversements qui commencent vers 1800 imposèrent leur rythme à l’art, et plus ce rythme devint haletant, et plus la domination de la mode se fit sentir dans tous les domaines. On en vient enfin à la situation actuelle : il est possible d’envisager que l’art ne puisse trouver le temps de s’insérer d’une façon ou d’une autre dans le processus technique. La publicité est la ruse qui permet au rêve de s’imposer à l’industrie.

Auteur: Benjamin Walter

Info: Paris, capitale du XIXe siècle. Le livre des passages, Paris, Cerf, 1997, page 179

[ disparition ] [ transformation ] [ course ] [ beaux-arts ]

 
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cinématographie

Les déformations de la caméra sont autant de procédés grâce auxquels la perception collective s’approprie les modes de perception du psychopathe et du rêveur. Ainsi, dans l’antique vérité héraclitéenne – les hommes à l’état de veille ont un seul monde commun à tous, mais pendant le sommeil, chacun retourne à son propre monde – le film a fait une brèche, et notamment moins par des représentations du monde onirique que par la création de figures puisées dans le rêve collectif, tel que Mickey Mouse faisant vertigineusement le tour du globe.

Auteur: Benjamin Walter

Info: L’œuvre d’art à l’époque de sa reproduction mécanisée, in Écrits français, Paris, Gallimard, 1991, page 164

[ vidéos ] [ uniformisation ] [ déréalisation ] [ critique ]

 
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plaisirs faciles

Ce que nous voyons aujourd'hui, c'est la preuve que le peuple, la multitude, ne peut rien faire de la liberté sinon de la corrompre instantanément et en faire une constellations de micro-servitudes plus abjectes que tout ce qu'une souveraineté décadente pourrait nous imposer. Ce que le "bon peuple" fait de la liberté sexuelle, c'est le viol en réunion, l'inceste et la pédopornographie organisée. Ce que le "bon peuple" fait de l'art, c'est de la chansonnette en tubes et des installations multimédias. Ce que le "bon peuple" fait du progrès techno-scientifique, c'est la stupidité en réseau, la vulgarité interactive. Ce que le "bon peuple" fait des traditions, ce sont des musées pour touristes.

Auteur: Dantec Maurice

Info: Laboratoire de catastrophe générale

[ dégradation ] [ dégénérescence ]

 

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greenwashing

1/ La construction, l’installation, l’entretien (usage de produits nettoyants, de désherbant) des "fermes" solaires possède un lourd impact écologique. Il faut extraire les métaux et autres minerais, fondre la silice a très haute température pour obtenir le silicium, etc. Et qui dit extractions minières dit destructions environnementales et pollutions. Au préalable, il faut avoir construit les machines qui permettent d’extraire, transporter et traiter lesdits minerais, ainsi que les machines pour construire ces machines, et ainsi de suite — c’est un large ensemble d’industries qui sont nécessaires pour fabriquer des panneaux solaires (la même chose est vraie de n’importe quel objet de la civilisation industrielle). Par ailleurs, leur durée de vie ne dépasse guère vingt à trente ans ; ils ne sont ensuite que partiellement recyclés, génèrent donc des déchets, et n’ont pas grand-chose de "renouvelables" (sachant que le recyclage est en lui-même une industrie énergivore, qui requiert des machines, des machines qu’il faut construire, etc. — sachant, en d’autres termes, que le recyclage n’est pas non plus écologique). Enfin, des études récentes semblent montrer que la haute température des panneaux est mortelle pour les insectes qui les survolent, déjà durement éprouvés pour d’autres raisons.

2/ Les panneaux solaire n’ont de plus probablement jamais permis d’éviter un seul gramme d’émissions de gaz à effet de serre. En effet, les nouvelles sources d’énergie ne font que s’ajouter aux précédentes tandis que la production totale ne fait que croitre. On exploite les hydrocarbures partout où on le peut (gaz de schiste, sables bitumineux, gisements arctiques) et de surcroit on détruit les forêts pour construire des panneaux solaires. Il y a addition, et non remplacement.

