Citation
Catégorie
Tag – étiquette
Auteur
Info
Rechercher par n'importe quelle lettre



nb max de mots
nb min de mots
trier par
Dictionnaire analogique intriqué pour extraits... Recherche mots ou phrases tous azimuts... Outil de précision sémantique et de réflexion communautaire... Voir aussi la rubrique mode d'emploi. Jetez un oeil à la colonne "chaînes". ATTENTION, faire une REINITIALISATION après  une recherche complexe. Et utilisez le nuage de corrélats ... Lire la suite >>
Nuage de corrélats : pour l'activer, cochez seulement catégorie et tag dans la recherche avancée à gauche.
Résultat(s): 98437
Temps de recherche: 0.1246s

dualité

Je soutiens que la religion et la science ne constituent pas des domaines de pensée ou d’action distincts ou indépendants ; mais plutôt que chaque terme désigne un aspect différent d’un même idéal — cet idéal étant la réaction tout à fait normale de l’esprit individuel face à l’ensemble des lois cosmiques.


Auteur: Myers Frederic William Henry

Info: La personnalité humaine et sa survie après la mort physique

[ unicité ] [ métaphysique ] [ rationnel-irrationnel ] [ temporel-éternel ]

 

Commentaires: 0

Ajouté à la BD par miguel

Ψ ± B ± Φ · Le silence n'est pas un vide, mais une porosité.

mourir

La mort n’est pas l’extinction de la personnalité, mais la levée des restrictions.

Auteur: Myers Frederic William Henry

Info: La personnalité humaine : sa survivance et ses manifestations supranormales

[ délivrance ] [ définition ]

 
Commentaires: 2
Ajouté à la BD par miguel

Ψ ⇒ B ⇒ Φ · Le bit réside dans le saut, non dans le proton nu.

bascule paradigmatique

Le cerveau comme valve de réduction — critique du matérialisme réductionniste

Si l'on se laisse trop enfermer dans des préjugés physicalistes, par exemple en partant du principe que l'on cherche à faire correspondre les observations empiriques à son modèle de la réalité (c'est-à-dire que le cerveau crée l'esprit), on risque de passer complètement à côté des enseignements les plus profonds de ce parcours. Comme pour toute tentative visant à acquérir une compréhension plus profonde d’un concept aussi fondamental que la " conscience ", tout morcellement épistémique du sujet ne peut que conduire à la confusion et à des interprétations erronées. Le problème réside dans notre état d’esprit et est inhérent à l’approche scientifique conventionnelle du matérialisme réducteur. Le cerveau est clairement lié à la conscience — l’erreur consiste à croire que le cerveau crée la conscience à partir de matière purement physique. La vision scientifique émergente, bien plus puissante dans son potentiel explicatif, considère le cerveau comme une valve réductrice, ou un filtre qui limite la conscience primordiale (infinie ?) au minuscule filet de l’ici-et-maintenant apparent de notre existence humaine physique. Cette idée (la théorie du filtre) ouvre la possibilité que l’âme survive à la mort physique, et est attribuée aux brillants maîtres de la psyché humaine qui ont principalement œuvré à la fin du XIXe et au début du XXe siècle, notamment Frederic W. H. Myers, Henri Bergson et William James. Le physicalisme et l’atomisme (l’idée de la séparation des objets au sein de l’univers) vont souvent de pair — et tous deux introduisent des distorsions lorsqu’ils tentent de comprendre comment les humains s’inscrivent dans l’univers en tant qu'un tout.  Le fait de séparer certaines parties de l'univers du tout est artificiel et nous empêche d'approcher la vérité profonde de la réalité. C'est là l'un des problèmes fondamentaux de notre modèle scientifique dominant, celui du matérialisme réducteur, qui repose en grande partie sur de telles fausses séparations. Malgré les merveilles que le monde a pu voir grâce aux progrès de la science et de la technologie modernes, il existe une face cachée sombre liée à ce progrès, qui se manifeste par la destruction de nos écosystèmes planétaires, la guerre moderne, les homicides et suicides irréfléchis, etc. — dont une grande partie est due à l’exclusion artificielle de l’esprit humain de la vision physicaliste dominante du monde. Les fausses conclusions de la science physicaliste selon lesquelles la conscience serait le produit de processus physiologiques se déroulant dans le cerveau, que nous ne serions rien de plus que des " ordinateurs de chair ", des automates ou des zombies, et que le libre arbitre lui-même serait une illusion totale, sont extrêmement destructrices en tant que vision du monde dominante. La vision scientifique émergente de la conscience comme élément fondamental de l’univers intègre également l’Unité de toute conscience et l’importance d’apprécier l’interdépendance de tous les éléments de l’univers pour atteindre la vérité fondamentale. Je prévois que cette approche descendante de la compréhension sera bien plus fructueuse.  

