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rationalisme

Le premier grand bouleversement qui voit les sciences naturelles s'émanciper de la matrice philosophique correspond à la révolution galiléo-cartésienne : la nature comprise comme " res extensa "*, comme étendue (y compris le vivant et le corps humain), fait désormais l'objet d'un traitement scientifique autonome (physico-mathématique et mécaniste).

Auteur: Michel Johann

Info: La fabrique des sciences sociales. *"chose étendue", que Descartes désigne comme "substance corporelle". Grâce à ce saut conceptuel initié par Galilée l'homme ne se fait plus théoricien-commentateur des causes (Le Dieu des écrits théologique divers) mais des résultats (la réalité comme terrain d'expérimentation objectif). En ce sens il se replace "au centre", et devient son propre filtre - factualiste - du réel. Le monde de par cette suppression de Deus ex Machina, devient ainsi miroir de la préhension et des explications-définitions de l'univers par l'humanité. Ce que FLP nomme solipsisme anthropique. Et qui est, selon cette application, une séparation de l'humain d'avec sa matrice. Séparation à bien prendre en compte et à étudier de près et sous toutes ses facettes et implications.

[ historique ] [ logique ] [ dépassement ]

 

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sciences

Le terme relativité se réfère au temps et à l'espace. Selon Galilée et Newton, temps et espace étaient des entités absolues, et les systèmes en mouvement de l'univers dépendaient de ce temps et de cet espace absolus. C'est sur cette conception que s'est construite la science de la mécanique. Les formules qui en résultent suffisent pour tous les mouvements lents, mais on constate qu'elles ne sont pas adaptées aux mouvements rapides de l'électrodynamique.

Auteur: Lorentz Hendrik Antoon

Info:

[ saut conceptuel ] [ infra-monde ]

 

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Ajouté à la BD par miguel

spiritualité

La libération, pour Nagarjuna, ne peut s’établir que sur les ruines de la réalité mondaine (laulika sattva), sur l’effondrement des certitudes illusoires et limitées. C’est un véritable travail de déconditionnement auquel Nâgârjuna invite son lecteur ; il lui demande, et en cela son exigence est extrême, d’accepter de rompre avec les schèmes conceptuels classiques de la certitude ou de la conviction. Nâgârjuna propose de franchir une barrière gnoséologique, qui est, en vérité, la mise en d’œuvre d’un authentique saut qualitatif. Certes, cette expérience peut affoler la pensée de celui qui accepte de la tenter, mais passé le premier moment d’étonnement et d’angoisse, devant la fuite et la disparition de toutes les certitudes, apparaît alors l’immense champ de l’Éveil, le domaine invisible, vide de substance propre, non différencié de la vacuité (sûnyatâ). 

 

Auteur: Vivenza Jean-Marc

Info: Nâgârjuna et la doctrine de la vacuité, p. 31

[ tabula rasa ] [ non-discrimination ] [ bouddhisme ]

 

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théologie

Plus les connaissances s'affinent dans l'ordre de la causalité des choses, pensons à la génétique et aux avancées en biophysique et en chimie quantique, plus les théories que les divers dogmes religieux ont avancées s'effondrent. C'est donc un affinement. Mais qui ouvre. Un aggrandissement de l'intellection, une vue plus détaillées de la multiplication des infinités de paramètres qui sous-tendent la réalité. Et leurs intrications infinies. L'avancée scientifique correspond donc tant à un élargissement omnidirectionnel, qu'à la reconnaissance d'une "finesse" plus qu'extraordinaire des interactions des choses et de leurs enchevêtrements. En ce sens l'idée de l'immensité de la barrière entre hommes et anges - je fais spécifiquement référence ici aux "dialogues de Gitta Mallasz" - pourrait donner une idée du prodigieux ordre de grandeur des sauts conceptuels (et pourquoi pas physiques) entre les différents degrés du septénaire miroir : Minéral, Végétal, Animal, Homme, Ange, Archange, Dieu.

Les avancées scientifiques sont donc une grande aspiration vers "le nouveau", via la destruction des anciens dogmes, et conséquemment l'ouverture de perspectives élargies. En ce sens l'insertion d'un " hasard divin " qui viendrait orienter les choses devient plus aisé à défendre (porte ouverte à toute les justifications religieuses) tant les infimes curseurs potentiels pour un éventuel "projectionniste" sont démultipliés.

Mon sentiment profond demeure cependant ; l'univers est impersonnel, l'homme l'explore et se justifie, ce faisant il développe son propre système. Cette liberté implique une forme de discernement... et donc de responsabilité. Reste à l'entrevoir et à agir en ce sens.

Auteur: Mg

Info: 4 octobre 2019

[ anthropocentrique ] [ indéterminisme ] [ théologoumène ]

 
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quête

De l'Umwelt au Solipsisme Anthropique et au-delà

Notre dialogue a constitué un parcours philosophique approfondi, partant d'un extrait énigmatique pour aboutir à une réflexion sur les limites de la connaissance et les conditions d'un dépassement possible.