La part prise par l’énergie solaire photovoltaïque est au demeurant extrêmement faible dans la consommation totale d’énergie (une tromperie commune consiste à ne parler que de l’électricité en oubliant que le gros de notre énergie est issue d’hydrocarbures de façon directe sans passer par la forme électrique), soit 0,4% du total dans le monde et 0,8 % en France. Cette légère augmentation ne suffit pas même à compenser la profusion de nouveaux "besoins" énergétiques créés par les technologies nouvelles.

Ainsi, la consommation d’électricité mondiale du seul bitcoin est dix fois supérieure à la production d’électricité photovoltaïque de la France, et trois fois supérieure à celle de l’Allemagne dont on vante l’avance dans le domaine. Interdire une crypto-monnaie, qui n’est au fond pas grand-chose de plus qu’une pyramide de Ponzi permettant à certains de spéculer, à d’autres de blanchir de l’argent et financer des activités illicites, ferait plus pour limiter les besoins en électricité fossile que des décennies de subventions massives du photovoltaïque.

3/ Un argument encore plus fort est celui du cannibalisme énergétique, qui prend en compte le fait que la construction de panneaux solaires est très couteuse en énergies fossiles sous une forme ou sous une autre (mines, fonte des métaux, du silicium, camions pour leur mise en place…). Si le déploiement de l’énergie censé remplacer les fossiles se fait à un rythme élevé, le secteur de substitution sera pendant la période de déploiement consommateur net d’énergie. En effet, si un panneau solaire, sur ses 20 à 25 années de durée de vie produit en 7 ans une quantité d’énergie qui compense celle nécessaire à sa construction, mais que dans le même temps on a construit deux autres panneaux, alors il faudra encore attendre pour que la construction de tous ces panneaux soit compensée, et si on ne cesse d’en construire toujours plus, alors le secteur augmente la demande de fossiles au lieu de la réduire. Au mieux, ce ne sera qu’au bout de longues décennies que le secteur cessera de croître et pourra réellement compenser les émissions liées à son déploiement. Le problème c’est que, comme le disent les climatologues, après plusieurs décennies, il sera trop tard.

4/ Pire encore. Au même titre que l’énergie fossile ou nucléaire, l’énergie produite par les panneaux solaires (ou les éoliennes, ou n’importe quelle autre source d’énergie dite verte, propre, renouvelable ou décarbonée) ne sert par définition qu’à alimenter d’autres appareils, d’autres machines issues du système techno-industriel ; à alimenter les infrastructures industrielles et numériques de la machine à détruire la nature qu’est devenue notre société, à alimenter les smartphones, les ordinateurs, les écrans de télévision, les voitures (électriques), l’inutile pollution lumineuse, les serveurs financiers, les usines d’aluminium, les écrans publicitaires dans l’espace public poussant à surconsommer, etc. (de plus en plus de compagnies minières se tournent vers les centrales de production d’énergie dite renouvelable, verte ou propre, notamment le solaire ou l’éolien, afin d’alimenter leurs installations d’extractions minières, pour la raison que ces centrales sont relativement simples à mettre en place). L’électricité produite par les centrales de production d’énergie dites vertes, propres ou renouvelables est donc elle-même largement néfaste écologiquement, dans ses usages, indépendamment de la façon dont elle est produite.

5/ On pourrait enfin évoquer un argument d’ordre culturel et politique. Les panneaux solaires (et éoliennes), négligeables en ce qui concerne les réalités du système énergétiques, sont omniprésent dans les discours, images et communication du grand récit officiel : "le développement durable". À ce titre, on peut penser que leur rôle principal est celui d’une diversion, d’objets inutiles mais rassurant au service du consentement à l’ordre établi. Il n’y a pas à s’inquiéter pour l’avenir, ni à restreindre sa consommation, ce n’est pas la peine de renoncer à l’automobile ou à l’avion : les énergies renouvelables sont là pour nous permettre de conserver pour toujours la débauche énergétique actuelle. Il suffit d’investir où il faut son épargne, de favoriser la finance verte ou de lancer un vaste plan d’investissement public.

Auteur: Autard Jean

Info: https://www.partage-le.com/2022/03/22/les-panneaux-solaires-ne-sont-pas-ecologiques-par-jean-autard/

[ coûts cachés ] [ déresponsabilisation ] [ solution miracle ] [ critique ]

 

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