Auteur: Hagan III John C.

Info: La Science et les expériences de mort imminente. Résumé du texte : Le cerveau ne produit pas la conscience : il la filtre. La forme d'esprit physicaliste, en postulant l'inverse, fragmente artificiellement le réel et rate l'unité fondamentale de l'expérience. Reconnaître la conscience comme primordiale, une et interconnectée, ouvre une approche descendante — plus juste, plus féconde, plus vivante. Plus proche de l'approche du MTTV. Traduction et étiquetages : Mg + Qwen3.6 (co-translation réflexive)

[ régression rationaliste ] [ antispiritualisme ] [ isolation anthropique ] [ non-dualité ] [ métanoïa ] [ disjonction dangereuse ] [ homme-machine ]

 

Commentaires: 0

Ajouté à la BD par miguel

Ψ ± B ± Φ · Le carbone sp³ pense avant vous.

fort-da

D’abord, est-il si clair que l’on puisse purement et simplement appeler satisfaction ce qui se produit au niveau hallucinatoire, c’est-à-dire dans les différents registres où nous pouvons incarner en quelque sorte cette thèse fondamentale de la satisfaction hallucinatoire du besoin primordial du sujet au niveau du processus primaire ?

Là-dessus, j’ai plusieurs fois introduit le problème. On dit : "Voyez le rêve", et on se rapporte toujours au rêve de l’enfant. C’est FREUD lui-même qui nous indique là-dessus la voie dans la perspective qu’il avait explorée, à savoir de nous indiquer le caractère fondamental du désir dans le rêve. Il a été amené à nous donner purement et simplement l’exemple du rêve de l’enfant comme type de la satisfaction hallucinatoire. 

De là, chacun sait que la porte est vite ouverte. Les psychiatres depuis longtemps avaient cherché à se faire une idée des rapports perturbés du sujet avec la réalité dans le désir. Par exemple en le rapportant à des structures analogues à celles du rêve. La perspective que nous introduisons ici ne nous permet pas d’apporter là une modification essentielle. 

Je crois qu’il est très important, au point où nous en sommes et en présence même des impasses et des difficultés que suscite cette conception d’une relation purement imaginaire du sujet avec le monde comme étant au principe même du développement de son rapport à la réalité, d’y opposer ceci, dont je vous montrais la place dans le petit schéma dont je ne cesserai pas de me servir et qui est celui-ci. Je le reprends dans sa forme la plus simple, dont je rappelle - dussé-je paraître le seriner un petit peu - ce dont il s’agit : c’est à savoir ici quelque chose qu’on peut appeler le besoin, mais que j’appelle d’ores et déjà le désir parce qu’il n’y a pas d’état originel, ni pur, du besoin et que dès l’origine, le besoin est motivé sur le plan du désir, c’est-à-dire de quelque chose qui chez l’homme est destiné à avoir un certain rapport avec le signifiant.

[…] 

[…] ce qui est réponse hallucinatoire au besoin n’est pas le surgissement d’une réalité fantasmatique au bout du circuit inauguré par l’exigence du besoin :

– c’est l’apparition, au bout de cette exigence, de ce mouvement qui commence à être suscité dans le sujet vers quelque chose qui doit en effet désigner pour lui quelque linéament,

– c’est l’apparition au bout de cela de quelque chose qui bien entendu, n’est pas sans rapport avec ce besoin qu’il a un rapport avec ce qu’on appelle l’objet mais qui fondamentalement dès je dirai l’origine, a ce caractère d’être quelque chose qui a un rapport tel avec cet objet que cela mérite d’être appelé un signifiant. Je veux dire quelque chose qui a essentiellement un rapport fondamental avec l’absence de cet objet, qui a déjà un caractère d’élément discret de signe.

