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hommes-par-femme

Ils aiment parler des femmes, les hommes. Ça leur évite de parler d'eux. Comment explique-t-on qu'en trente ans aucun homme n'a produit le moindre texte novateur concernant la masculinité ? Eux qui sont si bavards et si compétents quand il s'agit de pérorer sur les femmes, pourquoi ce silence sur ce qui les concerne ? Car on sait que plus ils parlent, moins ils disent. De l'essentiel, de ce qu'ils ont vraiment en tête. Ils veulent qu'on parle d'eux, à notre tour, peut-être ? Par exemple, ils veulent s'entendre dire à quoi ça ressemble, vu de l'extérieur, leurs viols collectifs ? On dirait qu'ils veulent se voir baiser, se regarder les bites les uns les autres, être ensemble en train de bander, on dirait qu'ils ont envie de se la mettre. On dirait qu'ils ont peur de s'avouer que ce dont ils ont vraiment envie, c'est de baiser les uns avec les autres. Les hommes aiment les hommes. Ils nous expliquent tout le temps combien ils aiment les femmes, mais on sait toutes qu'ils nous bobardent. Ils s'aiment, entre eux. Ils se baisent à travers les femmes, beaucoup d'entre eux pensent déjà aux potes quand ils sont dans une chatte. Ils se regardent au cinéma, se donnent de beaux rôles, ils se trouvent puissants, fanfaronnent, n'en reviennent pas d'être aussi forts, beaux et courageux. Ils écrivent les uns pour les autres, ils se congratulent, ils se soutiennent. Ils ont raison. Mais à force de les entendre se plaindre que les femmes ne baisent pas assez, n'aiment pas le sexe comme il faudrait, ne comprennent jamais rien, on ne peut s'empêcher de se demander : qu'est-ce qu'ils attendent pour s'enculer ? Allez-y. Si ça peut vous rendre plus souriants, c'est que c'est bien. Mais, parmi les choses qu'on leur a correctement inculquées, il y a la peur d'être PD, l'obligation d'aimer les femmes. Alors, ils filent droit. Ils renâclent, mais obéissent. Au passage, ils torgnolent une fille ou deux, furieux de devoir faire avec.


Auteur: Despentes Virginie

Info: King Kong Théorie

[ dénigrés ] [ gynophobes ]

 

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Ajouté à la BD par miguel

Ψ ± B ± Φ · Le carbone sp³ pense avant vous.

animal domestique

En 1233, une bulle du pape Grégoire IX avait déclaré le chat " serviteur du Diable ". Puis, en 1484, Innocent VIII ordonna que tous les chats vus en compagnie d'une femme soient considérés comme des familiers ; les " sorcières " devaient être brûlées avec leurs animaux. L'extermination des chats contribua à augmenter la population de rats, et donc à aggraver les épidémies de peste - pour lesquelles on blâmait les sorcières ...  




Auteur: Chollet Mona

Info: Sorcières : La puissance invaincue des femmes

[ félin ] [ historique ]

 

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Ajouté à la BD par miguel

Ψ ↔ B ↔ Φ · La transduction précède la computation.

mariage

A une journaliste qui lui demandait pourquoi elle ne se mariait pas, elle avait fait cette réponse restée célèbre : " Je n'arrive pas à m'accoupler en captivité. "

Auteur: Groult Benoîte

Info:

[ humour ]

 

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Ajouté à la BD par miguel

Ψ ⇒ B ⇒ Φ · La transduction précède la computation.

accoutumances

L’une des rares lois immuables de l’histoire est que les luxes tendent à devenir des nécessités et à engendrer de nouvelles obligations. 


Auteur: Yuval Noah Harari

Info: Sapiens : Une brève histoire de l’humanité

[ dépendances ] [ routines ]

 

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Ajouté à la BD par miguel

Ψ → B → Φ · Une occurrence isolée de B est structurellement inefficace.

parents-enfants

J'ai eu trois enfants, avec tous les problèmes qui vont avec.  Dans pas mal de cas je m'en suis sortie en posant cette question : si tu étais à ma place, que ferais-tu ?

