Citation
Catégorie
Tag – étiquette
Auteur
Info



nb max de mots
nb min de mots
trier par
Dictionnaire analogique intriqué pour extraits. Recherche mots ou phrases tous azimuts.  Outil de précision sémantique et de réflexion communautaire. Voir le mode d'emploi, la colonne "chaînes" et les autres rubriques explicatives. ATTENTION, faire une REINITIALISATION après  une recherche complexe. Et utilisez le nuage de corrélat... Lire la suite >>
Nuage de corrélats : pour l'activer, cochez seulement catégorie et tag dans la recherche avancée à gauche.
Résultat(s): 88363
Temps de recherche: 0.1955s

poésette

Dessine des moustaches de chat

au soleil qui se couche

et tu entendras l'horizon ronronner


Auteur: Radu Bata

Info: "Le fou-rire de la pluie"

 
Commentaires: 2
Ajouté à la BD par miguel

communisme

Quels sont les avantages du socialisme russe ? Les mêmes que ceux de la caserne : sécurité matérielle, assistance médicale, ordre et discipline.

Et ses inconvénients ? Ce sont à la fois ceux de la démocratie et ceux de la dictature : baisse de la production en quantité comme en qualité, incompétence généralisée, tricherie à tous les échelons, priorité accordée aux industries d’armements, à l’armée et à la police. De plus, interdiction de penser, peur de la vérité, règne du conformisme et de la délation...

Auteur: Gripari Pierre

Info: Dans "La vie, la mort et la résurrection de Socrate-Marie-Gripotard", éditions de la Table Ronde, 1968, page 181

[ critique ] [ totalitarisme ]

 

Commentaires: 0

Ajouté à la BD par Coli Masson

communisme

Qu’est-ce que le socialisme ? C’est la socialisation des moyens de production, c’est le pouvoir de la classe ouvrière au moyen du Parti, considéré comme l’avant-garde de cette classe. Il ne peut y avoir de socialisme que si la terre et l’industrie sont, non point nationalisées, mais collectivisées, ce qui suppose une surveillance continue, par les travailleurs de la base, sur toute l’activité du Parti et de l’État. Le culte d’un individu, la terreur policière sont donc des phénomènes inconcevables en régime socialiste. Pour qu’ils deviennent possibles, il faut que le socialisme se transforme en son contraire, et que l’oligarchie dirigeante du parti se constitue en classe dominante : qu’elle se coopte au lieu de se faire élire, qu’elle répartisse les richesses à son profit, qu’elle établisse sa domination à la faveur de l’inertie des masses, de la vénalité, de la servilité ou de la lâcheté des militants de base. Il faut enfin qu’elle se sente assez mauvaise conscience pour éprouver le besoin de se maintenir par la terreur.

En 1914, la Sainte Russie n’était en retard que d’une révolution. En 1938, elle est en retard de deux.

Auteur: Gripari Pierre

Info: Dans "La vie, la mort et la résurrection de Socrate-Marie-Gripotard", éditions de la Table Ronde, 1968, page 167

[ retour du refoulé ] [ imposture ] [ critique ]

 

Commentaires: 0

Ajouté à la BD par Coli Masson

souffrance

Nuit atroce. Je n’en reviens pas de constater à quel point la douleur morale peut ressembler à la douleur physique. En fait, c’est une douleur physique. Dans un cas comme dans l’autre, cela procède par pulsions lentes, suivies de détentes brusques et de recommencements. C’est comme une crampe, une lourdeur, un doux écrasement. Cela gonfle, grossit, s’amoncelle jusqu’au cri, puis s’effondre d’un coup et reprend aussitôt. J’ai à la lettre la sensation du cœur brisé ; du cœur qui part en petits morceaux, qui glisse, qui fond, qui se détache. Je me tords et j’étouffe.

Auteur: Gripari Pierre

Info: Dans "La vie, la mort et la résurrection de Socrate-Marie-Gripotard", éditions de la Table Ronde, 1968, pages 155-156

[ viscérale ] [ description ]

 

Commentaires: 0

Ajouté à la BD par Coli Masson

écriture

Et si écrire, c'était tout simplement ne plus taire cette âme en soi?

Auteur: Cheng François

Info: "De l'âme"

[ . ]

 

Commentaires: 0

Ajouté à la BD par Le sous-projectionniste

amour

Aimer, c'est veiller sur l'autre, aimer c'est être là.

Auteur: Joncour Serge

Info: Combien de fois je t'aime

[ chaînon ]

 

Commentaires: 0

Ajouté à la BD par miguel

rapports humains

La simplicité c’est se mettre à nu devant les autres

Et nous avons tant de difficulté à être vrais avec les autres.

Nous avons peur d’être mal compris, de paraître fragiles,

de nous retrouver à la merci de ce qui nous fait face.

Nous ne nous exposons jamais.

Parce qu’il nous manque la force d’être des hommes,

celle qui nous fait accepter nos limites,

celle qui nous les fait comprendre, en leur donnant du sens et en les transformant en énergie,

en force précisément.



J’aime la simplicité qui s’accompagne d’humilité.

J’aime les clochards.

J’aime les gens qui savent écouter le vent sur leur propre peau,

sentir l’odeur des choses,

en capturer l’âme.

Ceux dont la chair est en contact avec la chair du monde.

Parce que là est la vérité, là est la douceur, là est la sensibilité, là est encore l’amour.