Et FREUD lui-même ne peut pas faire autrement quand il articule ce mécanisme, cette naissance des structures inconscientes… consultez la lettre déjà citée par moi : la lettre 52 à Fliess, au moment où commence pour lui à se formuler un modèle de l’appareil psychique qui permette de rendre compte précisément du processus primaire …il faut qu’il admettre à l’origine que ce type d’inscription mnésique qui va répondre hallucinatoirement à la manifestation du besoin n’est rien d’autre que ceci : un signe.

C’est-à-dire quelque chose qui ne se caractérise pas seulement par un certain rapport avec l’image dans la théorie des instincts et de cette sorte de leurre qui peut suffire à éveiller le besoin et non pas à le remplir, mais quelque chose qui en tant qu’image, se situe déjà dans un certain rapport avec d’autres signifiants : 

– avec le signifiant par exemple qui lui est directement opposé, qui signifie son absence, 

– avec quelque chose qui est déjà organisé comme signifiant, déjà structuré dans ce rapport proprement fondamental qui est le rapport symbolique pour autant qu’il apparaît dans cette conjonction d’un jeu de la présence avec l’absence, de l’absence avec la présence, jeu lui–même lié ordinairement à une articulation vocale qui constitue déjà l’apparition d’éléments discrets de signifiants.

En fait, ce que nous avons comme expérience, ce que même on produit au niveau des règles les plus simples de l’enfant, n’est pas une satisfaction. En quelque sorte, quand il s’agit de la faim toute simple, du besoin de la faim, c’est quelque chose qui se présente déjà avec un caractère d’excès, si je puis dire, d’exorbitant. 

C’est justement ce qu’on a déjà défendu à l’enfant, tel le rêve de la petite Anna FREUD : "cerises, fraises, framboises, flan..." Tout ce qui est déjà entré dans une caractéristique proprement signifiante puisque c’est déjà ce qui a été interdit… et non pas simplement ce qui répond à un besoin, au besoin de toute satisfaction de la faim …qui consiste à se présenter sous le mode de festin des choses qui passent les limites justement de ce qui est l’objet naturel de la satisfaction du besoin. Ce trait tout à fait essentiel se retrouve absolument à tous les niveaux, à quelque niveau que vous preniez ce qui se présente, comme satisfaction hallucinatoire.

Et alors à l’inverse, que vous preniez les choses à l’autre bout : quand vous avez affaire à un délire où vous pouvez être tenté, faute de mieux, pendant un temps, avant FREUD, je dirai de chercher aussi quelque chose qui soit la correspondance d’une espèce de désir du sujet, vous y arrivez par quelques aperçus, quelques flash de biais, comme celui-là où quelque chose peut sembler représenter la satisfaction du désir. Mais n’est-il pas évident que le phénomène majeur le plus frappant, le plus massif, le plus envahissant de tous les phénomènes du délire ne soit pas n’importe quel phénomène, ne soit pas n’importe quelle chose qui se rapporte à une espèce de rêverie de satisfaction de désir ? 

C’est quelque chose d’aussi arrêté que l’hallucination verbale et avant toute autre chose… 

– avant de savoir si cette hallucination verbale se passe à tel ou tel niveau, 

– s’il y a là chez le sujet quelque chose comme une espèce de reflet interne sous forme d’hallucination psychomotrice qui est excessivement importante à constater, 

– s’il y a projection ou autre 

…n’apparaît-il pas dès l’abord que dans la structuration de ce qui se présente comme hallucination, ce qui domine d’abord et ce qui même devrait servir de premier élément de classification : 

– c’est sa structure dans le signifiant, 

– c’est que ce sont des phénomènes structurés au niveau du signifiant, 

– c’est que l’organisation même de ces hallucinations ne peut, même un instant, se penser sans voir que la première chose qu’il y a à apporter dans ce phénomène c’est que c’est un phénomène de signifiant.