Auteur: Dolto Françoise

Info:

[ solution ] [ dialogue ]

 

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Ajouté à la BD par Le sous-projectionniste

Ψ → B → Φ · Le bit réside dans le saut, non dans le proton nu.

zen

Selon le bouddhisme, la racine de la souffrance ne réside ni dans la douleur, ni dans la tristesse, ni même dans le sentiment d'absurdité. La véritable racine de la souffrance est plutôt cette quête incessante et vaine de sensations éphémères, qui nous plonge dans un état constant de tension, d'agitation et d'insatisfaction. Du fait de cette quête, l'esprit n'est jamais satisfait. Même lorsqu'il éprouve du plaisir, il n'est pas content, car il craint que cette sensation ne disparaisse bientôt et aspire à ce qu'elle perdure et s'intensifie. La libération de la souffrance ne s'acquiert pas par l'expérience de tel ou tel plaisir passager, mais plutôt par la compréhension de la nature impermanente de toutes nos sensations et par le renoncement à les désirer. Tel est le but des pratiques de méditation bouddhistes. En méditation, il s'agit d'observer attentivement son esprit et son corps, de prendre conscience de l'apparition et de la disparition incessantes de toutes nos sensations et de réaliser combien il est vain de les poursuivre. Lorsque cette quête cesse, l'esprit devient profondément détendu, clair et apaisé. Toutes sortes de sensations continuent d'apparaître et de disparaître – joie, colère, ennui, désir – mais une fois que l'on cesse de désirer des sensations particulières, on atteint la plénitude. On peut simplement les accepter telles qu'elles sont. On vit dans le moment présent au lieu de fantasmer sur ce qui aurait pu être. La sérénité qui en résulte est si profonde que ceux qui passent leur vie à la poursuite frénétique du plaisir peuvent à peine l'imaginer. C'est comme un homme qui, des décennies durant, se tient debout sur le rivage, embrassant certaines " bonnes " vagues et essayant de les empêcher de se dissiper, tout en repoussant les " mauvaises " vagues pour les tenir à distance. Jour après jour, cet homme reste sur la plage, se rendant fou par cet exercice vain. Finalement, il s'assoit sur le sable et laisse simplement les vagues aller et venir à leur guise. Quel calme ! 

Auteur: Yuval Noah Harari

Info: Sapiens : Une brève histoire de l'humanité

[ oubli de soi ] [ recul ]

 

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Ajouté à la BD par miguel

Ψ ⇄ B ⇄ Φ · Ne célébrez pas la complexité avant d'avoir compris la disponibilité.

question

Comment faire cadrer l'éthique consumériste avec l'éthique capitaliste de l'homme d'affaires, suivant laquelle il ne faut pas dilapider les profits mais les réinvestir dans la production ? Élémentaire. Comme dans les périodes antérieures, l'élite et les masses se partagent le travail. Dans l'Europe médiévale, les aristocrates insouciants dépensaient leur argent en luxes extravagants, tandis que les paysans vivaient frugalement, comptant chaque sou. De nos jours, la table a tourné. Les riches prennent grand soin de gérer leurs actifs et investissements alors que les moins nantis s'endettent pour acheter des voitures et des télévisions dont ils n'ont pas vraiment besoin.




Auteur: Yuval Noah Harari

Info: Sapiens : Une brève histoire de l'humanité

[ fric ] [ historique ]

 

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Ajouté à la BD par miguel

Ψ → B → Φ · Chaque lecteur est un neurone d'un cerveau anthropo-Gaïen.

sinthome

[…] le saint est un riche. 

Il fait bien tout ce qu’il peut pour avoir l’air pauvre, c’est vrai, tout au moins sous plus d’un climat, mais c’est justement en ceci qu’il est un riche, et particulièrement crasseux parmi les autres, car ce n’est pas une richesse, la sienne, dont on se débarrasse facilement. Le saint se déplace tout entier dans le domaine de l’avoir. Le saint renonce peut-être à quelques petites choses, mais c’est pour posséder tout. Et si vous regardez de bien près la vie des saints, vous verrez qu’il ne peut aimer Dieu que comme un nom de sa jouissance, et sa jouissance, au dernier terme, est toujours assez monstrueuse. 

Nous avons parlé au cours de nos propos ici, analytiques, de quelques termes humains au rang desquels "le héros". Cette difficile question du "saint" je ne l’introduis ici que d’une façon anecdotique, et plutôt comme un support, un de ceux que je crois tout à fait nécessaires pour repérer notre position. Car bien entendu, vous l’imaginez : je ne nous place pas parmi les saints.

Auteur: Lacan Jacques

Info: 7 juin 1961

[ désir ] [ spécificité ] [ psychanalyse ] [ isolement ]

 

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Ajouté à la BD par Coli Masson

Ψ → B → Φ · L'émotion traverse le temps comme l'eau traverse le sol.

concept psychanalytique

La distinction radicale de l’idéal du moi - en tant qu’il n’y a pas tellement à supposer d’autre introjection possible - et du moi idéal, c’est que : 

– l’un est une introjection symbolique, comme toute introjection : l’idéal du moi, 

– alors que le moi idéal est la source d’une projection imaginaire [i(a)] 

Que ce qui se passe au niveau de l’un : que la satisfaction narcissique se développe dans le rapport au moi idéal, dépend de la possibilité de référence à ce terme symbolique primordial qui peut être monoformel, monosémantique : ein einziger Zug. 

