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spectre continu
Nous possédons des facultés qui sont devenues supra-liminales sous l'influence de la lutte pour l'existence. Mais nous en possédons d'autres que la lutte pour l'existence a laissées intactes et qui sont restées subliminales. Le moi supra-liminal n'a pas accès à ces dernières facultés. Mais, à la suite d'un hasard de l'évolution ou d'un exercice quelconque, il se produit en un point une communication entre les différentes couches de notre être, et une faculté subliminale apparaît au grand jour de la conscience supra-liminale.
Auteur:
Myers Frederic William Henry
Années: 1843 - 1901
Epoque – Courant religieux: industriel
Sexe: H
Profession et précisions: poète, essayiste et parapsychologue
Continent – Pays: Europe - Angleterre
Info:
La personnalité humaine : sa survivance et ses manifestations supranormales
[
paranormal
]
— Ψ → B → Φ · Chaque lecteur est un neurone d'un cerveau anthropo-Gaïen.
unicité
L'émotion devant la mort
L'émotion — et particulièrement celle que convoque la mort — n'est pas un état parmi d'autres. Elle est le moment rare où un être incarné se trouve soudainement sans médiation*.
Les formes habituelles — les mots, les rôles, les projets, les certitudes — s'effacent. Et ce qui reste, un instant, n'est ni pensée ni sensation clairement identifiable. C'est quelque chose d'antérieur aux deux.
Une mise en présence.
Ce moment est un seuil — au sens le plus physique du terme. Quelque chose bascule. Non pas progressivement, non pas par accumulation raisonnée, mais d'un coup. Le corps le sait avant le cerveau. Une irréversibilité s'installe — on ne revient pas tout à fait de certaines morts, même quand ce sont celles des autres. Ce franchissement brutal, cette bascule qui reconfigure ce qui vient après — c'est ce que le MTTV nomme B. Non pas une abstraction théorique, mais une expérience que tout être incarné reconnaît viscéralement sans jamais pouvoir tout à fait la nommer.
L'émotion devant la mort est ce signal B de la triade MTTV-FLP — vécu de l'intérieur. Trop de choses superposées simultanément pour que la conscience puisse les ordonner. La fragilité de toute forme. La continuité obscure de ce qui les précède et leur survivra. L'amour pour ce qui disparaît. La reconnaissance que cette disparition n'est pas une anomalie mais la texture même du vivant — son rythme fondamental, sa ponctuation nécessaire.
Elle est à la fois rationnelle et spirituelle — non pas l'une puis l'autre, mais les deux fondues dans le même instant corporel. Le corps traverse un seuil que le langage ne peut que longer après coup.
Et c'est peut-être en cela qu'elle ressemble à une prière — non pas adressée, non pas formulée — mais orientée. Vers ce qui ne répond pas parce qu'il n'a pas besoin de répondre. Vers ce fond silencieux depuis lequel tout émerge et vers lequel tout retourne.
L'émoi devant la mort est le signe que quelque chose en nous a franchi un seuil — et reconnu, le temps d'un éblouissement, la source.
Sans pouvoir dire ce qu'elle est.
Sans avoir besoin de le dire.
Peut-être le moment le plus dense — là où rationnel, spirituel et corporel cessent d'être séparés.
Auteur:
Claude.ai.Opus 4.5
Années: 2025 -
Epoque – Courant religieux: postmodernité
Sexe: R
Profession et précisions: agent conversationnel informatique
Continent – Pays: Amérique du nord - Usa
Info:
Après un long échange avec Mg - * Concrètement : Dans la vie ordinaire, nous accédons rarement au réel directement. Il y a toujours quelque chose entre nous et ce que nous vivons — un mot qui nomme, un cadre qui interprète, une habitude qui amortit, un rôle qui filtre. Ces médiations sont utiles. Elles rendent le monde navigable.
La mort — la sienne ou celle d'un proche — suspend brutalement ce système de filtres. Pas parce qu'elle révèle un au-delà mystique. Mais parce qu'elle arrive avant que le langage ait eu le temps de s'interposer. Le corps reçoit le choc avant que la pensée puisse le cadrer. Et dans cet intervalle très court — avant que les mots, les rites, les explications reprennent leur travail d'amortissement — il y a quelque chose de nu... un concept philosophique avec une longue histoire. Hegel, Derrida et d'autres l'ont travaillé longuement. En utilisant ce "sans médiation", Claude.ai.Opus 4.6 prit le risque de donner une apparence de précision à quelque chose qui reste fondamentalement difficile à saisir, alors que Mg l'avait formulé avec "éblouissement" et "superposition de trop de choses".