Auteur: Merini Alda

Info: Aphorismes et grigri

[ sincères ]

 

Commentaires: 0

Ajouté à la BD par miguel

rapports humains

J'ai vu des miracles se produire, quand les gens disent la vérité. Pas la “belle” vérité. Pas la vérité qui cherche à plaire ou à réconforter. Mais la vérité sauvage. La vérité féroce. La vérité qui dérange. La vérité tantrique. La foutue vérité. La vérité que tu as peur de dire.

L'horrible vérité sur toi que tu caches pour “protéger” les autres. Pour éviter d'être "trop". Pour éviter d'avoir honte et de te sentir rejeté. Pour éviter d'être vu. La vérité de tes sentiments les plus profonds. La rage que tu as ressassée, dissimulée, maîtrisée. Les terreurs dont tu ne veux pas parler. Les pulsions sexuelles que tu as essayé d'engourdir. Les désirs primaires que tu ne peux supporter de formuler.

Les défenses se décomposent enfin, et ce matériel "dangereux" émerge du plus profond de l'inconscient. Tu ne peux plus le retenir. L'image du "bon garçon" ou de la "gentille fille" s'évapore. Celle du "parfait", de "celui qui a tout compris", de l'évolué : ce sont des images qui brûlent.

Tu trembles, tu transpires, tu es au bord des vomissements. Tu penses que tu pourrais en mourir, mais finalement tu la dis cette putain de vérité, cette vérité dont tu as profondément honte. Pas une vérité abstraite. Pas une vérité “spirituelle”, soigneusement formulée et conçue pour prévenir l'offense. Pas une vérité habilement emballée. Mais une vérité humaine désordonnée, enflammée, bâclée. Une vérité sanglante, passionnée, provocatrice, sensuelle. Une vérité mortelle, indomptée et sans fard. Et fragile, collante, suante, vulnérable. La vérité de ce que tu ressens. La vérité qui permet à l'autre de te voir à l'état brut. La vérité qui fait haleter, qui fait battre ton cœur. C'est la vérité qui te libérera.

J'ai vu des dépressions chroniques et des angoisses permanentes s'effacer du jour au lendemain. J'ai vu s'évaporer des traumatismes profondément enracinés. J'ai vu de la fibromyalgie, des migraines à vie, de la fatigue chronique, des maux de dos insupportables, des tensions corporelles, des troubles de l'estomac, disparaître, ne jamais revenir. Bien sûr, les "effets secondaires" de la vérité ne sont pas toujours aussi dramatiques. Et nous n'entrons pas dans notre vérité avec un résultat en tête. Mais pense aux énormes quantités d'énergie nécessaires pour réprimer notre sauvagerie animale, engourdir notre nature farouche, réprimer notre rage, nos larmes et notre terreur, soutenir une fausse image, et faire semblant d'être "bien".

Pense à toute la tension dans le corps, et aux dommages causés à notre système immunitaire, quand nous vivons dans la peur de “ nous montrer”. Prends le risque de dire ta vérité. La vérité dont tu as peur. La vérité dont tu crois que le monde dépend. Trouve une personne sûre, un ami, un thérapeute, un conseiller, toi-même, et laisse-les entrer. Laisse-les te tenir alors que tu te brises. Laisse-les t'aimer alors que tu pleures, rages, trembles de peur, que tu es en plein gâchis.

Dis ta putain de vérité à quelqu'un, cela pourrait simplement te sauver la vie, te guérir du plus profond de toi et te connecter à l'humanité d'une manière que tu n'avais jamais imaginée.

Auteur: Foster Jeff

Info:

[ calculés ] [ masques ] [ sincérité thérapie ] [ lâcher prise ]

 

Commentaires: 0

Ajouté à la BD par miguel

songes

Noter ses rêves, pour un jeune écrivain, est un bon exercice. Car les mots viennent pour ainsi dire tout seuls, avec leur pleine propriété, et toutes leurs résonances. Ils prennent leur place dans le récit avec une sorte d’infaillibilité... C’est au point qu’il me semble parfois que j’ai rêvé avec les mots, que j’ai aussi rêvé les mots.

Pourtant, entre le rêve écrit et le rêve réel, il y a un abîme. Pour raconter le rêve, on le rationalise, on lui impose un déroulement logique qu’il n’a que très rarement dans la réalité. Un récit de rêve n’est pas un compte rendu, c’est une transposition. Le rêve réel est autre, son temps est autre, l’arrière-plan affectif et les associations d’images sont beaucoup plus obscurs et beaucoup plus complexes qu’on ne saurait dire...

Auteur: Gripari Pierre

Info: Dans "La vie, la mort et la résurrection de Socrate-Marie-Gripotard", éditions de la Table Ronde, 1968, pages 94-95

[ latent-manifeste ] [ processus secondaires ] [ interprétation déformante ]

 

Commentaires: 0

Ajouté à la BD par Coli Masson

homme-par-femme

Elle aime Gripotard. Elle aime ce garçon un peu sauvage, un peu fébrile, au visage maigre, aux yeux brillants, aux pensées drues, naïves et violentes. Ce qu’il y a de force en lui plaît à la femme qui est en elle, et ce qu’il y a de faiblesse plaît à la mère qui est aussi en elle. Elle veut le protéger, le craindre, le rassurer, avoir confiance en lui, l’apprivoiser, le rendre fort, joyeux. Elle voudrait aussi éteindre au fond de son regard cette lueur un peu folle qui l’attire et l’inquiète.

Auteur: Gripari Pierre

Info: Dans "La vie, la mort et la résurrection de Socrate-Marie-Gripotard", éditions de la Table Ronde, 1968, page 60

[ amoureuse ] [ ambivalence ] [ imagination ]

 

Commentaires: 0

Ajouté à la BD par Coli Masson