Voici donc une chose qui doit toujours nous rappeler que s’il est vrai qu’on puisse aborder sous cet angle la caractérisation de ce qu’on peut appeler le principe du plaisir, à savoir la satisfaction fondamentalement irréelle du désir, la différenciation, la caractéristique que la satisfaction hallucinatoire du désir existe, c’est qu’elle est absolument originelle, qu’elle se propose dans le domaine du signifiant et qu’elle implique comme tel un certain lieu de l’Autre, qui n’est d’ailleurs pas forcément un autre mais un certain lieu de l’Autre, pour autant qu’il est nécessité par la position de cette instance du signifiant. 

Auteur: Lacan Jacques

Info: 5 février 1958

[ question ] [ demande ] [ parole ] [ concept psychanalytique ] [ impasse ]

 

Commentaires: 0

Ajouté à la BD par Coli Masson

Ψ ⇒ B ⇒ Φ · Le carbone sp³ pense avant vous.

délire

[D’après l’article de Charles Rycroft, "Symbolism and Its Relationship to the Primary and Secondary Processes"] Il y aurait, disons chez le sujet humain - il ne saurait évidemment s’agir semble-t-il d’autre chose, mais le point n’est pas trop défini - il y aurait, en réponse à l’incitation pulsionnelle, toujours la possibilité virtuelle et en quelque sorte comme constitutive du principe de la position du sujet à l’endroit du monde, tendance à la satisfaction hallucinatoire du désir.

Je pense que ceci ne vous surprend pas : exprimée abondamment chez tous les auteurs, cette référence à ceci : qu’en raison d’une expérience primitive et sur un modèle qui est celui de la réflexion, à toute incitation interne du sujet correspond… avant qu’il y corresponde quelque chose qui est le cycle instinctuel, le mouvement - fut-il incoordonné - de l’appétit, puis de la recherche, puis du repérage dans la réalité de ce qui satisfait le besoin par le fait des traces mnésiques de ce qui a déjà répondu au désir, qui apporte la satisfaction …la satisfaction, purement et simplement, qui tend à se reproduire sur le plan hallucinatoire.

Ceci, qui est devenu presque consubstantiel à nos conceptions analytiques, au besoin nous en faisons usage, je dirai : presque d’une façon implicite, chaque fois que nous parlons du principe du plaisir. Ne vous paraît-il pas, dans une certaine mesure, que c’est quelque chose d’assez exorbitant pour mériter un éclaircissement, parce qu’enfin, s’il est dans la nature du cycle des processus psychiques de se créer à soi-même sa satisfaction, je pourrais dire : pourquoi les gens ne se satisfont-ils pas ? Bien sûr, c’est que le besoin continue d’insister, parce que la satisfaction fantasmatique ne saurait remplir tous les besoins. Mais nous ne savons que trop que dans l’ordre sexuel, dans tous les cas assurément, elle est éminemment susceptible de faire face au besoin, s’il s’agit de besoin pulsionnel.

C’est ceci dans la perspective kleinienne, qui est celle que je désigne pour l’instant, à savoir où tout l’apprentissage de la réalité par le sujet est en quelque sorte primordialement préparé et sous-tendu par la constitution essentiellement hallucinatoire et fantasmatique des premiers objets classifiés en bons et mauvais objets pour autant qu’ils fixent en quelque sorte une première relation tout à fait primordiale qui va donner, pour la suite de la vie du sujet, les types principaux des modes de rapport du sujet avec la réalité, on arrive à une sorte de composition du monde du sujet qui est fait d’une espèce de rapport fondamentalement irréel du sujet avec des objets qui ne sont que le reflet de ses pulsions fondamentales. C’est autour de l’agressivité fondamentale par exemple du sujet que tout va s’ordonner en une série de projections de besoins du sujet. 

Ce monde de la phantasy, telle qu’elle est usitée dans l’école kleinienne, est fondamental, et c’est à la surface de cela, que par une série d’expériences plus ou moins heureuses - il est souhaitable qu’elles soient assez heureuses pour cela - que le monde de l’expérience va permettre un certain repérage raisonnable de ce qui dans ces objets est, comme on dit, objectivement définissable comme répondant à une certaine réalité, la trame d’irréalité restant en quelque sorte absolument fondamentale. C’est, si je puis dire, cette sorte de construction, que l’on peut vraiment appeler construction psychotique du sujet, qui fait qu’en somme un sujet normal c’est, dans cette perspective, une psychose qui a bien tourné, une psychose en quelque sorte heureusement harmonisée avec l’expérience. Et ceci n’est pas une reconstruction.

