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concept psychanalytique

Et puis, il y a autre chose que nous apporte dès l’abord l’examen du complexe d’Œdipe, je veux dire la façon dont il est articulé, présenté par l’expérience, par la théorie, par FREUD. C’est la délicate question de l’œdipe inversé.

[…] Cet œdipe inversé n’est jamais absent de la fonction de l’œdipe, je veux dire que la composante d’amour pour le père ne peut pas être éludée, c’est que c’est elle qui donne la fin du complexe d’Œdipe, le déclin du complexe d’Œdipe. Que c’est dans une dialectique qui reste très ambiguë de l’amour et de l’identification, à savoir de l’identification comme prenant sa racine dans l’amour, tout en n’étant pas la même chose. Ce n’est pas la même chose, néanmoins les deux termes sont étroitement liés et absolument indissociables.

Lisez l’article que FREUD a écrit sur le déclin du complexe, dans l’explication qu’il donne de l’identification terminale qui en est la solution : c’est pour autant que le père est aimé que le sujet s’identifie à lui et qu’il trouve la solution, le terme de l’œdipe :

– d’une part dans cette composition du refoulement amnésique,

– et d’autre part, cette acquisition en lui de ce terme idéal grâce à quoi il devient père. Il peut devenir lui aussi quelqu’un qui - je ne dis pas d’ores et déjà et immédiatement - est un petit mâle, qui si je puis dire, a déjà ses titres en poche, l’affaire en réserve. Quand le temps viendra, si les choses vont bien - si les petits cochons ne le mangent pas - au moment de la puberté, il a son pénis tout prêt avec son certificat : "Papa est là pour me l’avoir, à la bonne date, conféré." Cela ne se passe pas comme ça si la névrose éclate parce qu’il y a quelque chose justement de pas régulier sur le titre en question.

Seulement l’œdipe inversé n’est pas non plus si simple : c’est par cette voie, et par cette voie de l’amour, que peut se produire la position à proprement parler d’inversion, c’est à savoir que le sujet se trouve aussi par la même voie, à l’occasion donnée non pas d’une identification bénéfique, mais d’une brave et bonne petite position passivée sur le plan inconscient, qui fera aussi sa réapparition à la bonne date, c’est-à-dire qui le mettra dans cette espèce de bissectrice d’angle, squeeze-panic, qui fera qu’il se trouvera pris dans une position qu’il a découverte tout seul et qui est bien avantageuse :

Ce père qui est redoutable, qui a interdit tellement de choses mais qui est bien gentil ailleurs, c’est de se mettre à la bonne place pour avoir ses faveurs, c’est-à-dire se faire aimer de lui. Mais comme se faire aimer de lui consiste bien apparemment, consiste à passer d’abord au rang de femme et qu’on garde toujours son petit amour-propre viril... c’est ce que FREUD nous explique : se faire aimer du père comporte le danger de la castration d’où cette forme d’homosexualité inconsciente qui met le sujet dans cette position essentiellement conflictuelle, aux retentissements multiples et qui est :

– d’une part, du retour toujours de la position homosexuelle à l’égard du père,

– et d’autre part, de sa suspension, c’est-à-dire son refoulement en raison de la menace de castration qu’elle comporte.

Auteur: Lacan Jacques

Info: 15 janvier 1958

[ ambivalence ] [ curseur de positionnement ]

 

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Ajouté à la BD par Coli Masson

Ψ → B → Φ · Ne célébrez pas la complexité avant d'avoir compris la disponibilité.

métaphore paternelle

Questions qui représentent l’absence du père : est-ce qu’un œdipe peut se constituer de façon normale quand il n’y a pas de père, par exemple ? Ce sont des questions assurément qui sont en elles-mêmes très intéressantes, et je dirai plus, c’est par là que se sont introduits, en somme, les premiers paradoxes, ceux qui ont fait se poser les questions qui ont suivi. On s’est aperçu que ce n’était pas si simple, qu’un œdipe pouvait très bien se constituer même quand le père n’était pas là.

Au début même, on croyait toujours que c’était par quelque excès, si l’on peut dire, présence par excès du père, qu’étaient engendrés tous les drames au temps où l’image du père terrifique était considérée comme l’élément lésionnel. Dans la névrose, on s’est très vite aperçu que c’était encore plus grave quand il était trop gentil !

On a fait ces écoles avec lenteur, et c’est à l’intérieur de cela d’abord que je vous parle à peu près de la question où les choses en sont maintenant, et c’est à l’intérieur de cela que je vais essayer de remettre un peu d’ordre pour voir où sont les paradoxes.

