Citation
Catégorie
Tag – étiquette
Auteur
Info



nb max de mots
nb min de mots
trier par
Dictionnaire analogique intriqué pour extraits. Recherche mots ou phrases tous azimuts. Aussi outil de précision sémantique et de réflexion communautaire. Voir la rubrique mode d'emploi. Jetez un oeil à la colonne "chaînes". ATTENTION, faire une REINITIALISATION après  une recherche complexe. Et utilisez le nuage de corrélats !!!!..... Lire la suite >>
Nuage de corrélats : pour l'activer, cochez seulement catégorie et tag dans la recherche avancée à gauche.
Résultat(s): 94079
Temps de recherche: 0.1093s

vieillir

Elle ne pouvait que constater qu’avec l’âge, les frontières tracées autour de sa personne s’estompaient et fluctuaient. Alors que chez beaucoup de gens de sa connaissance, les hommes notamment, les frontières ne faisaient que se renforcer. Ils édifiaient de nouvelles barrières, voire des murs, ou des créneaux. Eliza ne manquait jamais de se féliciter de cette différence.


Auteur: Smith Zadie

Info: L'imposture

[ ouverture ] [ fermeture ] [ femmes-hommes ]

 

Commentaires: 0

Ajouté à la BD par miguel

éphéméride

Un code caché dans des peintures préhistoriques décrypté par un amateur  (source de l'article)

Du Morse avant l'heure?

Alors que Ben Bacon, un conservateur de meubles de Londres, parcourait des galeries de peintures préhistoriques sur internet, une idée lui est venue: et si les petits traits et points figurant sur plusieurs centaines d'entre elles étaient des marqueurs de temps?

HistoryNet évoque la théorie de cet amateur passionné, qui a conduit à une publication dans le Journal archéologique de Cambridge. Fasciné par ces œuvres réalisées il y a 15.000 à 40.000 ans dans des grottes situées en Europe, Ben Bacon avait fini par prendre conscience de la présence d'un certain nombre de motifs récurrents.

À côté des animaux dessinés sur les parois, on peut régulièrement trouver des petites lignes et des petits points, que le passionné décrit comme " les premières écritures connues dans l'histoire de l'Homo sapiens ". Un détail a particulièrement marqué Ben Bacon: il n'y en avait jamais plus de treize. Lui est alors venue une idée: ces symboles discrets pourraient avoir fait office de marqueurs temporels, se basant peut-être sur un calendrier lunaire.

Une nuit, a-t-il raconté à Vice, j'étais sur internet en train de regarder ces peintures datant du Paléolithique sans y prêter vraiment attention. Lorsque j'ai remarqué, vraiment par hasard, que plusieurs animaux représentés avaient un nombre qui semblait leur être associé. "

Plusieurs pistes

Le conservateur s'est alors empressé de partager son hypothèse avec des archéologues de l'université de Durham (nord de l'Angleterre) et de l'University College de Londres, pour qu'ils l'aident à confirmer cette théorie. Lors de la découverte des grottes il y a plus de 150 ans, les archéologues avaient d'abord pensé que les symboles " servaient à compter le nombre d'animaux aperçus ou tués par ces artistes préhistoriques ", nous apprend Vice.

Pour les chercheurs, la théorie du calendrier lunaire formulée par Ben Bacon " colle au fait que la connaissance des périodes de migration, d'accouplement ou de mise-bas des animaux du Paléolithique était un sujet central, puisque toute l'organisation humaine en dépendait ". Un tel calendrier ne fonctionne d'ailleurs pas sur un principe annuel, mais bien sur une comptabilisation par saisons. Question de survie.

Auteur: Internet

Info: https://www.slate.fr/, Elena Gillet - 4 août 2023

[ historique ] [ signes ]

 
Mis dans la chaine

Commentaires: 0

Ajouté à la BD par Le sous-projectionniste

proto-eucaryote

Des scientifiques découvrent "par hasard" que la vie sur Terre est beaucoup plus ancienne qu'on ne le pensait auparavant

Une rencontre fortuite dans une région reculée de l'Australie et des années d'analyse minutieuse ont permis de repousser de 750 millions d'années les preuves de l'apparition d'une vie complexe sur la planète.