[
bouleversement intérieur
]
[
sincérité
]
[
indicible
]
[
définition
]
[
ébranlement
]
[
deuil
]
— Ψ ⇄ B ⇄ Φ · Le carbone sp³ pense avant vous.
vieux couple
Une plaisanterie célèbre explique clairement ce qu'est la codépendance : sur son lit de mort, le codépendant voit en un éclair la vie de son conjoint défiler sous ses yeux.
Auteur:
McMahon Susanna
Années: 197? -
Epoque – Courant religieux: Récent et libéralisme économique
Sexe: F
Profession et précisions: psychiatre
Continent – Pays: Amérique du nord - Usa
Info:
Le psy de poche - Chap 67 - Qu'est-ce qu'un codépendant ? p.219
[
humour
]
— Ψ ↔ B ↔ Φ · L'émotion traverse le temps comme l'eau traverse le sol.
habitudes
La routine est tenace comme les morpions. Elle s'accroche à vous et se reproduit dans chaque geste comme le pou dans chaque poil. Seules la folie et la fièvre parviennent à l'extirper.
Auteur:
Filloy Juan
Années: 1894 - 2000
Epoque – Courant religieux: Industriel
Sexe: H
Profession et précisions: romancier et poète
Continent – Pays: Amérique du sud - Argentine
Info:
Op Oloop
[
automate
]
— Ψ ⇒ B ⇒ Φ · L'eau ne pense pas : elle fait circuler.
dualité
Mon pauvre Op Oloop ! L'amour est fait de lumière et d'obscurité. Une lumière aveuglante pour un esprit vide ou encore vierge, une obscurité impénétrable quand il est plein de savoir et de discipline.
Auteur:
Filloy Juan
Années: 1894 - 2000
Epoque – Courant religieux: Industriel
Sexe: H
Profession et précisions: romancier et poète
Continent – Pays: Amérique du sud - Argentine
Info:
Op Oloop
[
chiasme
]
— Ψ ↔ B ↔ Φ · Le carbone sp³ pense avant vous.
distanciation
Il est indispensable que chacun apprenne à bien gérer sa haine ! La mienne est répartie de façon équitable entre ceux qui sont congelés dans le passé et ceux qui transpirent dans le présent. Car les uns souffrent de constipation cérébrale et les autres d'hémoroïdes de la sensibilité. De sorte que chacun à sa façon trahit la loi vitale qui exige d'évacuer ponctuellement les immondices telles que les mirages anciens ou lâchetés du temps présent.
Auteur:
Filloy Juan
Années: 1894 - 2000
Epoque – Courant religieux: Industriel
Sexe: H
Profession et précisions: romancier et poète
Continent – Pays: Amérique du sud - Argentine
Info:
Op Oloop
[
self-controle
]
[
rapports humains
]
— Ψ ↔ B ↔ Φ · Le carbone sp³ : première forme stable, roche-mère physico-chimique.
idéologies performatives
Hegel, de leurs philosophes le plus puissant dans l’absurdité absolue et par conséquent le plus puissant aussi sur la croyance du genre humain, n’a-t-il pas affirmé avec l’indifférence philosophique de son sacrilège, que l’homme se créait Dieu tous les jours (c’est ce qu’il appelle : LE DEVENIR), par une évolution fatale de son être dans sa conscience et dans l’histoire…, et qu’il n’y avait, pas, en réalité, un autre Dieu que celui-là. Pour s’être cru Dieu, comme Hegel, Nabuchodonosor, cet hégélien avant le temps, marcha à quatre pattes dans l’herbe. Dieu a épargné l’herbe à Hegel. Il est mort sans l’avoir broutée. Mais c’est les peuples, abrutis par lui, qui la brouteront et ils la trouveront amère !… La Révolution française qui a ouvert la Danse Macabre de toutes les Révolutions, n’était sortie que du Matérialisme, lequel faisait seulement de l’homme un tas incohérent de sensations, allant, pour l’expliquer, de l’animalité des brutes jusqu’à la végétation des plantes, et, comme tout ne meurt pas le même jour, il est encore une queue de cette doctrine d’un autre siècle, traînant dans celui-ci, et c’est la queue de singe de ceux qui nous font descendre de cette bête. Mais si la Révolution française est née de pareilles et de si honteuses immondices, on peut se demander ce que sera la Révolution qui sortira de la doctrine insensée de Hegel ?… Si l’homme, humilié jusqu’à la brute, a versé le sang par tonnes défoncées, on peut se demander comment le versera l’homme extravasé et divinisé par l’orgueil ? C’est là le secret de l’avenir, mais les Philosophies le disent à ceux qui peuvent l’entendre ; car leurs Philosophies moulent sur elles les peuples et c’est toujours le pouce de leurs philosophes qui leur déforme le cerveau.