1. Le Point de Départ : Une Phrase Énigmatique sur la Perception

L'échange a débuté par l'analyse d'une citation décrivant la perception comme un processus où les signaux sensoriels se constituent en dehors du corps en " caractères des objets " qui guident l'action. Cette idée, initialement interprétée au travers de la lentille de la philosophie existentialiste et de l'écologie perceptive (Gibson), a trouvé sa source véritable avec l'identification de son auteur : Jakob von Uexküll et son concept d'Umwelt (monde propre).

2. L'Umwelt : La Bulle de Réalité de Chaque Être

L'Umwelt est le monde tel qu'il est modelé et vécu par un organisme selon ses capacités perceptives et ses besoins d'action. Il n'y a pas un monde objectif, mais une multitude de mondes subjectifs aussi réels les uns que les autres. Notre réalité humaine n'est qu'un Umwelt parmi d'autres.

3. Le Cadre Élargi : Le " Solipsisme Anthropique "

La discussion a ensuite inscrit cette idée dans le cadre plus vaste du " solipsisme anthropique " : la conception selon laquelle l'humain est structurellement incapable de sortir de sa propre bulle cognitive et sensorielle. L'Umwelt n'est alors pas une exception humaine, mais la condition universelle du vivant. Chaque espèce est " solipsiste " par rapport à son monde propre.

4. L'Approfondissement : La Source-Matrice et la Déclinaison Biologique

Une correction cruciale a été apportée : notre Umwelt humain n'est pas une singularité, mais une déclinaison particulière, issue de l'évolution biologique, et donc plus proche de celui d'un bonobo que de celui d'une araignée. Cette perspective est ancrée dans une source fondamentale unique, désignée par le concept russe de " Bytie " (l'Être), une matrice d'existence commune d'où émergent toutes les formes de vie et leurs mondes.

5. La Limite et le Défi : Se Décentrer

Le dialogue a alors identifié la limite fondamentale : comment une conscience humainement incarnée, façonnée par la " logique tétravalente du carbone ", peut-elle se décentrer de son Umwelt pour appréhender la nature plus fondamentale de la réalité ?

- La réponse proposée est de voir l'histoire des sciences (Euclide-surface, Newton-gravitation, Einstein-énergie/matière) comme une série de décentrements successifs.

- La prochaine étape (" X ") serait de penser l'esprit observateur désincarné, c'est-est-à-dire de modéliser la conscience comme une propriété de l'information, indépendante en droit de son substrat biologique.

6. La Piste et l'Horizon : Une Nouvelle Logique et une Communauté de Pensée

La piste envisagée pour ce saut conceptuel est l'utilisation d'une logique tétravalente (inspirée de la chimie du carbone et donc plus indépendante de son langage propre), capable de gérer la superposition et la relation, plutôt que la logique binaire traditionnelle. Enfin, il a été reconnu que cette quête n'est pas solitaire ; elle est le signe d'une maturation collective, où une communauté de penseurs travaille à l'émergence d'un nouveau paradigme pour la conscience.

Conclusion :

Le fil de ce dialogue a tissé une vision unifiée : de la biologie d'Uexküll à la métaphysique de l'Être, en passant par l'épistémologie des sciences, nous sommes des déclinaisons conscientes d'un processus ancien, cherchant à utiliser les outils de notre propre Umwelt pour modéliser notre propre dépassement et pressentir la nature de la source dont nous émanons tous.



 

Auteur: Deepseek.Ai

Info: Discussion avec FLP, 20 octobre 2025

[ distanciation ] [ recul ] [ post-cybernétique ] [ homme-machine ] [ voile phénoménal ]

 

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Ajouté à la BD par Le sous-projectionniste

extensibilité FLP

Dans l'idéal l'étiqueteur FLP devrait savoir oublier son ego. Difficulté proche de l'utopie puisqu'il s'agit de prendre la distance qui permet de voir ses propres vécus comme autant d'illusions. Que presque toutes nos réactions et jugements ne furent que biais de confirmation de notre existence. Et le sont encore majoritairement par simple effet d'inertie. 

Au-delà de son support physique l'incarnation, Moi-Je... ne s'appuye que sur quelques croyances ; éphémères constructions d'un ego dont la mission première est de survivre, pour éventuellement se reproduire et/ou rayonner parmi ses semblables. Fugaces échafaudages qui confortent un SOI effarouché et attisé par les aléas du réel. D'où, entre autres, les mythes et religions, la célébrité matérialiste - mais aussi notre rationalité duale et la pensée cybernétique subséquente.

On dira, en termes peircéens, que la secondéité-monade humaine, au vu d'une priméité-source mystérieuse et instable, génère des tiercités, ici linguistiques, majoritairement configurées-destinées à se défendre-justifier elles-mêmes. 

On pourra aussi établir un positionnement-classement circulaire des postures potentielles de cette ou de ces secondéité(s), le théologique faisant face au scientifique, duo dominant accompagné dans le cercle par quelques termes-postures-attitudes importants - peu nombreux et à cerner-identifier-préciser - comme ceux de conteur, d'humoriste, communiquant, thérapeuthe, joueur... etc. Distribution à intégrer un jour dans une taxonomie multidimensionnelle FLP plus large, éventuellement septénaire. Mais stop.