Nous en sommes maintenant à l’autre bout, à nous interroger sur les "carences paternelles" : il y a ce qu’on appelle les pères faibles, les pères soumis, les pères matés, les pères châtrés par leur femme, enfin les pères infirmes, les pères aveugles, les pères bancroches, tout ce que vous voudrez. Il faudrait quand même essayer de s’apercevoir de ce qui se dégage d’une telle situation. Nous essayons de trouver des formules minimales qui nous permettent de progresser. D’abord la question de sa présence ou de son absence, je veux dire concrète.

Si nous nous plaçons justement au niveau où se placent ces recherches, c’est-à-dire au niveau de la réalité - c’est ce qu’on appelle l’environnement, en tant qu’élément d’environnement, si l’on peut dire - on peut dire qu’il est tout à fait possible, concevable, réalisé, touchable par l’expérience, qu’il soit là, même quand il n’est pas là. Ce qui déjà, devrait nous inciter à une certaine prudence concernant la fonction du père, dans le maniement du point de vue purement et simplement environnementaliste.

Des complexes d’Œdipe tout à fait normaux, normaux dans les deux sens :

– normaux en tant que normalisants, d’une part,

– et aussi normaux en tant qu’ils dénormalisent, je veux dire par leur effet névrosant, par exemple s’établissent d’une façon exactement homogène aux autres cas, même dans les cas où le père n’est pas là, je veux dire quand l’enfant a été laissé seul avec sa mère. Première chose qui doit attirer notre attention.

En ce qui concerne la carence, je voudrais simplement vous faire remarquer que quand le père est carent, dans la mesure où on parle de carence on ne sait jamais en quoi, parce que :

– si dans certains cas on dit qu’il est trop gentil, cela semblerait vouloir dire qu’il faut qu’il soit méchant !

– D’autre part, le fait que, manifestement, il puisse être trop méchant implique qu’il vaudrait peut–être mieux de temps en temps être gentil !

En fin de compte, depuis longtemps on a fait le tour de ce petit manège. On a entrevu le problème de sa carence non pas d’une façon directe, concernant directement le sujet, l’enfant dont il s’agit mais, comme c’était évident depuis le premier abord, c’est en tant que membre du trio fondamental, ternaire, de la famille, c’est-à-dire en tant que tenant sa place dans la famille, qu’on pouvait commencer à dire des choses un peu plus efficaces concernant la carence. Mais on n’est pas arrivé pour autant à les formuler mieux.

[…]

Je crois que cette question de la carence du père, nous allons y venir, nous y reviendrons, mais on entre ici dans un monde tellement mouvant qu’il faut essayer de faire la distinction qui nous permette de voir en quoi la recherche pèche. La recherche pèche, non pas à cause de ce qu’elle trouve, mais à cause de ce qu’elle cherche. Je crois que la faute d’orientation est celle-ci : c’est qu’on confond deux choses, qui ont un rapport mais qui ne se confondent pas, c’est le rapport au père en tant que normatif, avec le père en tant que normal.

Bien entendu, le père peut être dénormativant en tant que lui-même n’est pas normal, mais là, c’est rejeter la question au niveau de la structure névrotique, psychotique, du père. Donc, la question du père normal est une question, la question de sa position normale dans la famille en est une autre, et cette autre question ne se confond pas encore - c’est le troisième point que je vous avance, qui est important - ne se confond pas avec une définition exacte de son rôle normativant.

Parce que je vous dis ceci : parler de sa carence dans la famille, n’est pas parler de sa carence dans le complexe. Parce que, pour parler de sa carence dans le complexe, il faut introduire une autre dimension que la dimension réaliste, si je puis dire, celle qui est définie par le mode caractérologique, biographique ou autre, de sa présence dans la famille. Voilà la direction où nous allons faire le pas suivant.

Auteur: Lacan Jacques

Info: 15 janvier 1958

[ exceptions à la règle théorique ] [ correction ] [ objections ] [ remise en question ] [ symbolique ]

 

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Ajouté à la BD par Coli Masson

Ψ ⇒ B ⇒ Φ · Ne célébrez pas la complexité avant d'avoir compris la disponibilité.

analyste-sur-analyste

Dans une œuvre, comme dans toute production en paroles, il y a deux plans :

– il y a ce qu’elle dit, ce qu’elle formule dans son discours comme tel,

– et ce qu’elle veut dire, parce que dans leur sens, séparant le "veut" et le "dire", il y a son intention.

Et puis il semble que nous ne serions pas analystes, tel que j’essaye de faire entendre les choses ici, si nous ne savions pas qu’elle en dit quelquefois un petit peu plus au-delà. C’est même d’habitude en cela que consiste notre approche : c’est de voir ce qu’elle dit au-delà de ce qu’elle veut dire. L’œuvre de Mélanie KLEIN dit des choses qui ont d’ailleurs toute leur importance, qui ont quelquefois d’ailleurs - rien que par leur texte - leur contradiction interne, de ce seul fait qu’elles peuvent être sujettes à certaines critiques qui ont été faites.