L’auteur dont je vais parler maintenant : Monsieur WINNICOTT, l’exprime strictement ainsi dans un des textes qu’il a écrits sur l’utilisation de la régression dans la thérapeutique analytique. L’homogénéité fondamentale de la psychose avec le rapport normal au monde y est absolument affirmée comme telle. Ceci n’empêche pas que de très grandes difficultés surgissent de cette perspective, ne serait-ce que d’arriver à concevoir quelle est… puisque la phantasy n’est en quelque sorte que la trame sous-jacente au monde de la réalité …de voir quelle peut être la fonction de la phantasy reconnue comme telle par le sujet à l’état adulte et achevée et réussie dans la constitution de son monde réel. 

C’est aussi bien le problème qui se présente à tout kleinien qui se respecte, c’est-à-dire à tout kleinien avoué, et aussi bien on peut dire actuellement à presque tout analyste, pour autant que le registre dans lequel il inscrit le rapport du sujet au monde devient de plus en plus exclusivement celui d’une série d’apprentissages du monde, faits sur la base d’une série d’expériences plus ou moins réussies de la frustration. 

[…]

Et il faut le constater dans son texte même - pour ceux que ceci intéresse - il [Winnicott] s’appuie sur une remarque dont vous allez voir qu’on sent bien la nécessité, tant elle aboutit à un paradoxe tout à fait curieux. Le surgissement du principe de réalité, autrement dit de la reconnaissance de la réalité à partir des relations primordiales de l’enfant avec l’objet maternel, objet de sa satisfaction et aussi de son insatisfaction, ne laisse nullement apercevoir comment de là peut surgir le monde de la phantasy sous sa forme, si l’on peut dire, adulte, si ce n’est par un artifice dont s’avise Monsieur WINNICOTT, ce qui permet certainement un développement assez cohérent de la théorie, mais dont je veux simplement vous faire apercevoir le paradoxe. 

C’est ceci : il fait remarquer que si fondamentalement la satisfaction du besoin hallucinatoire est dans la discordance de cette satisfaction avec ce que la mère apporte à l’enfant, c’est dans cette discordance que va s’ouvrir la béance dans laquelle l’enfant peut constituer d’une certaine façon une première reconnaissance de l’objet, l’objet qui se trouve - malgré les apparences si l’on peut dire - décevoir. 

Alors pour expliquer comment peut naître en somme ce quelque chose à quoi se résume pour le psychanalyste moderne tout ce qui est du monde de la phantasy et de l’imagination, à savoir ce qui en anglais s’appelle le playing, il fait remarquer ceci : supposons que l’objet maternel arrive pour remplir juste à point nommé : à peine l’enfant a-t-il commencé à réagir pour avoir le sein, que la mère le lui apporte. 

Ici Monsieur WINNICOTT s’arrête à juste titre et pose le problème suivant : qu’est-ce qui permet dans ces conditions à l’enfant de distinguer l’hallucination, la satisfaction hallucinatoire de son désir, de la réalité ? En d’autres termes, avec ce point de départ nous aboutissons strictement à exprimer l’équation suivante : c’est qu’à l’origine, l’hallucination est absolument impossible à distinguer du désir complet. Est-ce qu’il ne vous semble pas que le paradoxe de cette confusion ne peut tout de même pas manquer d’être frappant ?

Auteur: Lacan Jacques

Info: 5 février 1958

[ concept psychanalytique ] [ question ] [ structures incorporées du langage ] [ critique ] [ mère suffisamment bonne ]

 

Commentaires: 0

Ajouté à la BD par Coli Masson

Ψ → B → Φ · Le quorum se formera — ou non.