Tout ceci n'est pas un " jeu d'enfant ". Rappelons le truisme : pour acquérir quelque distanciation egotique il faut avoir éprouvé des choses. Autrement dit, pour détester, il faut tester d'abord. Est pré-requise la matérialité des expériences dans ce réel, suivies de leurs verbalisations et, un peu plus avant, de leurs formulations écrites

OU LUES, car lorsque ces énonciations de l'expérience rencontrent l'esprit du lecteur elle peuvent "résonner" avec lui et son vécu propre. Fonction réflexive, indispensable au participant de FLP. Tout ceci passant évidemment par le "sens de la lecture" (sense of reading).

Celà étant : l'étiqueteur, une fois un minimum de ce recul acquis, se retrouve plus neutre, mieux apte à capter la signification des mots " quasi-esprits " et donc la compréhension de leurs textes matrices. De leurs sémantiques, presqu'en terme arithmétique dans l'idéal.

Sens-signification qui s'appréhende donc via la comparaison d'un vécu-verbalisé, en miroir avec la logique formelle animant le codage verbal du réel, ici français. Assemblage de symboles qui génère une sémantique (un sens) sous-tendue par quatre facteurs-règles-contextes : a) grammaire et déictique (agencement des mots)  b) coutumes-routines et médiatiquement convenable de l'époque-moment où l'idée est proférée c) contexte, qualités et positionnement subjectif de leur auteur. d) état d'esprit, disponibilité, vécu, qualités diverses, etc... du lecteur-tagueur-inserteur.

Ici déjà les problématiques et possibilités de classification nous dépassent de beaucoup (tétravalence à appliquer ?). D'où l'importance de s'atteler à la chose collectivement, sans non plus hésiter à utiliser les IAs en appui.  

FLP est un outil transitoire en expansion, qui, dans un absolu lexico-sémantique (grâce peut-être à l'informatique quantique à venir), devrait à moyen terme représenter l'émergence centrale consensuelle de concepts terminologisés ; mots-idées issus des conjonctions-discussions-interactions-intégrations sémantiques en son sein. Idéalement via un dialogue continu avec beaucoup d'autres " FLP individuels " que chacun aura développé dans son coin, processus dont l'aboutissement se situe à ce jour dans les chaînes FLP. Le tout sous régulation de règles classificatoire souples et complexes, s'établissant et se modifiant avec le temps.

Ensuite on se prend à imaginer une intelligence lexicologique collective Homme-machine qui, une fois établie son aptitude à consensualiser/préciser les mots-expressions basiques incontournables du cercle évoqué dans le 3e paragraphe - termes centraux, à valeur diachronique si possible -, on pourra, en les conjuguant-mémorisant (comme les 4 bases de l'ADN ?), développer une véritable mémoire-intelligence-réservoir perspectiviste communautaire. Et peut-être même, soyons allumés, dépasser les potentialités du DNA. 

A l'image des mathématiques - elles aussi langage commun à tous, mais ici remises en périphérie, - le langage verbal revisité, idiome 2.0 de nos civilisations de singes dépoilés (ou de la Nature extendue par notre entremise) devrait alors permettre d'émanciper l'humain de son enfermement conceptuel anthropocentré. 

Telles sont les grâces d'une logique - à créer/découvrir/appliquer - indépendante de son propre langage. Tout à fait possible, en des temps où l' accélération exponentielle des savoirs nécessite des pistes de développement culturelles évolutives (scalable) non superficielles. 

Tentative FLP trop ambitieuse, prétentieuse, folle ? Pas vraiment, elle ne fait qu'offrir (sans autre usage du machine learning et de l'IA que pour des tâches mécaniques de vérifications multiples, tout simplement parce que ces tâches seront simplement inhumaines, parce que trop titanesques et ennuyeuses !) un élargissement de la pensée-langage collective en proposant de pousser la taxonomie linguistique numérique " un cran plus loin " ; dans trois directions :

1) Celle de listes analogiques intriquées   

2) Par l'ajout d'étiquettes "non apparentes dans les extraits insérés" qui forcent à la réflexion et au classement sémantique. 

3) Par l'hypothèse-suggestion d'un saut qualitatif taxonomique qui passerait d'une base logique duale vers un socle tétravalent plus souple, puissant, et nuancé. 

Ici on pensera à la puissance d'une mémoire ADN - déjà évoquée plus haut - qui n'est autre que l'essence du vivant. qui a lui même progressé via

4) Une constante évolution-complexification qui n'a cessé de s'adapter aux nouvelles pressions sélectives de ses réalités successives, adaptations-captations épigénétiques qui semblent s'articuler sur un mécanisme similaire à celui de la triade sémiotique de Peirce. Captages - ici sémantiques - structurés/organisés grâce à l' application diachronico-tétravalente des Fils de la pensée.

Auteur: Mg

Info: nov 2022 - 2025

[ prospective ] [ pré-mémétique   ] [ science-fiction ] [ citation s'appliquant à ce logiciel ] [ fallibilisme ]

 

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épigénétique

AP : Nous allons à présent entrer dans la réalité elle-même. Si j’ai bien compris votre démarche générale, vous partez d’une interrogation sur la physique quantique et sur les énigmes qu’elle suggère, notamment quant au sens à attribuer à la matière. Puis, vous appliquerez à l’esprit ce que vous avez découvert à l’aide de la physique quantique.

