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portrait

Il avait une présence impressionnante - comme s'il était porteur d'un savoir ancien - et son regard suggérait une incapacité à s'accommoder des imbéciles.

Auteur: Redford Robert

Info: à propos de de Edward Abbey dans la préface de : Le gang de la clef à molette

 

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Ajouté à la BD par miguel

homme-animal

Je préférerais échanger des idées avec les oiseaux qui peuplent notre planète plutôt que d'apprendre à entretenir des communications intergalactiques avec quelque obscure race d'humanoïdes habitant un astre satellite du système de Bételgeuse.

Auteur: Abbey Edward

Info: Désert solitaire

[ extraterrestres ]

 

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épreuves

Avant qu’on ne laisse passer la vie sur soi, on devrait se faire anesthésier.

Auteur: Kraus Karl

Info: Dits et contredits

[ souffrance ] [ violence ]

 
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Ajouté à la BD par Coli Masson

oecuménisme

La voix : celui qui crie dans le Désert…

ARGUMENT

Puisque la véritable méthode de connaissance est l’expérience, la véritable faculté doit être celle qui expérimente. C’est elle que j’aborde.

PRINCIPE 1

Le Génie Poétique est l’homme véritable et le corps ou l’apparence physique est créé par le Génie Poétique. Les formes de toutes choses sont créées par leur Génie propre que les Anciens appelaient Ange, Esprit ou Démon.

PRINCIPE 2

Tous les hommes sont la même forme extérieure –un corps- en sa variété infinie – et ils ont la même forme extérieure par le Génie Poétique.

PRINCIPE 3

Personne ne peut penser ni écrire ni parler selon son cœur mais chacun doit choisir la vérité. Ainsi toutes les sectes philosophiques dérivent-elles du Génie Poétique adapté aux faiblesses de chaque individu.

PRINCIPE 4

En voyageant à travers des terres connues on ne peut trouver l’Inconnu, de même en partant d’un savoir acquis, l’Homme ne peut acquérir rien de plus : donc il existe un Génie Poétique Universel.

PRINCIPE 5

Les religions de toutes les Nations dérivent des manières diverses dont chaque nation reçoit le Génie Poétique, qui est partout nommé Esprit de Prophétie.

PRINCIPE 6

Les Testaments Juif et Chrétien sont une dérivation première du Génie Poétique ; ceci est nécessaire comme le montre la nature limitée de la sensation seulement corporelle.

PRINCIPE 7

De même que tous les hommes sont identiques et infiniment différents, de même toutes les religions de toutes sortes ont une source. L’homme véritable est cette source. L’homme véritable est le Génie Poétique.

Auteur: Blake William

Info: Le mariage du ciel et de l'enfer, Toutes les religions sont une, José Corti, 1989

[ religion ] [ philosophie ]

 
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Ajouté à la BD par miguel

existence

Je vis ma vie en cercles croissants

qui se meuvent au-dessus des choses.

Je n’accomplirai peut-être pas le dernier,

mais je veux l’essayer.



Je tourne autour de Dieu, autour de la tour immémoriale

et je tourne depuis des siècles ;

et ne le sais toujours pas : suis-je un faucon, une tempête,

ou bien un immense chant.



 

Auteur: Rilke Rainer Maria

Info: In Oeuvres poétiques et théâtrales, 1997, nrf

[ mystère ]

 

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inexpérience

Je n’avais pas encore enfilé les épaisses couches qui nous permettent de nous résigner face aux petits compromis de la vie.

Auteur: Eshkol Nevo

Info: Le cours du jeu est bouleversé

[ existence ] [ épreuves ]

 
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indicible

Sans leurs noms les choses demeuraient distantes, mystérieuses. Elles n’avaient pas été faites par des gens. Et ceux qui les manipulaient commettaient une imprudence. Vues de loin, elles étaient belles. Émerveillés et craintifs, ils parlaient bas pour ne pas réveiller les forces étranges qu’elles tenaient peut-être enfermées

Auteur: Ramos Graciliano

Info: Vies arides

[ objets énigmatiques ]

 

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Ajouté à la BD par miguel

nocturne

La taïga était silencieuse. De petites paillettes voltigeaient dans l'air, tombant du ciel, de l'obscurité cosmique où tout allait certainement bien mieux que sur terre, puis se déposaient sur les rondins gris de l'isba. La lune se montra en entier au-dessus des montagnes, éclairant les pentes blanches où des masses de roches formaient des taches noires, les cimes environnantes se fondaient dans le ciel éclairci. Les mélèzes sur la clairière, les pins nains sur l'autre rive du ruisseau projetaient des ombres nettes sur la neige.