E.M.I. sinistres

Dans le chapitre dix, Nancy Evans Bush, MA, ancienne présidente de l'IANDS, et Bruce Greyson, MD, directeur récemment retraité de la Division des études perceptuelles de l'Université de Virginie, présentent avec brio les " expériences de mort imminente pénibles " (EMIP), un sujet peu abordé. Leur analyse de plus de 30 ans de littérature sur les EMI conclut que les EMPP pourraient survenir dans un cas sur cinq et que des obstacles, tant externes qu'internes, à leur signalement expliquent leur sous-déclaration. Les EMIP présentent des connotations pénibles par rapport aux événements caractéristiques des EMI agréables. Le contexte d'une EMIP est celui d'un " vide ", avec des sentiments de solitude, d'isolement, de néant, voire d'anéantissement. Enfin, dans une EMIP, les thèmes " célestes et rédempteurs " de la plupart des EMI sont remplacés par une expérience " infernale et damnée ". Les personnes concernées doivent déployer beaucoup de temps et d'efforts pour surmonter l'affaiblissement et les séquelles négatives des EMIP. Parmi les mécanismes souvent employés, on retrouve le raisonnement " J'en avais besoin ". L'individu cherche à se racheter et à devenir une meilleure personne. Le passage à un groupe religieux dogmatique est fréquent. Une autre approche consiste à réduire l'expérience de mort imminente (EMI) à une hallucination ou à un effet indésirable d'un médicament. Un troisième groupe lutte pendant des années pour comprendre pourquoi il a vécu une EMI et pourquoi ses séquelles négatives persistent. Ces personnes s'engagent souvent dans une psychothérapie de longue durée, généralement inefficace. Ni les expériences de mort imminente (EMI) ni les EMI ne sont préconditionnées par la conduite de vie d'un individu : une personne vertueuse peut vivre une EMI, tandis que des criminels et des misanthropes peuvent connaître des EMI agréables et rédemptrices.

Auteur: Hagan III John C.

Info: La science des expériences de mort imminente

[ statistiques ] [ apophatique ] [ régulation cachée ] [ aporie ] [ Ein Sof ] [ ordre cryptique ] [ niveau subastral ]

 

Commentaires: 0

Ajouté à la BD par miguel

Ψ ⇄ B ⇄ Φ · Le sol parle avant le langage.

paranormal

Une fois hors du bâtiment, j'ai été plongé dans une lumière blanc bleuté scintillante, comme si je nageais sous l'eau dans un ruisseau cristallin. La lumière du soleil la traversait. Cette vision s'accompagnait d'un sentiment d'amour et de paix absolus. Que signifie l'expression " amour et paix absolus " ? Par exemple, les scientifiques utilisent le terme " zéro absolu " pour décrire une température à laquelle aucun mouvement moléculaire n'existe ; un état unique et pur. C'est ce que j'ai ressenti ; j'étais tombé dans un flux d'énergie positive et pure. Je pouvais voir ce flux d'énergie. Je le voyais circuler à travers toute chose. J'en ai déduit que cette énergie était quantifiable. Elle était mesurable et palpable. Tandis que je me laissais porter par le courant de ce ruisseau, qui semblait avoir à la fois une vitesse et une direction, j'ai vu défiler certains des moments forts et des moments difficiles de ma vie, mais sans les approfondir. J'étais en extase devant la possibilité de ce qui m'attendait. J'étais conscient de chaque instant de cette expérience, de chaque milliseconde, même si j'avais l'impression que le temps n'existait pas. Je me souviens Je pensais : " C’est la plus belle chose qui puisse arriver à quelqu’un. " Soudain, je me suis retrouvé dans mon corps. C’était si douloureux. 

Auteur: Hagan III John C.

Info: La science des expériences de mort imminente

[ décorporation ] [ e.m.i. ] [ prana ] [    pneuma ] [ témoignage ]

 

Commentaires: 0

Ajouté à la BD par miguel

Ψ → B → Φ · Ne célébrez pas la complexité avant d'avoir compris la disponibilité.

N.D.E.