Le Dr Erica Barlow, géobiologiste à l'université de Nouvelle-Galles du Sud (UNSW), a découvert une nouvelle façon de comprendre comment la vie s'est formée sur la planète en analysant une roche qu'elle avait posée sur son bureau.

Barlow a trouvé cette roche lors d'une excursion dans l'arrière-pays de l'Australie occidentale il y a une dizaine d'années.

Elle a étudié les stromatolites dans le cadre de son projet de recherche de premier cycle et a passé ses journées dans la région de Pilbara à cartographier la zone et à analyser les structures rocheuses. Barlow rentrait au camp lorsqu'une petite pierre noire et brillante reflétant la lumière du soleil a attiré son attention. Elle se détachait du paysage rouge et il l'a ramassée en souvenir de son voyage.

La roche mystérieuse cache des secrets.

La roche est restée sur le bureau de Mme Barlow au Centre australien d'astrobiologie pendant plusieurs mois, alors qu'elle travaillait sur son projet sur les stromatolithes. Son superviseur à l'UNSW, le professeur associé Martin Van Kranendonk, a vu la roche - connue sous le nom de chert noir - et l'a encouragée à rechercher des microfossiles à l'intérieur. Ce qu'Erica a vu l'a choquée.

La plupart des microfossiles ont la forme de longs filaments, mais ce fossile était rond.

"Le microfossile que j'ai trouvé n'existait pas dans les archives géologiques", explique Barlow. "Il s'agissait d'un type de vie totalement nouveau".

Le grand événement d'oxydation et le développement de la vie sur Terre

La datation indépendante des couches rocheuses entourant le chert noir encastré suggère que les microfossiles ont environ 2,4 milliards d'années.

Cette estimation de l'âge coïncide avec le "Grand événement d'oxydation" : un tournant volatil dans l'histoire de la Terre au cours duquel les niveaux d'oxygène à la surface de la planète ont augmenté de façon spectaculaire et irréversible.

Barlow explique que l'augmentation soudaine et unique de l'oxygène a été théoriquement liée au développement de toute vie complexe sur Terre, mais que rien dans les archives fossiles ne prouvait cette théorie - jusqu'à aujourd'hui...

La seule forme de vie connue qui existait avant le Grand Événement d'Oxydation était " procaryotique " : des organismes simples, unicellulaires et sans noyau, comme les bactéries.

Cependant, la forme relativement complexe et la grande taille du fossile découvert par le Dr Barlow suggèrent que sa forme de vie pourrait avoir été une première étape vers une forme de vie " eucaryote ", c'est-à-dire une forme de vie complexe, généralement multicellulaire, dotée d'un noyau.

"Nous avons montré la première preuve fossile directe reliant l'évolution de l'environnement pendant la Grande Oxydation à une augmentation de la complexité de la vie", déclare Barlow. "Cela montre une avancée dans l'organisation de la vie à cette époque".

Cet événement est parfois appelé la " catastrophe de l'oxygène ", catastrophique pour de nombreuses formes de vie à l'époque, qui avaient besoin d'environnements pauvres en oxygène pour survivre.

Si les recherches futures confirment cette théorie, ce fossile serait la plus ancienne preuve connue d'une vie complexe sur Terre, mais il faudra sans doute attendre un certain temps avant que la technologie ne permette de l'évaluer.



 

Auteur: Internet

Info: https://www.tameteo.com/,Joana Campos, 11. 7. 2024

[ palier ] [ abiotique ] [ biotique ] [ proto-vie ]

 

Commentaires: 0

Ajouté à la BD par Le sous-projectionniste

planète terre

À contempler l’horizon d’en bas, on a systématiquement l’impression qu’il y aura toujours quelque chose au-delà : après l’océan, encore de l’océan. Que la Terre est trop vaste pour que nous l’abîmions vraiment.

De l’ISS, je vois une boule qui est la finitude en soi. Ça a beau être grand, c’est quand même fini, contenu.