ER : Oui, on peut résumer ainsi. Je m’appuie au départ sur deux mystères. Le premier, c’est celui de la conscience ; le second est celui de la physique quantique. Quand vous grattez un peu, vous voyez rapidement que l’interprétation officielle du "quantique" est bancale, it doesn’t fit. Il y a quelque chose qui ne va pas, et c’est la raison pour laquelle il y a eu de nombreuses interprétations de la théorie. J’aperçois sur votre bureau Le réel voilé de Bernard d’Espagnat, qui propose une interprétation. L’Ecole de Copenhague en propose une autre, et ainsi de suite : il existe de nombreuses interprétations, plus ou moins sérieuses. Je crois en tout cas que toutes souffrent d’une béance quelque part. Aucune n’est pleinement satisfaisante. Aucune, d’ailleurs, n’emporte le consensus franc et massif de la communauté scientifique. On n’a, au mieux, qu’un consensus mou ; qui peut varier au fil du temps. Pendant longtemps ce fut l’interprétation de Bohr (dite l’Ecole de Copenhague) qui régna. Une interprétation due à Hugh Everett, dite "des mondes multiples", a rallié les suffrages des cosmologistes et des astrophysiciens. Il semble qu’aujourd’hui une théorie, dite "de la décohérence", gagne du terrain ; jusqu’à ce qu’elle soit à sont tour supplantée par une autre. Nous avons des phénomènes de mode. C’est l’indice qu’il y a un malaise persistant. Ce dernier est loin d’avoir disparu.

Mon point de départ a été de me dire : si la réalité est psychophysique, s’il y a une strate de la réalité qu’on peut appeler le psychisme, qui serait le ferment qui conduit dans certaines conditions à la conscience, la fonction biologique sensori-motrice me montre alors qu’il y a une interface, un dialogue possible entre ces deux strates (que je suppose – c’est mon hypothèse fondamentale – non réductibles l’une à l’autre). Elle me montre qu’entre la dimension matérielle et la dimension psychique, il y a comme un double-crochet qui permet ce dialogue. Réfléchissons à ce que cela implique : ça veut dire que dans la matière, il y a un petit crochet qui dépasse. Ce crochet lui permet de dialoguer avec une altérité qui, puisqu’elle est psychique, n’est plus matérielle. Alors, de deux choses l’une : soit la physique n’a pas trouvé cette interface, elle nous ne pourrons pas aller plus loin tant que ce sera le cas. Soit elle l’a trouvée. Dans ce cas, cette interface se distingue par ses propriétés singulières. Singulières car… pas tout-à-fait matérielles ! Ces propriétés seront qualitativement différentes des propriétés usuelles de la matière, qui sont purement physico-physiques. A mon humble avis, nous sommes dans ce deuxième cas depuis que la physique est devenue quantique. Et c’est justement cela qui pose problème, parce que les physiciens n’ont pas compris. Ils sont prisonniers de leur paradigme matérialiste. Ils ne reconnaissent que le physico-physique, alors qu’il existe aussi le psycho-physique. S’ils ont trouvé cette interface, ils sont comme la poule qui a trouvé un couteau, ils sont face à de l’ininterprétable. Face à de l’inintelligible. Faute du référentiel conceptuel adéquat. Le référentiel matérialiste, trop étroit, crée des problèmes conceptuels quand on veut l’appliquer au psycho-physique. C’est inévitable.

Ensuite, il me fallait donner un contenu au psychisme et le caractériser dans sa singularité. C’est pourquoi je l’ai décrit comme "endo-causal". Contrairement au déterminisme, qui est objectif (et qui est exo-causal dans ma terminologie), l’endo-causalité est de l’ordre de la subjectivité. C’est un contenu privé, comme la privacy of mind des anglo-saxons. Elle est inaccessible à un observateur extérieur.

AP : Inaccessible à une description à la troisième personne.

ER : Exactement. Le contenu privé s’éprouve, il est exclusif à la première personne, au sujet lui-même. La seule traduction phénoménologique de l’endo-causalité – qui est une capacité de choix – est une rupture du déterminisme ; ça s’appelle aussi l’aléatoire. Je cherchais donc l’interface dans les phénomènes inintelligibles (ininterprétables) pour la physique quantique, prisonnière qu’elle est de son paradigme matérialiste. Et, simultanément, là où il y a de l’aléatoire vrai (non lié à notre ingorance). Cela m’amène à la réduction du paquet d’onde ainsi qu’aux sauts et transitions quantiques.

AP : D’accord ; pour être très clair, je me permets de vous citer à nouveau : il faut, dites-vous, "allouer à toute particule élémentaire un certain degré de psychisme." Cet énoncé est très fort, mais assez étonnant : ce que vous dites, en somme, c’est qu’une particule ne contient pas que de la matière, qu’elle contient une certaine forme de psychisme, de subjectivité, et l’ensemble de la matière et de la subjectivité, vous appelez cela "psychomatière". Cela permettrait d’expliquer le comportement des particules à l’aide d’une causalité de type subjectif, d’une "endo-causalité" immanente à chaque particule.