Les expériences de mort imminente (EMI) sont importantes pour les médecins pour trois raisons. Premièrement, les E.M.I. entraînent des changements profonds et durables dans les croyances, les attitudes et les valeurs. Deuxièmement, elles peuvent être confondues avec des états psychopathologiques, alors qu'elles ont des séquelles profondément différentes nécessitant des approches thérapeutiques distinctes.  Troisièmement, la clarification de leurs mécanismes pourrait améliorer notre compréhension de la conscience et de sa relation avec le fonctionnement cérébral.  L'un des problèmes de la recherche sur les EMI est que, à quelques exceptions notables près, presque toutes les études sur les EMI ont été rétrospectives, ce qui soulève la question de la fiabilité des souvenirs des personnes ayant vécu une EMI. Les souvenirs autobiographiques sont sujets à des distorsions au fil des années, et les souvenirs d'événements inhabituels ou traumatiques peuvent être particulièrement peu fiables en raison d'influences émotionnelles. Cependant, les souvenirs d'EMI sont vécus comme " plus réels " que les souvenirs d'autres événements, et il a été démontré que les souvenirs d'EMI restent inchangés sur une période de 20 ans.

MODÈLES EXPLICATIFS

Les études sur les personnes ayant vécu une EMI ont montré qu'elles sont collectivement des individus psychologiquement sains qui ne diffèrent pas des groupes de comparaison en termes d'âge, Le sexe, l'origine ethnique, la religion, la religiosité, la santé mentale, l'intelligence, le névrosisme, l'extraversion, l'anxiété (trait et situation) ou les scores pertinents au test de Rorschach sont autant de facteurs pouvant influencer les expériences de mort imminente. Une hypothèse plausible postule que ces expériences sont des produits de l'imagination, construits à partir des attentes personnelles et culturelles d'un individu, afin de se protéger de la menace de la mort. La comparaison des récits d'EMI dans différentes cultures suggère que les croyances antérieures ont une certaine influence sur le type d'expérience rapportée après une expérience de mort imminente. Cependant, les individus rapportent souvent des expériences qui contredisent leurs attentes religieuses et personnelles spécifiques concernant la mort ; les personnes n'ayant aucune connaissance préalable des EMI décrivent des expériences similaires à celles qui connaissent bien le phénomène, et les connaissances antérieures des individus sur les EMI ne semblent pas influencer les détails de leurs propres expériences. 


Auteur: Hagan III John C.

Info: La science des expériences de mort imminente

[ miroir sociétal  ] [   imprégnation personnelle ] [ singularité projetée   ] [ rationalisme ]

 

Commentaires: 0

Ajouté à la BD par miguel

Ψ ↔ B ↔ Φ · Chaque lecteur est un neurone d'un cerveau anthropo-Gaïen.

décorporation

Une E.M.I. du " vide " est une rencontre ontologique avec un vide immense perçu, souvent un scénario dévastateur de solitude, d'isolement, voire d'anéantissement. Une femme en plein accouchement s'est soudainement retrouvée propulsée au-dessus de l'hôpital, dans l'espace profond et vide. Un groupe d'entités circulaires lui a affirmé qu'elle n'avait jamais existé, qu'on lui avait permis d'imaginer sa vie, mais que ce n'était qu'une illusion ; elle n'était pas réelle. Elle a contesté les faits concernant sa vie et les descriptions de la Terre. " Non, ont-elles dit, rien de tout cela n'a jamais été réel ; ceci est tout ce qui a existé. " Elle a été laissée seule dans l'espace.  




Auteur: Hagan III John C.

Info: La Science des Expériences de Mort Imminente

[ témoignage ] [ néant absolu ]

 

Commentaires: 0

Ajouté à la BD par miguel

Ψ ↔ B ↔ Φ · L'émotion traverse le temps comme l'eau traverse le sol.

indiscriminé

L'immortalité existe-t-elle ? Ce qui n'est pas mortel ne connaît pas la mort. L'immortel demeure, au-delà du temps, complètement inconscient d'une telle fin. Le moi est-il immortel, ou connaît-il une fin ? Le moi ne peut devenir immortel. Le " je " et tous ses attributs se constituent dans le temps, qui est la pensée ; jamais il ne sera immortel. On peut bien inventer une idée de l'immortalité, une image, un dieu, une représentation, et y tenir pour y trouver du réconfort, mais là n'est pas l'immortalité. 

Auteur: Krishnamurti Jiddu

Info: Dernier journal 1983. Editions du Rocher. p 42

[ non-discrimination ]

 

Commentaires: 0

Ajouté à la BD par Le sous-projectionniste

Ψ ⇒ B ⇒ Φ · Le silence n'est pas un vide, mais une porosité.