D’où le parallèle qui m’est venu très tôt : quelle différence entre la Terre et la Station spatiale, toutes deux lancées dans le vide inhospitalier de l’espace ? Aucune. Nous séjournons avec des gens que nous n’avons pas forcément choisis, avec des ressources limitées à utiliser avec parcimonie, sur un vaisseau dont il faut prendre soin si on veut qu’il vole encore longtemps…

L’exemple le plus frappant est sans doute l’atmosphère : une bulle de savon si peu épaisse (quelques dizaines de kilomètres, pour une planète de 6 371 kilomètres de rayon !), une si mince cornée qui contient toute la vie, qui rend à elle seule la vie possible. Et autour de nous ? Du vide, du noir, du rien. À des années-lumière à la ronde.

La Terre est une incroyable oasis au milieu du plus hostile et immense des déserts, grâce à une bulle de savon qui semble pouvoir exploser en un rien.


Auteur: Pesquet Thomas

Info: Ma vie sans gravité

[ vue de l'espace ]

 

Commentaires: 0

Ajouté à la BD par miguel

amour

Aimer une personne, c'est apprendre la chanson qui est dans son cœur,  et la lui chanter lorsqu'elle l'a oubliée.

Auteur: Garborg Arne

Info:

[ amitié ] [ profondeur ] [ empathie ]

 

Commentaires: 0

Ajouté à la BD par miguel

richesse

Il fait bon vivre parmi la noblesse. On y est entouré de chêne, de sucre et de beurre ; les granges et les caves sont pleines. Ils prennent ... ramassent... s'emparent... et ne sont pas tourmentés par la question de savoir d'où c'est prélevé. Car le monde est en ordre.

Auteur: Garborg Arne

Info:

[ éloignement ] [ satisfaction ] [ nantis ]

 

Commentaires: 0

Ajouté à la BD par miguel

symphonie mentale

J'ai un rêve à moi... Composer une chose pour rendre, voyez-vous, une nuit comme celle-ci. Et pourquoi pas ? Quand je suis allongé la nuit, près du feu, ça me sonne aux oreilles, c'est juste alors que l'inspiration me vient. Voilà comment je la composerais : d'abord les violons préluderaient, tout doux, tout doux. ça, ce serait quelque chose comme le silence. Ensuite, les violons tiendraient encore la note, mais déjà voici que commence à jouer le... comment... le cor anglais qui a un timbre un peu rauque. Il joue une mélodie, mais une mélodie telle que si on ferme les yeux, on vole au-dessus de la terre où on veut, et au-dessous de soi défilent sans cesse les lacs, les rivières, les villes et partout c'est le silence, l'obscurité. Le cor joue, les violoncelles lui ajoutent une autre voix, ils chantent sur les cordes basses, ils parlent comme bruissent les pins, tandis que les violons continuent à tenir leur partie, tout doucement. Alors d'autres instruments interviennent à leur tour, et, tous ensemble, jouent toujours de plus en plus fort : tou-rou-roum, ta-ta-ta... Et tout l'orchestre joue une musique extraordinaire ! Alors, après ça, il faut faire taire peu à peu tous les instruments, que l'orchestre joue de moins en moins fort, pour finir avec les violons, seuls, sur une note tenue longtemps jusqu'à ce qu'ils meurent entièrement...

Auteur: Kazakov Iouri

Info: Nocturne

[ songe ] [ survol ]

 

Commentaires: 0

Ajouté à la BD par Le sous-projectionniste

deuil

Trygve est revenu dans un cercueil, et je ne me souviens de rien. Je ne me souviens pas du jour, je ne me souviens pas des heures qui ont suivi. Je me rappelle seulement que j’étais tout blanc à l’intérieur de moi-même, que c’était totalement vide. Comme si quelqu’un m’avait vidé de mes entrailles, de mon cœur et de mes pensées, comme si j’étais une coquille ne contenant rien. Tout en moi était changé, et rien cependant, car personne ne savait que Trygve était ancré dans la moelle de mes os et ne voulait pas partir, bien qu’il soit mort.