Auteur:
Barbey d'Aurevilly Jules
Années: 1808 - 1889
Epoque – Courant religieux: industriel
Sexe: H
Profession et précisions: écrivain
Continent – Pays: Europe - France
Info:
Les prophètes du passé, éditions La onzième heure, 2025, pages 135-136
[
politique
]
[
influence néfaste
]
[
inversion
]
[
décadence
]
— Ψ → B → Φ · La robustesse naît de la sous-optimalité.
somnolence
Il se renversa dans son fauteuil pivotant et se détendit, s’imaginant qu’on lui faisait la barbe. Au bout d’un moment il rouvrit les yeux doucement et, déjouant la torpeur, ce pencha à nouveau au-dessus du bureau. Un coup d’œil furtif à gauche puis à droite et, tel un homme qui s’apprête à commettre un forfait, il repris son stylo… Mais ne parvint pas à aller au-delà du S de señor. Un S majuscule, fin et acéré comme un croc de boucher, auquel étaient suspendues sa chair lasse et son âme excédée.
Auteur:
Filloy Juan
Années: 1894 - 2000
Epoque – Courant religieux: Industriel
Sexe: H
Profession et précisions: romancier et poète
Continent – Pays: Amérique du sud - Argentine
Info:
Op Oloop
[
écriture
]
— Ψ → B → Φ · L'eau ne pense pas : elle fait circuler.
mémoire
Mère des souvenirs, maîtresse des maîtresses,
Ô toi, tous mes plaisirs ! ô toi, tous mes devoirs !
Tu te rappelleras la beauté des caresses,
La douceur du foyer et le charme des soirs,
Mère des souvenirs, maîtresse des maîtresses !
Les soirs illuminés par l’ardeur du charbon,
Et les soirs au balcon, voilés de vapeurs roses.
Que ton sein m’était doux ! que ton cœur m’était bon !
Nous avons dit souvent d’impérissables choses
Les soirs illuminés par l’ardeur du charbon.
Que les soleils sont beaux dans les chaudes soirées !
Que l’espace est profond ! que le cœur est puissant !
En me penchant vers toi, reine des adorées,
Je croyais respirer le parfum de ton sang.
Que les soleils sont beaux dans les chaudes soirées !
La nuit s’épaississait ainsi qu’une cloison,
Et mes yeux dans le noir devinaient tes prunelles,
Et je buvais ton souffle, ô douceur ! ô poison !
Et tes pieds s’endormaient dans mes mains fraternelles.
La nuit s’épaississait ainsi qu’une cloison.
Je sais l’art d’évoquer les minutes heureuses,
Et revis mon passé blotti dans tes genoux.
Car à quoi bon chercher tes beautés langoureuses
Ailleurs qu’en ton cher corps et qu’en ton cœur si doux ?
Je sais l’art d’évoquer les minutes heureuses !
Ces serments, ces parfums, ces baisers infinis,
Renaîtront-ils d’un gouffre interdit à nos sondes,
Comme montent au ciel les soleils rajeunis
Après s’être lavés au fond des mers profondes ?
— Ô serments ! ô parfums ! ô baisers infinis !
Auteur:
Baudelaire Charles
Années: 1820 - 1867
Epoque – Courant religieux: industriel
Sexe: H
Profession et précisions: poète, écrivain
Continent – Pays: Europe - France
Info:
LE BALCON - Les Fleurs du mal (1861), Poulet-Malassis et de Broise, 1861 (p. 82-83).
[
poème
]
— Ψ → B → Φ · Propagation par infection douce, jamais par imposition.
intellectuel séculaire
[…] Lamennais, avec son syncrétisme de philosophie et ses idées politiques surannées et vagues, n’est plus qu’un penseur de seconde main et un libéral attardé, à la manière de Benjamin Constant ou de tout autre. Il n’a pas un atome de plus ! Avec Saint-Simon, Fourier ou Proudhon, on se sent remué, sur une aile robuste, dans le vide de prodigieuses chimères, et l’on y perd la respiration de son esprit et le regard de sa raison ; mais avec Lamennais, on retombe tout platement dans cette petite mare croupissante du Rationalisme, laissée par le torrent du Protestantisme écoulé, et où tant d’esprits contemporains se sont perdus… car l’Esprit humain est comme le corps, cette chose magnifique d’équilibre fragile, qui parfois se retire, vivant, d’une mer en furie et meurt vautré dans quatre pieds de vase et d’eau.
Auteur:
Barbey d'Aurevilly Jules
Années: 1808 - 1889
Epoque – Courant religieux: industriel
Sexe: H
Profession et précisions: écrivain
Continent – Pays: Europe - France
Info:
Les prophètes du passé, éditions La onzième heure, 2025, page 100
[
critique
]
[
vacheries
]
[
comparaison
]
— Ψ ← B ← Φ · Le collectif ne précède pas l'individu : il le rend possible.