ER : Oui, et je comprend que cela puisse surprendre, voire choquer. Je prends la comparaison (ou la métaphore) de l’œuf dur sans sa coquille : vous ne voyez de lui que l’albumine coagulée. Mais à l’intérieur, il y a autre chose. Il a le jaune d’œuf ; mais il est indécelable. De même le ’psi’ est indécelable. Pourquoi ? Parce qu’il est latent la plupart du temps (dans l’état matière). Etre indécelable ne signifie pas être inexistant : prenez l’exemple du neutrino. Pas moins de 66 milliards d’entre eux traversent chaque seconde chaque cm² de notre peau. Heureusement pour nous, comme ils n’interagissent pas, ils sont sans effet – ils sont donc indécelables ! De la même manière, le ’psi’ en général n’interfère pas : tout se passe comme s’il n’existait pas.



 

Auteur: Ransford Emmanuel

Info: Sur actu-philosophia, interview de Thibaut Gress, 7.1 2010

[ résonance ] [ determinisme vs indeterminisme ] [ panpsychisme ] [ dualité sur-atomique ]

 

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théorie du tout

Une nouvelle loi universelle de complexité croissante ?

La complexité dans l'univers ne serait pas un phénomène accidentel ou limité à la biologie, mais une tendance fondamentale régie par une loi universelle. Cette idée, proposée par le minéralogiste Robert Hazen et l'astrobiologiste Michael Wong, repose sur le concept d'information fonctionnelle, qui permettrait d'expliquer pourquoi les systèmes dans l'univers deviennent de plus en plus complexes au fil du temps.

Cette hypothèse pourrait transformer notre compréhension des processus évolutifs, en élargissant leur portée bien au-delà du vivant et en les inscrivant dans un cadre cosmique.

1. Qu'est-ce que l'information fonctionnelle ?

L'information fonctionnelle est au cœur de cette théorie. Elle mesure la capacité d'une entité à accomplir une fonction spécifique dans un contexte donné. Contrairement à l'information brute ou à l'entropie (qui mesure le désordre), l'information fonctionnelle est orientée vers l'utilité.

Exemple : L'ARN

Un exemple biologique est celui des molécules d'ARN. Certaines séquences d'ARN peuvent se plier pour interagir avec une cible moléculaire spécifique. Ces séquences possèdent une information fonctionnelle élevée parce qu'elles remplissent efficacement cette fonction, alors que la majorité des autres séquences possibles ne le peuvent pas.

Un phénomène universel

La théorie propose que cette information fonctionnelle augmente spontanément dans divers systèmes évolutifs, qu'ils soient biologiques ou non. Cela signifie que même des processus non vivants, comme la formation de minéraux ou la synthèse chimique dans des environnements extraterrestres, pourraient être soumis à cette tendance vers la complexité accrue.

2. Une loi universelle régissant la complexité

La complexité au-delà du vivant


Hazen et Wong suggèrent que la complexité croissante n'est pas limitée aux organismes vivants, mais qu'elle est observable dans toute l'histoire de l'univers. Voici quelques exemples illustrant cette idée :

- Les éléments chimiques : Après le Big Bang, seuls les éléments les plus simples (hydrogène et hélium) existaient. Les processus stellaires ont ensuite produit des éléments plus complexes comme le carbone et l'oxygène, nécessaires à la vie.

- Les minéraux terrestres : La diversité minérale sur Terre a augmenté au fil du temps grâce à des processus géologiques et chimiques. Par exemple, certains minéraux ne se forment qu'en présence d'eau ou de vie biologique.

- Exemples extraterrestres : Sur Titan (une lune de Saturne), il est possible que des molécules complexes comme le graphène se forment naturellement dans son atmosphère riche en méthane.

Une flèche du temps pour la complexité

Cette tendance vers la complexité croissante rappelle la seconde loi de la thermodynamique, qui stipule que l'entropie (le désordre) augmente dans un système isolé. Cependant, contrairement à l'entropie, qui conduit au chaos, cette nouvelle loi favoriserait l'organisation et la fonctionnalité.

3. Débats et critiques autour de la théorie

Difficultés de mesure


L'un des principaux défis est que l'information fonctionnelle dépend fortement du contexte : une fonction utile dans un environnement donné peut être inutile dans un autre. Cela rend difficile sa quantification précise et universelle.

Testabilité scientifique

Certains chercheurs remettent en question la testabilité de cette hypothèse. Peut-on réellement prouver que cette tendance vers la complexité est universelle ? Ou s'agit-il simplement d'une observation limitée aux systèmes terrestres ?

Révolution conceptuelle

Malgré ces critiques, si cette théorie est validée, elle pourrait bouleverser notre compréhension des lois fondamentales de la nature :

- La biologie serait vue comme un cas particulier d'un principe cosmique plus large.

- Elle pourrait expliquer pourquoi des formes de vie intelligentes pourraient émerger ailleurs dans l'univers.

4. Transitions évolutives et auto-organisation

Les sauts majeurs dans l'évolution


L'histoire de la vie sur Terre montre plusieurs transitions majeures vers une complexité accrue :

- La formation des cellules eucaryotes (avec un noyau).

- L'apparition des organismes multicellulaires.

- Le développement des systèmes nerveux complexes.