Auteur: Flatland Helga

Info: Tout le monde veut rentrer chez soi

[ ami de jeunesse ]

 

Commentaires: 0

Ajouté à la BD par miguel

rencontre

" Est-ce que vous auriez ce vieux roman à propos d’un sanatorium, de Hamsun ? a-t-il demandé. J’ai oublié comment il s’appelait exactement. "

J’étais bibliothécaire à la Deichman, j’étais assise et je tripotais une plaie que pour rien au monde je ne voulais laisser cicatriser. J’ai planté profondément l’ongle de mon pouce dans la plaie et j’ai tourné. Je me suis mordu la langue de douleur. J’étais furieuse de la question, furieuse contre ces je-sais-tout qui venaient et voulaient quelque chose de " spécial ", en général sans avoir regardé sur les étagères au préalable. Pour que nous – qui connaissions le sujet – hochions la tête d’un air approbateur. J’ai attendu un bon moment, j’ai inspiré profondément.

" Vous avez regardé sur les étagères ? " ai-je-dit  en levant les yeux.

Il n’avait pas l’apparence à laquelle je m’attendais, celle des je-sais-tout habituels, avec leurs lunettes sans verres et leurs cheveux ébouriffés juste ce qu’il faut, parés pour aller à la bibliothèque. Et flirter avec les bibliothécaires. Il était brun, il portait une chemise de flanelle, et des lunettes auraient semblé tout à fait déplacées sur son visage rude. Il avait l’air de venir directement de la montagne, ou de la forêt, d’un stabbur* ou de je ne sais où.

" Je n’ai pas regardé là -bas, mais comme je vous l’ai dit, j’ai oublié comment il s’appelait " a-t-il dit un peu plus fort.

Irrité ? Peut-être envers une fille blonde qui ne manifestait aucun intérêt, assise derrière son comptoir à la bibliothèque Deichman, occupée à se tripoter une plaie alors qu’il était venu demander de l’aide. Je me suis ressaisie, j’ai ajusté mon bandeau.

" Hamsun, vous avez-dit ? ai-je demandé.

- Oui. "

J’étais déconcertée par sa beauté, je n’arrivais pas à réfléchir. Je ne voulais pas faire une recherche pour voir quel roman il avait en tête, je savais que je savais de quel roman il parlait. Et maintenant c’est moi qui voulais l’impressionner. Bon sang. Hamsun, le sanatorium … il avait dit sanatorium ?

" Celui qui parle d’un sanatorium ? ai-je demandé.

- Oui " a-t-il dit. Résigné.

" Le dernier chapitre ? "

Il m’a regardé et il a un peu ri. Il a hoché la tête, impressionné.

Il parlait comme Garborg, de la façon dont Garborg écrivait. Et je dormais avec " Paix " de Garborg sous mon oreiller depuis la toute première fois où je l’avais lu. J’ai interprété cela comme un signe évident, et tout en lui est devenu le signe que telle était la nouvelle forme de réel. Il s’appelait Hallvard et il m’a demandé à quelle heure je finissais ma journée. La journée a été plus longue que ce qu’à mon souvenir les journées pouvaient être. Nous étions installés au café de la pâtisserie Halvorsen, il était peu loquace mais il souriait. J’ai parlé plus abondamment que je ne l’avais fait depuis la mort de papa, je lui ai raconté toute l’histoire, parlé de moi. Je pensais que c’était là-bas que mon histoire allait, directement dans ses oreilles, et qu’elle resterait dans son corps aussi longtemps qu’il le voudrait. Et s’il la laissait repartir, elle y aurait du moins séjourné.

Auteur: Flatland Helga

Info: Reste si tu peux, pars s'il le faut

[ dialogue ] [ femme-homme ]

 

Commentaires: 0

Ajouté à la BD par miguel

maturité

Est-ce cela, être adulte, est-ce que la recherche intense d’un sens disparaît, et que l’on se contente de suivre la vie à la place ?

Auteur: Flatland Helga

Info: Tout le monde veut rentrer chez soi

[ inertielle ] [ résignée ]

 

Commentaires: 0

Ajouté à la BD par miguel