Puis il y a aussi ce qu’elle dit sans vouloir le dire. Et une des choses les plus frappantes à cet endroit, c’est que cette femme qui nous a apporté des vues si profondes, si éclairantes sur ce qui se passe, non seulement dans le temps pré-œdipien, mais sur les enfants qu’elle examine, qu’elle analyse à une étape présumée pré-œdipienne, […] il est tout à fait frappant que ce soit dans la mesure même où elle remonte plus au temps de l’histoire prétendue pré-œdipienne qu’elle y voit toujours et tout le temps une permanence de la rogation œdipienne.

Auteur: Lacan Jacques

Info: 18 janvier 1958

[ énoncé-énonciation ] [ inconscient ] [ complexe d'Œdipe ]

 

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Ajouté à la BD par Coli Masson

Ψ ← B ← Φ · Chaque lecteur est un neurone d'un cerveau anthropo-Gaïen.

vacherie

Á propos du film documentaire " Melania* " : Si ce film était diffusé dans un avion, les gens quitteraient quand même la salle.


Auteur: Internet

Info: Le Monde, 10 février 2026 - Commentaire sur les réseaux sociaux par les opposants de *Trump.

[ première dame ] [ humour ]

 

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Ajouté à la BD par miguel

Ψ ⇒ B ⇒ Φ · Aligner les seuils, pas les horloges.

rapports humains

La plupart d'entre nous savent que lorsque l'on dit d'une chose qu'elle est très perfectionnée, cela signifie que tout ce qui en faisait le caractère a disparu.

Tout le monde a des automobiles, mais personne n’a jamais pensé à avoir un hansom-cab automobile. Avec ce vieux type de voiture a disparu le charme particulier à la " gondole " (auquel Disraeli faisait peut-être allusion) : le fait qu'il n'y a place que pour deux.

Plus triste encore, quelque chose disparut qui était bien spécial, et frappant, et propre à l'Angleterre : cette vertigineuse et quasi divine élévation du cocher au-dessus de son client. Quoi qu on puisse reprocher au capitalisme anglais, il existait au moins un antique véhicule, ou un groupe équestre, dans lequel le pauvre trônait au-dessus du riche.

Jamais plus, dans aucune voiture, on ne verra le client soulever désespérément une petite trappe dans le toit, et parler au prolétaire invisible comme à un dieu inconnu. Aucune autre combinaison ne nous fera toucher du doigt aussi symboliquement et réellement combien nous dépendons de ce que nous appelons les " classes infërieures ".

Personne ne pouvait penser à des hommes assis sur ces troncs olympiques comme à une classe inférieure. Ils étaient clairement les maîtres de nos destinées, nous conduisant d'en haut comme les divinités célestes. Chacun de ces hommes haut perchés avait sa physionomie particulière ; et en effet on ne pouvait confondre avec aucun autre le dos même de l’homme assis sur le bon vieux cab, quand Murrel vint auprès de lui. C’était un individu large d'épaules, avec des favoris assortis à la province reculée où se passait la scène.


Auteur: Chesterton Gilbert Keith

Info: Le retour de Don Quichotte

[ confiance ] [ hiérarchiques ]

 

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Ajouté à la BD par Le sous-projectionniste

Ψ → B → Φ · L'eau ne pense pas : elle fait circuler.

nature

Le monde ne nous veut pas de mal, mais il ne nous veut pas de bien non plus. Il se fiche de ce qui nous arrive. Les pires choses peuvent se produire sans que nous sachions pourquoi. Des braves gens meurent dans le désespoir et dans la douleur, laissant seuls ceux qui les aiment, et on est parfois tenté de croire qu'il n'y a que les méchants qui profitent des biens de cette terre.


Auteur: King Stephen

Info: Shining

[ impersonnelle ]

 

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Ajouté à la BD par miguel

Ψ ⇒ B ⇒ Φ · L'émotion traverse le temps comme l'eau traverse le sol.

tectonique des plaques

Ce n’est plus un scénario de film : le cœur de la Terre a cessé de tourner et les sismologues viennent de le confirmer

En 2003, le film catastrophe The Core imaginait ce qui arriverait si le noyau terrestre cessait de tourner. Vingt ans plus tard, des sismologues ont découvert que ce scénario contient une part de vérité — et trois études successives viennent de le confirmer. Le cœur de notre planète a bien ralenti, s’est arrêté, et repart désormais en sens inverse.

Ce que les séismes ont révélé

Tout commence en janvier 2023. Yi Yang et Xiaodong Song, deux sismologues de l’Université de Pékin, publient dans Nature Geoscience une découverte qui fait le tour du monde. En analysant les ondes sismiques de tremblements de terre survenus depuis 1964, ils constatent que celles qui traversent le noyau interne ont cessé de montrer des variations temporelles à partir de 2009 — signe que le noyau s’est arrêté de tourner par rapport au manteau et à la surface.