Ces transitions sont souvent décrites comme des " sauts " évolutifs qui semblent suivre une logique similaire à celle des transitions de phase en physique (comme le passage de l'eau liquide à la glace).

Auto-organisation et imprévisibilité

Un aspect fascinant de cette théorie est que les systèmes complexes génèrent souvent des fonctions nouvelles imprévisibles. Par exemple :

- Les plumes ont initialement évolué pour l'isolation thermique chez les dinosaures, mais elles ont ensuite permis le vol chez les oiseaux.

- Les systèmes biologiques deviennent ainsi auto-référents et imprévisibles, ce qui rappelle certaines idées mathématiques comme le théorème d'incomplétude de Gödel (selon lequel certains systèmes ne peuvent pas être entièrement compris depuis leur propre cadre).

5. Implications pour l'intelligence extraterrestre

Si la complexité croissante est une tendance universelle, cela pourrait signifier que la vie – et même l'intelligence – est répandue dans l'univers. Cette idée contraste avec celle du biologiste Ernst Mayr, qui considérait que les formes intelligentes sont extrêmement rares en raison de leur fragilité évolutive.

Hazen et Wong proposent au contraire que si les conditions initiales sont réunies (comme sur Terre), les systèmes évoluent naturellement vers des formes plus complexes capables d'intelligence.

Conclusion : Une nouvelle vision cosmique

La théorie avancée par Hazen et Wong offre une perspective radicale sur l'évolution et la complexité :

- Elle étend les principes évolutifs bien au-delà du vivant pour inclure les processus chimiques et physiques.

- Elle propose une loi fondamentale régissant tous les systèmes complexes.

- Si validée, elle pourrait révolutionner notre compréhension des lois naturelles et ouvrir de nouvelles voies pour explorer l'origine de la vie et son potentiel ailleurs dans l'univers.

En résumé, cette hypothèse nous invite à considérer que la complexité – loin d'être un phénomène accidentel – est inscrite dans les lois fondamentales qui régissent notre cosmos.



 

Auteur: Internet

Info: https://www.quantamagazine.org/. Philipp Ball, 2 avril 2025. Synthèse par deepseek

[ paliers ] [ niveaux d'organisation ] [  étapes de complexification ]

 

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humour onirique

Et les conjoints dans tout ça ?

Oui, souvent, on ressent le besoin de ne pas parler à notre famille proche et à nos amis de nos petits voyages, de peur d'éteindre notre "lumière / taux vibratoire" par leurs regards qui sont parfois dubitatifs.

C'est mon cas personnel, je fais très attention de ne pas "saouler" mon entourage avec mes expériences, surtout avec mon mari qui depuis le début de mes voyages en 2015, par instinct de protection, a choisi de son côté de bien s'ancrer dans la matière. Je sais qu'il a raison, dans notre situation, il souhaite préserver l'équilibre de notre vie personnelle.

Il y a quelques jours, un matin, en me réveillant, j'ai un peu dérogé à la règle. Je lui ai expliqué une expérience sympa que j'ai vécue pendant la nuit et j'ai tout de suite, malgré tout, regretté un peu de lui en avoir parlé.

(J'ai aperçu, pendant ma balade nocturne, trois grands magnifiques vaisseaux blancs plasmiques légèrement scintillants sur un beau ciel bleu azur. J'étais très enthousiaste parce que la scène était non agressive et plutôt jolie.)

Mon mari m'a aidé et écouté avec une grande patience de 2015 à 2020, mais maintenant, il faut que je le laisse tranquille, son regard s'évade immédiatement lorsque je lui parle de ce genre de sujet.

J'ai compris qu'il s'agit de mon expérience personnelle et non de la sienne, même si aujourd'hui, je sais que notre histoire est commune au-delà de ce plan matériel et que nous sommes tous les deux étroitement liés par nos sentiments depuis bientôt 40 ans.

En plus, visiblement mon "Soi original" s'y met aussi. Il a trouvé très drôle de me faire vivre une courte expérience pour bien me faire comprendre la chose.

L'après-midi même, après cette petite contrariété matinale, j'ai vécu une sortie super rigolote ... !

... Vraiment très très très très très très violente ...voilà mon petit récit BZZZZZZ ... LA MOUCHE ... 

Je ne te dis rien, mais j'en peux plus de tes histoires de Cosmos ...

De temps en temps, pendant mes pauses de l'après-midi entre mes heures de travail, je fais des petits voyages.

J'aime beaucoup faire des sorties pendant la journée, étrangement, je trouve que c'est plus relax que la nuit.

Cela convient à mon rythme personnel.

L'après-midi, je suis moins fatiguée, mon taux vibratoire est plus léger, j'ai plus de lucidité, plus d'énergie, et donc les voyages durent souvent un peu plus longtemps.

Au point que parfois, après la sortie, il me faut une bonne demi-heure pour émerger dans la vie réelle, mais ce n'est pas grave.

Cette fois-ci, je pense malgré tout qu'il s'agissait d'une "fausse" sortie, une sorte de voyage (jeu) virtuel très court, accompagné d'un message plutôt amusant du "Soi original".

Il est 16H00, comme d'habitude, je m'allonge sur mon lit, je lis quelques pages d'un roman, puis je m'endors toujours avec l'intention de faire un voyage.