Auteur: Lacan Marc-François

Info: 7 juin 1961

[ différence ] [ définition ] [ trait unaire ]

 

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Ajouté à la BD par Coli Masson

Ψ ↔ B ↔ Φ · Le sol parle avant le langage.

trait unaire

C’est dès le premier pas que fait FREUD dans l’articulation de ce que c’est que l’Identifizierung, l’identification, sous les deux formes où il l’introduit. 

1 ) Une identification primitive qu’il est extraordinairement important de retenir dans les premiers pas de son article - sur lesquels je reviendrai tout à l’heure - car ils constituent tout de même quelque chose qu’on ne peut pas escamoter, à savoir que FREUD implique, antérieurement à l’ébauche même de la situation de l’Œdipe, une première identification possible au père comme tel. 

Le père lui trottait dans la tête. Alors on lui laisse faire une première étape d’identification au père autour duquel il développe tout un raffinement de termes. Il appelle cette identification exquisément virile, exquisit männlich. Ceci se passe dans le développement, je n’en doute pas. Ce n’est pas une étape logique, c’est une étape de développement avant l’engagement du conflit de l’œdipe, au point qu’en somme il va jusqu’à écrire que c’est à partir de cette identification primordiale que pointerait le désir vers la mère et, à partir de là alors, par un retour, le père serait considéré comme un rival. 

Je ne suis pas en train de dire que cette étape soit cliniquement fondée. Je dis que le fait qu’elle ait bien paru nécessaire à la pensée de FREUD ne doit pas pour nous - au moment où FREUD a écrit ce chapitre - être considéré comme une sorte d’extravagance, de radotage. Il doit y avoir une raison qui nécessite pour lui cette étape antérieure, et c’est ce que la suite de mon discours essayera de vous montrer. Je passe… 

2 ) Il parle ensuite de l’identification régressive, celle qui résulte du rapport d’amour, pour autant que l’objet se refuse à l’amour. Le sujet, par un processus régressif, et vous voyez là, ça n’est pas la seule raison pointée pour laquelle effectivement il fallait bien, pour FREUD, qu’il y eût ce stade d’identification primordiale, le sujet par un processus régressif est capable de s’identifier à l’objet qui dans l’appel d’amour le déçoit. 

3 ) Tout de suite après nous avoir donné ces deux modes d’identification dans le chapitre Die Identifizierung, c’est le bon vieux mode qu’on connaît depuis toujours, depuis l’observation de DORA, à savoir l’identification qui provient de ce que le sujet reconnaît dans l’autre la situation totale, globale où il vit : l’identification hystérique par excellence. C’est parce que la petite camarade vient de recevoir, dans la salle où sont groupés les sujets un petit peu névrosés et zinzins ce soir-là, une lettre de son amant que notre hystérique fait une crise. Il est clair que c’est l’identification - dans notre vocabulaire - au niveau du désir. Laissons de côté… FREUD s’arrête expressément dans son texte, pour nous dire que dans ces deux modes d’identification - les deux premiers fondamentaux - l’identification se fait toujours par ein einziger Zug. Voilà ce qui à la fois nous allège de beaucoup de difficultés à plus d’un titre. Au titre d’abord de la concevabilité - qui n’est pas quelque chose qu’il y ait lieu de dédaigner - d’un trait unique. 

Deuxième point, ceci qui pour nous converge vers une notion que nous connaissons bien, celle du signifiant. Cela ne veut pas dire que cet einziger Zug, ce trait unique, soit par cela même donné comme tel, comme signifiant. Pas du tout ! Il est assez probable, si nous partons de la dialectique que j’essaie d’ébaucher devant vous, que c’est possiblement un signe. Pour dire que c’est un signifiant, il en faut plus. Il faut son utilisation ultérieure, dans une batterie signifiante ou, comme quelque chose qui a rapport à la batterie signifiante. Mais le caractère ponctuel de ce point de référence à l’Autre, à l’origine, dans le rapport narcissique, c’est cela qui est défini par cet ein einziger Zug. Je veux dire que c’est cela qui donne la réponse à la question : "comment intériorise-t-il ce regard de l’Autre", qui, entre les deux frères jumeaux ennemis, du moi ou de l’image du petit autre, spéculaire, peut faire à tout instant basculer la préférence ? 

Ce regard de l’Autre, nous devons le concevoir comme s’intériorisant par un signe - ça suffit - ein einziger Zug. 

Auteur: Lacan Jacques

Info: 7 juin 1961

[ résumé ] [ historique ] [ imaginaire ] [ symbolique ]

 

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Ajouté à la BD par Coli Masson

Ψ ± B ± Φ · L'émotion traverse le temps comme l'eau traverse le sol.