Pire encore : après cette pause d’une dizaine d’années, les données indiquent que le noyau a commencé à repartir en sens inverse. Pas en sens absolu — il tourne toujours vers l’est comme le reste de la planète — mais plus lentement que la surface, ce qui donne l’impression qu’il recule.

Yang et Song ont identifié un schéma : cette oscillation se répéterait selon un cycle d’environ 70 ans. Le précédent retournement aurait eu lieu au début des années 1970. Le prochain est attendu vers le milieu des années 2040.

La confirmation est tombée

En juin 2024, le géophysicien John Vidale (Université de Californie du Sud) a tranché le débat avec une étude publiée dans Nature. Son équipe a compilé les données sismiques de 121 séismes répétitifs survenus près des îles Sandwich du Sud entre 1991 et 2023, complétées par les enregistrements d’essais nucléaires soviétiques des années 1970.

Le verdict est sans appel : le noyau interne a bien ralenti à partir de 2010 et tourne désormais plus lentement que la surface terrestre. Puis, en février 2025, une nouvelle étude du même Vidale dans Nature Geoscience a révélé que non seulement le noyau change de vitesse, mais qu’il se déforme également — sa surface molle se remodèle sous la pression du noyau externe liquide qui l’entoure.

Ce que ça change (et ce que ça ne change pas)

Le noyau interne est une sphère de fer et de nickel solide d’environ 2 400 km de diamètre — à peu près la taille de Mars — enfouie à plus de 5 000 km sous nos pieds. Il baigne dans le noyau externe, un océan de métal liquide dont les mouvements de convection génèrent le champ magnétique terrestre, celui-là même qui nous protège des rayonnements solaires.

L’oscillation de sa rotation n’est pas un danger immédiat. Ses effets mesurables sur la surface sont infimes : la durée du jour varie de quelques millièmes de seconde, et le champ magnétique fluctue légèrement. Rien de catastrophique à l’échelle d’une vie humaine.

Mais cette découverte soulève des questions fondamentales. Pourquoi le noyau oscille-t-il ? Le bras de fer entre les forces électromagnétiques du noyau externe et l’attraction gravitationnelle du manteau semble en être la cause — mais le mécanisme précis reste un mystère. Et surtout : les chercheurs ont mis en évidence que ces oscillations coïncident avec des cycles de 60 à 70 ans observés dans la durée du jour, les variations du champ magnétique et même certaines fluctuations climatiques.

Comme le résume John Vidale après avoir vu ses premiers sismogrammes révélateurs : le résultat était inéluctable. Et ce qui se passe au cœur de notre planète est probablement encore plus dynamique que ce que l’on imagine.



Auteur: Internet

Info: https://sciencepost.fr/, 1 mars 2026 - Sources : 1 Yang & Song, « Multidecadal variation of the Earth’s inner-core rotation », Nature Geoscience, 2023 2 Wang & Vidale et al., « Inner core backtracking by seismic waveform change reversals », Nature, 2024 3 Vidale et al., « Annual-scale variability in both the rotation rate and near surface of Earth’s inner core », Nature Geoscience, 2025 — Lien

[ lithosphère terrestre ] [ gaïa ]

 

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Ψ ± B ± Φ · L'émotion traverse le temps comme l'eau traverse le sol.

chiasme

Certains nous disaient audacieux, oubliant que seuls ceux ayant beaucoup peuvent s'offrir l'exploration du peu.


Auteur: Sapin-Defour Cédric

Info: Où les étoiles tombent

[ nantis ]

 

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Ψ → B → Φ · Ne célébrez pas la complexité avant d'avoir compris la disponibilité.

éloge

Le roman de Victor Hugo Les Misérables est un livre prodigieux sur la bonté, l'affection et l'amour.

Auteur: Khamenei Ali

Info:

[ politique-sur-écrivain ] [ humanisme ]

 

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Ajouté à la BD par Le sous-projectionniste

Ψ → B → Φ · La transduction précède la computation.

homme-animal

La nuit, il dormait avec Gus. La cabine était si petite que Gus pouvait allonger le bras pour poser sa main sur le dos de l'animal pendant la nuit, comme s'il vérifiait qu'il n'était pas seul, qu'il avait un ami. Prosp aussitôt envoyait un roucoulement de surprise, vite éteint avant de retomber dans le sommeil. Alors Gus comprenait que leurs présences les réconfortaient mutuellement, et qu'ils partageaient plus de complicité qu'ils n'en auraient eu chacun avec des compagnons de sa propre espèce.

Auteur: Grimbert Sibylle

Info: Le dernier des siens - Il dort avec Prosp le pingouin, dernier représentant de sa race sur terre

[ fraternité ]

 

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Ajouté à la BD par miguel

Ψ → B → Φ · Le carbone sp³ pense avant vous.