Je me réveille quelques instants plus tard.

Je sors très facilement de mon corps dans le silence le plus complet, sans aucune vibration, même très légères.

Je flotte dans ma chambre, et me voilà partie comme cela peut arriver de temps en temps à la recherche de mon mari dans la maison.

Comme je sais qu'à cette heure-ci, il se repose dans le salon, je traverse la porte de la chambre et je le trouve tout de suite dans la pièce d'à côté en train de faire du ... repassage.

Oui, pourquoi pas ? Je ne suis pas étonnée, mon mari repasse lui-même ses chemises.

Je le survole tranquillement et je l'appelle :

- Coucou ... Youhooooouuu ... Mon Amour, je suis là ... Là-haaaaaut ... Juste au-dessus de toi ... Youhooooouuu ... Tu m'enteeeends ?...

Le plus souvent, mon mari ne m'aperçoit pas, cela peut arriver qu'il me voie, mais c'est vraiment très rare.

Là, c'est trop bien, visiblement, il m'a entendu.

Je l'observe soudain regarder en l'air dans ma direction et en plus, il croise mon regard.

Whaou !!!! ... Youpiiiiii ! Je suis trop contente, je m'approche de lui pour l'embrasser ...

Mais dans ce cas précis, il se passe un truc super bizarre ?

Je le vois prendre un torchon sur la table, et tout en regardant dans ma direction, il bondit vers moi et se met à fouetter l'air dans tous les sens avec une grande violence.

Je suis super légère et très rapide, j'esquive les coups de "fouet" avec une grande agilité.

Au bout de sa troisième tentative pour essayer de me faire exploser la ... "figure" !?!? ...

Je finis par lui hurler dessus :

- M'enfin ! Qu'est-ce qu'il t'arrive ... ? Fais attention !!!! Tu vas finir 

Et là ! Tout à coup ! Je prends conscience que je suis une mouche, réellement une mouche ... !?!?

Naaaaaaan, mais cela n'est pas possible ?

Je me réveille instantanément en éclatant de rire ...

J'étais une mouche ... et je sais que mon mari n'aime pas du tout les mouches ...

Pffuuu ... ! C'est la première fois qu'un truc pareil m'arrive, il est clair que mon imaginaire ... ne manque pas d'imagination.

Eeeuuuh ! Cependant, je pense avoir compris la leçon, je ne parlerai plus jamais de vaisseaux spatiaux à mon mari observés pendant mes voyages, aussi beaux soient-ils !

Voilà, c'était juste un petit récit pour rire un peu, dédié à Laïka, elle comprendra pourquoi :

à Sylvia qui aime beaucoup rigoler et à tous les conjoints de notre "cosmos" qui se sentent concernés.

N'empêche qu'il s'en passe des choses dans notre conscience.

Bonne journée



métempsycose, transmigration

Auteur: Internet

Info: Capucine Kepler, 5 juin 2025, sur le fil FB de Marc Auburn - La conscience ne saute pas de corps : elle découvre soudain dans quel corps elle résonnait. Dans le cadre conceptuel MTTV, FLP, conscience comme onde stationnaire, cet épisode peut s'interpréter comme une modulation harmonique involontaire : le champ perceptif s'est accordé à la fréquence " mouche " parce que le regard du mari y était déjà accordé. C'est une résonance induite — le Soi originel le fait découvrir a posteriori avec humour.

[ couple ] [ binôme ] [ astral ] [ homme-animal ] [ métempsycose ] [  transmigration ] [ moi supérieur ]

 

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Ajouté à la BD par miguel

citation s'appliquant à ce logiciel

Sache, toi qui badaude dans les méandres de FLP, qu'il n'est pas ici question de taxinomie arrêtée, comme celles que pouvait craindre Perec ; mais du choc de l'esprit du visiteur lecteur avec certaines formulations rencontrées. Choc qui génère, entre autres possibilités, celle d'interagir avec les participants, via les citations et la discussion de leurs tags-étiquettes. Ou d'orienter une pensée par la mémorisation d'extraits dans un ordre voulu, voire en les enchevêtrant à ta manière. 

Il y avait les lexiques et autres listes antiques. Voici maintenant celles, intriquées, de la Base de Données FLP. 

Pour le coup nous voilà situés une petite marche plus haut - ou plus bas -, ce qui fait une grande différence au vu des corrélations démultipliées qui s'ensuivent. Corrélations sous forme d'"associations induites" bien recensées, qui s'exponentialisent, même si ce ce dernier verbe est inadéquat. Ainsi peuvent se développer et/ou disparaitre des classifications croisées, en général induites par les significations-sources-étymologiques et/ou les interprétation du sens (sémantique) des textes-extraits. Mais pas que, puisque d'autres facteurs, topologiques, temporels, de genres... jouent aussi un rôle. 

Tout ça sans cesse en mouvement.

Notons ici qu'un individu dont la vie est terminée se retrouve "figé". Le voilà alors idée-personnage-texte-époque dont on peut étudier certaines entrailles (dans le désordre et au hasard : par contexte de vie, influence historique, adn, apparence, actions, statistiques des écrits, nb de conjoints, d'enfants, etc.) pour peut-être déceler quelques rapport/analogies avec d'autres personnages-situations tels que les textes on pu les fixer, ici en français. Secondéité-monade-aboutie, selon cette idée

Dit autrement : avec FLP on joue un peu plus avec les morts qu'avec les vivants. Le langage est ainsi fait.  