Auteur: Remizov Victor

Info: Volia Volnaïa

 

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incipit

Par un épais brouillard, je suis sorti de la maison que je louais, et j'ai divagué dans la ville irréelle et chaotique. Je devais me rendre dans cet endroit qu'on appelle le funérarium, et qu'on appelait jadis le crématorium. On m'y avait convoqué, avec obligation de me présenter là-bas avant 9 heures du matin, ma crémation était prévue pour 9h30.


Auteur: Yu Hua

Info: Le septième jour

[ entame ]

 

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Ajouté à la BD par miguel

communisme

Lénine meurt en 1924. La lutte pour sa succession s’engage presque aussitôt entre les deux bureaucrates les mieux placés : Staline et Trotsky [Trotski]. Ce dernier, doctrinaire et tribun, jouit d’une énorme popularité. Malheureusement pour lui, il s’appuie sur les couches inférieures du Parti, sur les cellules de base, les ouvriers d’usines, prouvant ainsi qu’il n’a rien, rien compris aux événements. Staline, lui, a vu clair. Il sait qu’en régime "socialiste", la réalité du pouvoir appartient, non au peuple, ni à la classe ouvrière, non pas même au Parti, dans son ensemble, mais aux sept ou huit membres qui constituent le Bureau politique du comité central. Il en est, mise sur eux, joue et gagne. Trotsky part en exil. Plus tard, il sera assassiné.

Staline est au pouvoir. C’est le premier "grand patron" du parti communiste qui soit vraiment un homme du peuple. Comme tel, il méprise le peuple, et vomit les idéologues, ces petits-bourgeois bavards et prétentieux qui, pendant des années, lui ont barré la route, l’ont regardé de haut en bas, l’ont abreuvé de citations de Marx... Lui, c’est un politique pur. Son but est simple : agrandir le pays, le faire craindre et respecter, et constituer enfin le Grand Empire panslave. Son instrument sera la bureaucratie, devenue classe dominante : ses ennemis : les ouvriers, les paysans et les intellectuels. 

Dès le début de son règne, il transforme les usines en casernes, réprime l’absentéisme, se sert des syndicats pour faire voter des résolutions "spontanées" visant à augmenter la production sans augmenter les salaires. Les militants serviles et arrivistes comme seuls peuvent l’être des révolutionnaires, entrent immédiatement dans le jeu. L’ouvrier russe, trahi par les siens, livré pieds et poings liés à l’État-patron, accusé, s’il proteste, de faire le jeu des ennemis du peuple, se résigne et se console toutes les fois qu’il le peut, en faisant de la reprise individuelle, c’est-à-dire en volant le matériel.

Il n’en est pas de même dans les campagnes, où Staline rétablit au profit de l’État bureaucratique, le régime féodal. Il prend la terre aux paysans, les encaserne dans les kolkhozes, et refait d’eux des serfs de la couronne. Les paysans prennent les armes, massacrent le bétail, provoquent la famine. C’est une véritable guerre. Bilan : sept millions de morts, d’après les évaluations les plus modérées...

Le reste va tout seul : les artisans, les femmes, sont prolétarisés de gré ou de force. Les écrivains eux-mêmes, les artistes, les penseurs, deviennent des agitateurs, des crétiniseurs à gages, des valets du régime. Ceux qui n’acceptent pas ce rôle sont immédiatement supprimés. Ceux qui l’acceptent se déshonorent, s’enivrent ou se suicident.

Enfin, pour couronner le tout, Staline organise les procès de Moscou, au cours desquels sont condamnés les anciens compagnons de Lénine. Il les accuse de trahison. Ce sont, bien entendu, des traîtres puisqu’ils sont léninistes, mais l’humour de Staline consiste à leur faire avouer qu’ils sont également traîtres au "socialisme". Ce qu’ils font, semble-t-il, avec une sorte de volupté. Après quoi ils vont à la mort au milieu de l’indifférence complète de la population car, au début des années 30 du siècle, le peuple russe est, de beaucoup, le plus dépolitisé d’Europe.

Auteur: Gripari Pierre

Info: Dans "La vie, la mort et la résurrection de Socrate-Marie-Gripotard", éditions de la Table Ronde, 1968, pages 49-50

[ histoire ] [ chronologie ] [ totalitarisme ]

 

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Ajouté à la BD par Coli Masson