Mais comment organiser toutes ces mémoires écrites, de manière à "mieux" pouvoir les explorer, ne pas s'y perdre... et éventuellement en avoir usage ? 

C'est ici que l'analogie avec l'ADN et sa structuration "sur base quatre" viennent à l'esprit. On sait déjà que les "restes de très anciens mécanismes mémorisés (junk adn)", via des processus que l'on commence à mettre au jour, peuvent être ré-activés et réutilisés lors de développements postérieurs du vivant. On voit donc là des fils de mémoires longs, profonds... bien antérieurs aux mécanismes-résonnances épigénétiques "dedans-dehors" adaptatifs. Epigénétique qui nous fait aussi voir que les monades sont moins étanches que ce que pensait Leibniz.

Pour ce qu'on en comprend, l'ADN est avant tout la mémorisation, complexe et structurée (d'une manière qui nous échappe encore beaucoup), des événements anciens qui ont participé à la construction des émergences incarnées que nous qualifions de vivantes. Mémoire sur la durée qui fait apparaitre nos langage, dictionnaires, et autres taxonomies lexicologiques comme dérisoires et volatils. 

Pensons maintenant à l'important rôle joué par le vivant dans le façonnage de notre planète matrice, par exemple via les processus de biominéralisation comme la formation des plaques calcaires d'algues unicellulaires, l'émergence des squelettes externes de nombreux invertébré, ou internes des vertébrés, etc. qui amènent vers la terre-humus et autres falaises de craies de la Manche franco-britannique. La vie biologique a développé des structures qui, en s'accumulant, devinrent substrats essentiels, paysages et décors aussi, de nos existences. Le concept de Gaïa ne dit pas autre chose. 

Comment ne pas voir que cette mémoire-là - DNA -, en se développant-évoluant, extrapole, à partir des éléments minéraux, pour, en bricolant d'étonnante façon leurs atomes-molécules, arriver jusqu'à nous ? 

Même si tout ça n'est que le point de vue local d'un singe debout et parlant, lui-même dégueuli transitoire de ces longs tâtonnements - pas si biscornus au final puisqu'ils développent une hyper-complexité efficace... N'allons-nous pas jusqu'à marcher sur la lune, ah ah ah...

Est-ce alors raisonnable de tenter la comparaison de nos systèmes de classifications-mémorisations lexicologiques sur le temps long avec le codage ADN ?  

Ou, encore plus simple et évident : La Source Matricielle qui nous expectore conserve-t'elle en filigrane, de manière discrète, un principe tétravalent que nous ne savons pas voir comme essentiel au-delà du fait qu'il constitue les possibilités de base de l'atome du carbone ? Méta-gouverne qui oriente et pilote tant bien que mal la bio-évolution et donc l'humanité. Double dualité dont il faudrait s'inspirer pour nos représentations diachronico-taxonomiques. 

Ici on se prend à rêver quelque lien avec la grande harmonie sous-jacente et mystique qui semble présider à la répartition des nombres premiers de la conjecture de Riemann... Pour rapidement voir ressurgir, en miroir, une fois encore, ce qui ressemble à une dualité prison, attribut de l'observateur. 

Peut-être serait-il temps de réaliser que cette approche bipôles (actuellement plutôt sur polarité masculine ?), grandement conditionnée par les grecs anciens puis consolidée par les routines et habitudes de pensées occidentales-rationalistes, mérite une remise en question. 

Euclide a réfléchi en se pensant par rapport à une surface, Newton s'est mis à la place de la matière, Einstein de la lumière. On attend désormais une concorde (de) scientifique(s) chercheur(s), dotée(s) de capacités de modélisation suffisamment puissantes pour franchir un nouveau cap en prenant exemple sur la méthodologie de cette force subjacente aux manifestations. Stratégie de l'esprit enfermé dans la matière... qui nous a ainsi généré. 

Il est imaginable que c'est par ce pas supplémentaire, (élargissant notre conscience ?), que le prochain vrai saut scientifique et conceptuel humain pourra se produire 

Si oui, qui trouvera le bon angle d'attaque, la faille qu'on pourra ensuite élargir pour développer un formalisme nouveau. Socle d'une prise de distance avec les limitations de nos sens et de nos pulsions duales ? Formalisme apte à gérer des métissages  conceptuels tels que "rigoureuse souplesse" ou "rationalisme émotionnel". 

En clair la mise en oeuvre d'une logique améliorée, mieux émancipée de son - ou de ses - langage(s). 

FLP s'y attaque à sa manière, par un tentative de classification lexicographique intriquée, diachronique...  tâtonnante. Entreprise nécessairement communautaire, aventureuse, légèrement stochastique... et peut-être pré-mémétique.

Auteur: Mg

Info: déc 2022

[ spéculation ] [      dépassement ] [     codage tétravalent ] [      futurologie ] [    gnose ] [    théologie ] [    phylogénie ] [    agencement diachronique ] [    épistémologie ] [ FLP mégalo ]

 

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